Une Vuelta peu relevée commence demain


La 60e édition du Tour d’Espagne s‘élance demain de Grenade. Au programme sur les 3 prochaines semaines, 3369 km répartis en 21 étapes, dont 3 contre-la-montre individuels et pas moins de 50 cols à affronter. 197 coureurs répartis en 22 équipes prennent le départ, dont 4 équipes françaises (Bouygues Telecom, Cofidis, Crédit Agricole, Française des Jeux), 4 italiennes (Domina Vacanze, Fassa Bortolo, Liquigas, Lampre), 6 espagnoles (Baléares, Euskaltel, Liberty, Saunier-Duval, Relax, Valence), 2 belges (Davitamon, Quick Step) et une équipe allemande (T-Mobile), américaine (Discovery), suisse (Phonak), néerlandaise (Rabobank) et danoise (CSC).

Le parcours sera musclé, les principales difficultés étant :

1- la 6e étape, une première étape de montagne sur 217 kms

2- l’enchainement de la 9e (clm de 48 kms), de la 10e (arrivée en altitude à Arcalis) et de la 11e étape, ces deux dernières étant deux grosses étapes de montagne. Il faudra savoir bien récupérer des efforts et on aura une très bonne idée des prétendants à la victoire finale au soir de la 11e étape.

3- la 14e étape, un classique avec arrivée au Lac de Covadonga

4- la 17e étape ou les coureurs devront escalader 2 fois le col de Navacerrada (1re catégorie, sommet à 1880 m)

5- le dernier clm de 39 km la veille de l’arrivée

Les favoris : tout le monde parle de Roberto Heras qui, en gagnant cette année, passerait à l’histoire du cyclisme comme le seul coureur ayant remporté 4 Vuelta. Rominger (vainqueur de 1992 à 1994) et lui partagent actuellement le record avec 3 victoires. Ceci étant, Heras n’a pas été très convaincant cette année, surtout sur le Tour (45e à plus d’1h30 d’Armstrong!) et n’ayant que peu couru récemment, on ignore tout de sa condition actuelle.

Mancebo est à nos yeux le réel favori de cette Vuelta. Présent sur le Tour, il s’est offert une coupure en août et sera revanchard, lui qui gagne peu (on lui reproche souvent). Son équipe, même privée de Valverde, est capable de l’amener à la victoire finale à Madrid.

Quant à Iban Mayo, c’est l’inconnu total, son niveau depuis 2 ans étant très moyen, le coureur ayant du mal à se remettre d’une mononucléose ayant pourri sa fin de saison 2004.

Il ne faudra pas négliger Aitor Gonzales, revenu à un bon niveau cette année. Son équipe, Euskaltel, pourrait lui apporter un soutien précieux et efficace.

Pour le reste, le plateau de favoris est très décevant, seulement 4 des 20 premiers mondiaux étant présents en Espagne. La Vuelta 2005 se résumera donc à un duel entre Espagnols et on peut raisonnablement se questionner de nouveau sur la pertinence de placer ce grand tour en septembre…

Les outsiders : Sevilla, Botero, Beloki, Landis, McGee, Menchov, Sastre et Simoni.

Les sprinters en présence : Petacchi et Boonen surtout, ce qui constituera le premier grand duel de la saison entre ces deux hommes. La scène du sprint devrait donc être très intéressante sur cette Vuelta car Hushovd et Zabel voudront aussi se mêler à la lutte…

À noter aussi la présence de Bettini qui vient préparer les Mondiaux, une sélection dans la Squadra Azzura étant toujours prestigieuse.

Le site web officiel de la course est ici.
Une petite présentation des principaux favoris est disponible ici.

2 Commentaires

  1. Soumis le 28 août 2005 à 1:41 | Permalien

    OBJECTIF LUNE

    N’entendez-vous du fond de vos bulles, nos railleries exagérées, incrédules que nous sommes devant l’affaire de Lance, fer de lance d’une nouvelle récolte de choux gras dont la presse s’emplit allègrement les poches ? Que dire ou redire sur le cas Armstrong et les nombreuses éraflures parsemant ses beaux maillots or ? Un cri dans l’océan avec pour seule réponse les remontrances des “vilipendeurs” de ce jour, cadavres déterrés par ceux-là même qui s’évertuaient à les taire. Comme en 2004, où peu s’étonnait d’un Armstrong qui enfilait les victoires d’étapes aussi sûrement qu’un abbé égrenant un chapelet. Il est vrai que les pipis de ce millésime sont encore au fond du congélateur.
    Risible, cet acharnement imbécile sur le « Cosmos 1999 », échantillon B craché à la face du monde, sur cette période trouble et troublée par l’affaire Festina. Armstrong plus coupable qu’un Pantani, statut de Commandeur déboulonnée pour l’exemple, ou qu’un Riis gavé d’EPO jusqu’à la glotte ? Ne seraient-ce point les manipulations et les humiliations subies pendant le règne américain qui animent en nous cet esprit vengeur ? L’homme revenu du cancer et dominant le Tour, belle image d’Epinal plus proche pourtant de la dragée Fuca que du bonbon « La Vosgienne »; ultime bras d’honneur, comme le vomit si bien Marc Madiot, pourfendeur d’un cyclisme propre – on en rigole encore – , l’arrogance Texane ravivant les aigreurs d’un peloton français geignant devant cette injustice.
    Il serait cependant plus urgent, pour une éradication efficace de la stimulation artificielle, que la bienfaisante UCI s’accorde à délivrer l’antidote au lieu de s’imposer comme l’avocat du diable. Car, le pire dans l’histoire, n’est-il pas de voir Verbruggen hermétique à tous ces dérapages plutôt qu’un Armstrong victime de ses succès ?
    Il nous tarde, néanmoins, de voir les résultats du pipi de Ullrich.

    Et comme disait mon voisin :
    « Trou du cul et pastille de menthe : tous les deux se sucent mais n’ont pas le même goût ! »

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  2. Soumis le 28 août 2005 à 1:41 | Permalien

    OBJECTIF LUNE

    N’entendez-vous du fond de vos bulles, nos railleries exagérées, incrédules que nous sommes devant l’affaire de Lance, fer de lance d’une nouvelle récolte de choux gras dont la presse s’emplit allègrement les poches ? Que dire ou redire sur le cas Armstrong et les nombreuses éraflures parsemant ses beaux maillots or ? Un cri dans l’océan avec pour seule réponse les remontrances des “vilipendeurs” de ce jour, cadavres déterrés par ceux-là même qui s’évertuaient à les taire. Comme en 2004, où peu s’étonnait d’un Armstrong qui enfilait les victoires d’étapes aussi sûrement qu’un abbé égrenant un chapelet. Il est vrai que les pipis de ce millésime sont encore au fond du congélateur.
    Risible, cet acharnement imbécile sur le « Cosmos 1999 », échantillon B craché à la face du monde, sur cette période trouble et troublée par l’affaire Festina. Armstrong plus coupable qu’un Pantani, statut de Commandeur déboulonnée pour l’exemple, ou qu’un Riis gavé d’EPO jusqu’à la glotte ? Ne seraient-ce point les manipulations et les humiliations subies pendant le règne américain qui animent en nous cet esprit vengeur ? L’homme revenu du cancer et dominant le Tour, belle image d’Epinal plus proche pourtant de la dragée Fuca que du bonbon « La Vosgienne »; ultime bras d’honneur, comme le vomit si bien Marc Madiot, pourfendeur d’un cyclisme propre – on en rigole encore – , l’arrogance Texane ravivant les aigreurs d’un peloton français geignant devant cette injustice.
    Il serait cependant plus urgent, pour une éradication efficace de la stimulation artificielle, que la bienfaisante UCI s’accorde à délivrer l’antidote au lieu de s’imposer comme l’avocat du diable. Car, le pire dans l’histoire, n’est-il pas de voir Verbruggen hermétique à tous ces dérapages plutôt qu’un Armstrong victime de ses succès ?
    Il nous tarde, néanmoins, de voir les résultats du pipi de Ullrich.

    Et comme disait mon voisin :
    « Trou du cul et pastille de menthe : tous les deux se sucent mais n’ont pas le même goût ! »

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