Mondiaux: que pouvaient-ils faire de plus?

Beaucoup d’articles et de réactions après la victoire de Peter Sagan aux Mondiaux de cyclisme sur route dimanche.

Plusieurs, dont Mark Cavendish, Tom Boonen, Michael Matthews et Alexandr Kristoff se sont montrés très, très déçus de la tournure des événements.

Dans ce contexte, on peut se demander “que pouvaient-ils faire de plus”?

À mon avis, c’est dans les 10 derniers kilomètres que plusieurs ont perdu la course, après avoir pourtant très bien manoeuvré pour la gagner.

Il faut regarder le vidéo de la course, après 2h40min de course, car le coup de bordure des Anglais, bien épaulés par les Belges, va demeurer dans les annales du sport cycliste. Le peloton évoluait vent de face, l’allure s’est accélérée à l’approche d’un virage sur la droite, puis ce fut le coup de bordure classique, à près de… 70 km/h, excusez un peu.

Du coup, la bonne partait avec plus de 30 coureurs. De l’aveu de l’intéressé, Peter Sagan a failli manquer le coup et a été le dernier à s’accrocher!

Jusque là donc, parfaite maitrise des Anglais, des Belges, voire des Italiens, des Norvégiens, des Australiens et des Suisses. Les Français, les Néerlandais, les Espagnols ont presque tous passés à la trappe sur ce coup là!

C’est dans les 10 derniers kilomètres que les équipes bien représentées devant ont perdu la course, je pense notamment aux Belges.

Avec des coureurs comme Van Avermaet, Roelandts, Naesen et Stuyven, il fallait que les Belges créent une course de mouvement devant, en attaquant à tour de rôle. C’est ainsi qu’ils auraient notamment pu sortir Sagan probablement, qui disposait de beaucoup moins d‘équipiers pour faire le travail. Avec un Italien et un Australien, une échappée de trois coureurs aurait pu aller au bout selon moi. Au lieu de cela, les Belges ont parfaitement amené pour Sagan, roulant à un tempo élevé en tête de course. Ca servait à quoi? Il était évident que ça ne reviendrait pas derrière…

Idem pour les Australiens: pourquoi ne pas avoir lancé Mathew Hayman devant?

Seul le néerlandais Tom Leezer a essayé dans les derniers hectomètres, et il a duré beaucoup plus longtemps seul devant que je ne l’aurais cru. Avec un Belge, un Italien et un Australien, cette échappée allait au bout et empêchait les sprinters de conclure…

Bref, Boonen s’en veut, Cavendish s’en veut, Kristoff s’en veut: il fallait lancer les équipiers devant, ces sprinters étant en plus capables de se débrouiller seuls dans le dernier kilomètre. Je ne comprends pas pourquoi ces grands leaders ont ainsi sous estimé Peter Sagan qui a été intelligent, restant complètement caché dans les roues jusqu‘à 150m de la ligne. Il avait fait le même coup à Québec, faisant le mort pendant 200 bornes pour produire un seul effort, le bon, aux 200m.

Sagan doit vraiment être mort de rire ces jours-ci!

12 Commentaires

  1. alain 39
    Soumis le 18 octobre 2016 à 4:21 | Permalien

    D’accord avec Laurent. Les belges ont manqué de lucidité. Il fallait attaquer et obliger les autres à chasser. Mais il a manqué aux belges des alliés dont la France. Et oui le plan belge était en 2 phases: 1) on élimine une grande partie des sprinteurs sur une attaque puissante qui concerne la majorité de l’équipe: 2) on élimine Sagan en multipliant les attaques.
    Cette 2eme partie du plan n’a pas été mise en oeuvre car elle était la plus risquée. Elle nécessitait une tactique différente qui consistait en de multiples attaques. Et les belges n’ont pas osé car Boonen était en forme et bien emmené il pouvait lutter pour la victoire. Et puis ils manquaient d’alliés car pour beaucoup être devant était une bonne situation et ils n’avaient pas intérêt à durcir la course. On sait jamais sur un coup de dés on peut gagner une course. La preuve les échappées sur les derniers km.
    Pour les français j’ai trouvé des commentaires un peu durs sur leur qualité. Ils sont des sprinteurs de classe internationale (Demare fait 2 de Paris-Tours la semaine passée en lançant le sprint de loin). Idem pour Bouhanni (gagne le grand prix de Hambourg) qui rivalise avec les meilleurs.
    Ce ne sont pas des sprinteurs de second rang comme le prétendent certains.
    Qui a fait de la compétition sait que la bordure n’a rien à voir avec la force du coureur. C’est justement une tactique qui permet de sortir certains des plus forts en les mettant dans le vent et en jouant sur la zizanie dans le peloton de chasse.
    Quand vous êtes hors bordure vous tenez quelques minutes et puis vous explosez. Il faut constituer une seconde bordure. Ca prend un peu de temps et c’est pas tout le monde qui veut collaborer sachant que certains équipiers de la première bordure viennent couper les relais.
    Dire que Demare et Bouhanni n’avaient pas le niveau pour être dans la première bordure est une pure assertion non démontrée.
    La preuve Bonnet qui est moins fort qu’eux était devant.
    La bordure est un art car même bien placé il y a de multiples facteurs à prendre en considération dont la largeur de la route et la présence ou pas d’habitations, les équipiers devant, la force du vent etc….
    Les belges ont exécuté à merveille la phase 1) en accélérant vent de face (on étire le peloton) pour ensuite continuer en éventail vent de côté. Pratiquement, après les 25 premières places il y a une cassure et comme le peloton est en ligne il faut du temps pour constituer la seconde bordure.
    Sagan a été le dernier à rentrer ce qui prouve non pas qu’il était très fort mais qu’il était juste à l’endroit de la cassure même s’il occupait le devant du peloton. Sagan quelques mètres plus loin ne rentrait certainement pas car tout seul on ne peut remonter 7 coureurs qui se relaient à fond.
    La meilleure tactique était l’attaque, mais pour ça il faut avoir une stratégie claire et surtout une équipe entière dévouée. Combien de belges devant? 5. Toute l’équipe appliquait cette tactique et n’était pas partagée à protéger 2 leaders distincts. La bordure se fait avec au moins 5-6 coureurs de la même équipe.
    Si j’étais belge je serais déçu des français car ils étaient le meilleur allié et leur passivité les a privé d’une belle force de frappe pour la phase 2). Avec 4 français devant il y avait alors matière à dynamiter la course et permettre à des Van Avermaet et autres de durcir la course et d’obliger Sagan, Cavendish a faire des efforts.
    En écrivant cela je n’ai pas la prétention d’apprendre quelque chose à Bourreau (il est très certainement meilleur que moi), ce que je lui reproche c’est de ne pas avoir tranché et ainsi mis en ordre de marche toute une équipe. 2 petites équipes ne valent jamais une équipe unie dans la même stratégie.
    Par manque de courage il a condamné l’équipe à une stratégie passive alors qu’elle avait les moyens d’être active. D’acteurs ils sont passés au rang de spectateurs de leur propre destin.

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  2. L'oiseau
    Soumis le 18 octobre 2016 à 7:12 | Permalien

    Laurent
    Cavendish avait un équipier, Sagan aussi. Tu écris que, s’en voulant, Cavendish aurait du envoyer son équipier à l’attaque, et que Sagan soit maintenant être mort de rire. Lui n’a pas envoyé son équipier devant. Probablement était-il sûr de gagner au sprint contre Cavendish (et les autres). Il avait donc raison. Et Cavendish a eu tort.

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  3. missbecaneenfolie
    Soumis le 18 octobre 2016 à 7:53 | Permalien

    La longue chevelure de Sagan serait-elle une forme de dopage? Ou est-il une lointaine descendance de Hercule?
    Le vélo, c’est la tête et les jambes…
    Ainsi, les Belges ont ramené tout le groupe sur le solo échappé au final, laissant sur un fauteuil un triomphe pour les autres.

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  4. LionelB
    Soumis le 18 octobre 2016 à 1:43 | Permalien

    Et si, tout simplement, les Belges étaient tous cuits a 10km de l’arrivée ?
    C’est probablement la raison pour laquelle ils ne passent pas en mode attaques successives… Sur la seule attaque de Tepstra, on voit GVA qui y va et qui ensuite a comme envie de re-accélérer, mais il n’a plus rien…. Et en fait, c’est a ce moment la que Kolar prend la main tactiquement et assure un tempo qui empêchera quiconque de partir jusqu’à ce qu’il se relève (et que Leezer démarre). Kolar est oublie par tous, mais il est instrumental dans la victoire de Sagan…
    Et dans la surprenante résistance de Leezer on peut encore voir la fatigue generalisee des Belges, après cette longue et chaude journée….
    Je ne pense donc pas qu’ils ne voulaient pas attaquer, juste qu’ils savaient qu’ils ne pouvaient plus….

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  5. L'oiseau
    Soumis le 18 octobre 2016 à 1:50 | Permalien

    Qu’ils sont cons avec leur modernité à ne pas donner le parcours, et je ne risque pas de leur acheter l’équipe demain pour ça!
    De ce qu’on voit de l’animation, ils ont réussi à saboter l’enchainement Colombier – Chat en descendant aller chercher Anglefort puis en contournant les petites routes sinueuses et vallonnées pour de la longue vallée, et en ajoutant à la fin.
    Mon dieu mais qu’ils sont cons.
    Encore un Tour de difficulté très en-deça du niveau des coureurs! Toujours la peur qu’il y ait des écarts avant les derniers jours qui leur fait craindre qu’ils se passent des actes sportifs avant. Il restera les chutes…

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  6. Edgar-Allan POE
    Soumis le 18 octobre 2016 à 3:39 | Permalien

    @LionelB : je trouve ton analyse pertinente.
    Les Belges étaient certainement cuits et peut-être ont-ils trop cru en Boonen, qui même s’il reste un grand coureur, n’a plus « le jump » qui était le sien il y a quelques années, il le reconnait lui même.
    Sagan n’avait qu’un équipier, mais il a effectivement été d’une redoutable efficacité dans les 5 derniers kms. Michael Kolar, 23 ans, 2ème du GP d’Isbergues 2015, qui portera le maillot Bora comme Sagan en 2017, sera à suivre dans les années à venir.

    @alain 39 : ton argumentation se tient.
    Je maintiens toutefois – j’ai l’impression que tu as répondu à mon post sur l’article précédent de Laurent (« Mondiaux: Sagan par un trou de souris ») – que Bouhanni et Démarre sont un peu en dessous des grands sprinters du moment (Sagan, Greipel, Kittel, Cavendish, Kristof). Je reste aussi sur ma démonstration : les palmarès parlent d’eux-mêmes. Je mets d’ailleurs Bouhanni sur une marche supérieure à Démarre, ses victoires sur les tours d’Italie et d’Espagne le prouvent.
    Je note aussi que Bouhanni n’a pas gagné à Hambourg, puisqu’il a été déclassé. Dommage pour lui car sa victoire aurait eu de la valeur : dans les 10 premiers , on relève les noms de Ewan, Degenkolb, Nizzolo, Van Poppel, Kristof, Renshaw, Trentin, Greipel).
    La 2ème place de Démarre à Paris-Tours est interessante, mais à part Cavendish, un peu emoussé depuis les J.O et en phase de préparation, et Bouhanni/Coquard, il n’y a pas de grand sprinter dans les 10 premiers.
    Mais attention, je ne dis pas qu’ils n’ont pas « la classe internationale ».
    Je ne sais pas si les Belges auraient du éliminer Sagan, mais une fois ce dernier éliminé, il aurait aussi fallu éliminer Cavendish…tout en gardant un oeil sur Kristof, Nizzolo. Je me demande même s’ils n’ont pas tout misé sur Boonen, qui est entouré d’une aura peut-être un peu obsolète aujourd’hui…
    Je partage ton avis sur les bordures. Il faut être bien placé, au bon endroit et au bon moment. La présence d’équipier n’est pas forcément obligatoire. Il faut aussi savoir frotter un peu, à minima. Au final, je pense que peu de vainqueurs potentiels ont été piégés. Les meilleurs du moment étaient devant. Les 10 premiers, en dehors de Bonnet, ont de sacrés palmarès. Le podium, c’est 5 titres de champion du monde, 43 victoires dans le tour, plusieurs tours des flandres, gand wevelgem…etc.
    On ne se retrouve pas dans une bordure par hasard : par exemple, lors de l’étape du tour arrivant à Montpellier, Sagan s’est retrouvé dans la bordure créée par des équipiers de Froome, lui aussi dans la bordure!

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  7. Edgar-Allan POE
    Soumis le 18 octobre 2016 à 3:46 | Permalien

    Ainsi parlait Boonen sur les bordures au lendemain des championnats du monde :
    « Cette bordure était prévisible mais beaucoup se sont tout de même retrouvés piégés…
    Tout le monde a chié dans son froc (sic.) en nous voyant remonter mais c’était couru d’avance. Ca s’est joué physiquement. C’est compliqué de se placer dans la bordure, seuls les plus gros moteurs sont devant. En analysant les partants, beaucoup ont construit leur groupe pour les sprinteurs. C’est possible au Tour du Qatar, où les équipes WorldTour sont plus équilibrées mais ici entre nations, c’est compliqué. »

    MORALITE : Il faut être costaud pour etre dans la bordure

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  8. L'oiseau
    Soumis le 18 octobre 2016 à 10:57 | Permalien

    « les plus gros moteurs devant ». Je ne crois pas que, parmi de nombreux autres exemples, Nathanaël Berhane au demeurant excellent grimpeur était plus gros moteur que Tony Martin juste champion du chrono dans la plaine du Qatar. Il y a AUSSI eu une question de placement.
    Ce n’est pas si facile de se placer devant quand tout le monde veut y être; lapalissade. Et quand de puissants et expérimentés coureurs type flahutes se retrouvent derrière, peut-être y-a-t-il aussi une question de circonstances…

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  9. Christophe
    Soumis le 19 octobre 2016 à 3:59 | Permalien

    L’oiseau, Berhane était dans l’échappée rejointe par la bordure.

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  10. Edgar-Allan POE
    Soumis le 19 octobre 2016 à 6:55 | Permalien

    Merci pour cette précision Christophe.
    @L’oiseau : bien sur que pour etre dans une bordure, il faut allier différentes qualités : placement en premier lieu, mais aussi savoir frotter, compréhension de la course, sens tactique -tout le monde savait que la course allait se jouer à cet endroit précis…à charge pour les favoris d’être devant à cet endroit du circuit-…et enfin, avoir un gros moteur comme dit Boonen.
    Je pense que Tony Martin, rouleur époustouflant capable de faire 100 bornes en tête de peloton (étape du TdF 2015), n’est pourtant pas un fin tacticien. Si c’était le cas, vu comme « il marche », il aurait accroché une classique à son palmarès depuis longtemps.
    Il est rarement placé dans les bordures. Dommage pour l’équipe d’Allemagne, ou les Etixx dans d’autres courses!
    Mais comme tu le dis, pas toujours simple d’être devant, même pour les meilleurs, surtout que la bordure était énorme (plus de 20 coursiers)

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  11. lNoirvélo
    Soumis le 19 octobre 2016 à 12:13 | Permalien

    Laurent, d’une certaine manière, tu décridibilises Sagan; et je ne te donne pas tort !il est vrai qu’il s’est caché pendant toute la course pour bondir aux 150m au point qu’il doit en rire maintenant !!! un autre coureur, Leezer par exemple aurait gagné, tout le monde aurait crié « au scandale » (un garçon sans palmarès Champion du Monde, ça le fait pas!)… Dans un autre registre, un gars comme Valverde (absent ce dimanche) aurait gagné,il se serait fait traiter de suceur et de profiteur, commeà son habitude malgré ses
    nombreuses victoires !… Trois poids,trois mesures …
    J’aime bien Sagan comme tout le monde, il a le talent,
    le punch,l’image, et tout et tout, avec une belle réussite qui dure, après, il est vrai, des échecs cuisants, vexants malgré sa bonne humeur désormais
    légendaire …J’espère néanmoins qu’il est clean, parce
    que personne,absolument personne ne met sa bonne fois en doute ! un autre, avec moins d’allure et de charisme
    s’en prendrait plein la figure ; lui, non …je souhaite donc sa bonne continuité sans « accroches »…
    A mes risques de prendre une volée de « pouces rouges »…

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  12. Wolber
    Soumis le 24 octobre 2016 à 7:52 | Permalien

    Donc finalement, pour être dans une bordure il faut: être costaud , être placé, sentir la course, avoir des consignes de courses (pour ceux qui ne la sentent pas…la course), avoir si possible des équipiers (si les 2 eres conditions ne sont pas remplies) . L équipe de France n a manifestement pas rempli ces critères . Difficile donc, d espérer rivaliser avec les meilleurs. Et si en plus on considère que les meilleurs bénéficient d une belle préparation , et pour rouler dans le vent et pour sprinter alors tout devient très compliqué

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