Le verdict des Pyrénées…

À ne pas manquer, cette excellente analyse des puissances développées par les principaux acteurs du Tour dans les Pyrénées ces derniers jours, analyse produite par Frédéric Portoleau relayée par nos confrères de Cyclismag. C’est éloquent !

25 Commentaires

  • Roger13
    Soumis le 18 juillet 2008 à 12:36 | Permalien

    De plus, il faut avoir en tête que, étant donné les incessants changements de rytmes, les valeurs moyennes estimées par Portoleau sont inférieures aux puissances moyennes que sont vraiment capables de tenir ces coureurs.

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  • Bikelarue
    Soumis le 18 juillet 2008 à 1:30 | Permalien

    Les études prouvent qu’il est impossible d’améliorer significativement sa puissance lors d’une carrière cycliste….sans dopage.

    Incroyable ce que démontre Porteleau, ils sont environ 40 à être dopés sur ce tour.

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  • legafmm
    Soumis le 18 juillet 2008 à 3:54 | Permalien

    que veut dire « significativement », ça veut tout dire et rien en même temps.

    A partir de quand considère t’on que la progression est significative ?

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  • Papipop
    Soumis le 19 juillet 2008 à 3:50 | Permalien

    Ouais….

    Moi je reste quand même sceptique sur les conclusions du duo Porteleau – Vayer.
    Je suis pas scientifique du tout, et je ne me prononcerai pas sur la méthode de calcul de Porteleau, toutefois, il y a un certain nombre de paramètres (sens et vitesse du vent, aspiration, qualité du revêtement de la route….) qui me semblent difficiles à modéliser, mais bon, pourquoi pas. Ces analyses peuvent servir de comparatif d’une année à l’autre, et ainsi se faire une idée de la progression (ou de la regression) des performances, mais de là à en tirer des conclusions sur la réalité du dopage des 20 à 30 premiers du peloton comme Vayer peut le faire explicitement ou implicitement, je pense que c’est pas loin de la malhonneteté.

    D’ailleurs, certains autres « spécialistes », peuvent sur les mêmes types de calcul, arriver aux conclusions radicalement inverses (cf F.Grappe). Allez savoir qui a raison.

    Le soucis avec Vayer, c’est que j’ai l’impression que son objectivité est fortement sujette à caution. Son passé d’entraineur de la Festina des grandes années a bien du mal à passer. Entre complice ou cocu, le choix est pas évident à assumer. Il a choisi de rester à proximité de ce milieu pour, avec talent il faut le reconnaitre, continuer à le dénigrer, dans des medias qui demandent que ça (en étant provocateur, on pourrait dire que le dopage des autres lui a apporté sa petite notoriété). Force est de reconnaitre que sur pas mal de points il a eu et a surement encore raison, mais il y a une outrance et un manque de respect pour ceux qui font leur boulot proprement qui me dérange un peu.

    Après tout, le vélo professionnel, même si il y a encore pas mal de boulot à faire, est plus propre (ou moins sale) qu’au moment de la Festina team et de son encadrement de reve. Et ne serait ce que le reconnaitre permettrait d’apporter un peu plus d’impact et de poids à ses analyses souvent pertinentes. Le radicalisme n’est pas toujours le meilleur outil pour faire avancer une cause.

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  • Testocarbone
    Soumis le 19 juillet 2008 à 4:36 | Permalien

    @ papipop,

    Il ne faut pas se voiler la face. Il reste beaucoup, beaucoup de brebis galeuse, et aussi en France.
    Les espagnols et les italiens sont encore loin d’être exemplaire et devant le fait incontestable qu’un pays comme la France, nation cycliste par excellence se fait humilier en ce moment par le petit paradis fiscal du nom de Luxembourg, qui nous donne des Schleck et des Kirchen alors que nous sommes à des années lumières de ces gars là, excusez moi, mais là aussi j’ai pas la moindre confiance.
    Qu’ils nous battent ne me gêne pas, c’est potentiellement possible, mais qu’il nous humilie, car en dehors de quelques chaudières françaises, la plupart des coureurs de l’hexagone n’arrivent même pas à les suivre, là je doute, sachant que deux d’entre eux sont chez les sulfureux Rijs, qui n’a rien abandonné de ces méthodes perverses.
    Le vélo est toujours pourrie et encore pour longtemps.

    Il faut quand même savoir qu’un raclure comme Armstrong touche encore de nos jours 15 millions de dollars par an en sponsoring. Le problème, c’est que même si le risque augmente, le jackpot pour celui qui ne se fait pas prendre est pharaonique, et vaut même un petit cancer s’il faut en passer par là.

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  • Papipop
    Soumis le 19 juillet 2008 à 5:57 | Permalien

    Je partage en grande partie ton analyse. Il ne faut pas se méprendre sur mon commentaire. Je ne suis pas suffisament naif pour croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Du boulot pour assainir, il y en a encore beaucoup à fournir…. Mon propos était de relativiser les conclusions « extrêmes » de Vayer, tout en reconnaissant le bien fondé d’une partie de ses constats. Je n’aime pas plus les « tout va mieux on est dans le tour du renouveau » que les « tout est noir, c’est foutu, y a plus rien à espérer ».

    Je reste persuadé qu’une bonne partie du peloton est revenue sur de bon rails, contraints et forcés sans aucun doute, mais ils y sont revenus. Maintenant, y a encore des performances qui laissent dubitatifs.

    Les CSC Saunier Duval étaient désolants, et faut reconnaitre qu’il n’y avait pas besoin de tests anti EPO ou de calcul de puissance pour ne pas y croire. Les CSC sont aussi dans le meme sac, entre un Voigt grotesque, un Cancellara « extraordinaire » et un Schleck élite 2 honnete mais sans plus il y a quelques années en France en passe de disputer la victoire dans la grande boucle, on devine que les globules sont pas tous naturels. Arriveront ils à Paris ? Je reste persuadé qu’ils sont pas les seuls à avoir encore la main plein de confitures.

    Mais, je crois (je me trompe peut etre) qu’il y a du mieux, et que c’est peut plus constructif de le noter et de pérsévérer en la matière. Que Vayer fasse part de ses doutes me génent pas, bien au contraire, mais qu’il s’érige en procureur d’un système auquel il a participé en donnant (et je pense bien involontairement) sa caution, faudrait pas pousser mamie dans les orties (surtout si elle est en short…). Que chacun regarde ses responsabilités actuelles et passées. Si il n’y croit plus et pense qu’il y a plus rien à espèrer, qu’il laisse alors tomber et passe à autres choses et arrête de vomir dans des medias bien complaisant sur ce sport. Autrement, y a encore du boulot à faire…

    Quant au fait que le cyclisme français soit en rade, l’explication médicale face aux italiens et aux espagnols est manifestement pertinente, mais je pense que ce n’est pas la seule. Sans tomber dans les travers d’un Hinault, je pense que beaucoup gagnerait à faire le point sur le sens qu’il pourrait donner à leur carrière. Se préparer tout un hiver et un printemps pour faire 2 raids pendant le tour, c’est pas forcèment très « battant » comme attitude. Moi, un coureur que j’aime beaucoup, c’est Voeckler, qui avec des moyens pas démentiels, se construit un palmarès sympa (GP Ouest France, étapes Tour Pays Basque….) sur des courses où les meilleurs sont là.

    On pourrait parler des heures d’un Chavanel ou d’un Casar…. Eux, c’es pas le physique qui cloche car tout le monde sait qu’ils ont de très gros moteurs. Mais je suis pas sur qu’en décembre, ils connaissent les courses qu’ils veulent gagner quelques mois plus tard….

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  • toutouille26
    Soumis le 19 juillet 2008 à 3:15 | Permalien

    toujours denigrer vayer en disant qu’il entrainait festina, c’est ne pas connaitre le dossier; quant à ses analyses, elles sont justes et ce depuis des années; tout se retrouve visuellement, et dans les controles positifs quelques annees apres; il a du courage et c’est en partie grace à lui que la lutte avance; ce type c’est un de meilleurs dans le velo, si ce n’est le meilleur

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  • toutouille26
    Soumis le 19 juillet 2008 à 3:19 | Permalien

    quant à f grappe c’est qu’un pauvre type qui n’a pas de couilles, qui profite du systeme en se faisant plein de sous et en etant au courant; c’est un faux cul, le contraire de vayer/portoleau; lui qui justifiait les perfs de LA par ses cadences de pedalage et la souplesse de ses chevilles dans…velo mag; pour moi il vaut pas mieux que ceux qui se dopent qq annnees pour prendre le max de fric

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  • legafmm
    Soumis le 19 juillet 2008 à 10:53 | Permalien

    a propos de franck, william bonnet (crédit agricole) a dit sur une radio, que franck était de loin celui qui avait le plus de potentiel lorsqu’ils étaient ensemble pdt une saison à chateauroux, tout le monde voyait qu’il avait un truc de plus que les autres.

    alors qui croire, bonnet (coureur cycliste pro) ou toi …

    bah plutôt bonnet, il me semble qu’il est plus à même d’évaluer les qualités d’1 coureur qu’il a cotayé de près, tu m’en veux pas …

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  • Patrick B
    Soumis le 19 juillet 2008 à 11:56 | Permalien

    Effectivement, Toutouille, associer Vayer au côté obscur de la Festina 98, c’est fort de café. Au départ de la Festina 98, Bruno Roussel avait osé une mise en place très saine, avec aussi l’excellent diétécien Denis Riché qui s’est ensuite, on le comprend, éclipé. Puis il avait du baisser pavillon face aux barons Virenque, Hervé, Dufaux, Brochard et le déjà ancien positif Moreau. En passant, à force d’encore et toujours citer cette marque de montres, je suis personnellement convaincu qu’on augmente ses ventes. A qui profite le crime…

    Quant à Grappe, il a le mérite d’avoir désinhibé de nombreux amateurs face aux vertus de l’entrainement spécifique, grâce notamment à son ouvrage clé qui explique clairement certaines notions. J’ai personnellement du mal à le suivre lorsqu’il défend l’idée qu’un entrainement bien mené et une bonne hygiène de vie peuvent suffire à amener un organisme à un niveau de condition physique maximal, que le dopage ne peut alors plus élever. Il prend pour exemple Lance Armstrong pour lequel il cherche durant un long chapitre à démontrer que « c’était possible ». Par là, il cherche à prouver qu’on peut rendre le dopage inutile (le lascar a quand même gagné 7 Tours!). Cela ressemble à une démarche désespérément technocratique, justifiant son existence d’entraineur jusqu’à l’extrême. Le fait qu’il poursuive sur sa théorie à propos d’Armstrong même après la révélation de sa positivité à l’EPO (je rappelle: six, 6, échantillons positifs sur le Tour) corrobore ce réflèxe défensif qui le discrédite pas mal. C’est dommage car on peut défendre les vertus de l’entrainement tout en reconnaissant la réalité des effets du dopage.
    Qui malheureusement est là! Contador, Evans, Leipheimer, Ricco, F. Schleck, Rasmussen tous ces coureurs ont le même niveau, ce ne sont pas les quelques secondes à la fin des grands tours qui vont permettre de dire le contraire. Deux ont été convaincus de dopage, la plupart des intervenants de ce site ont affirmé avec une grande véhémence que deux autres le sont incontestablement. Soit on suit Grappe, leur dopage s’est substitué à un entrainement défaillant, soit on doit considérer que les deux restants, en tête de ce Tour, sont supérieurement doué, deux valeurs aberrantes sur la courbe de Gauss. Hum…
    C’est le choix de Christian Prudhomme quand il affirme dans son journal qu' »il y a trois tricheurs, ils ont été pris ». Ce n’est pas de la naïveté, c’est de la malhonnêteté méprisante. Il place la rentabilité de son groupe au dessus de la vérité. C’est d’ailleurs inhérent à un système dans lequel un groupe privé s’approprie les plus grandes épreuves (il cherche même à acheter l’Ardéchoise!), d’autant plus que ce groupe privé possède le monopole de la presse sportive sur le territoire de la plus grande de ces épreuves. Son attaque populiste sur Mauro Gianetti est dans cette ligne (attention, je ne défends pas Gianetti, mais le principe de l’attaque, sans précision de faits, sans droit de réponse, par le propriétaire de l’unique organe de presse spécialisé). Tant que des leaders sont du bon côté, il les déifie pour attirer le spectateur vers ses marchés et ceux des sponsors, puis il les crucifie lorsque le vent tourne. Il est certainement très sain que même lui puisse attaquer un directeur sportif sur son intégrité, éventuellement dans son propre journal, mais pas sans lui ouvrir ses colonnes pour lui permettre de répondre. Ce qui le contraindrait à préciser ses accusations.

    Ce Tour de France a débuté il y a déjà quinze jours, et qu’y a-t-on vu? Une, unique, étape de bagarre entre les favoris, et un ridicule contre-la-montre de 29,5 km et 35′ d’efforts. La faute à un parcours sans intérêt. Aux campings alpins où je viens de passer quelques jours (qu’il est beau, le Col du Petit St-Bernard, et qu’il est dur, le Colle San Carlo), j’ai bien remarqué que l’affluence devant la télé variait dans un rapport de 1 à 10 entre l’étape de Digne et celle de Hautacam. Alors, l’ennui est à la hauteur de l’attente suscitée à grand renfort de promesses médiatiques. C’est une raison essentielle de l’intérêt manifesté pour les affaires de dopage. Remettons de la course et on parlera… de la course. Parce que Cavendish et Freire, certes, on peut leur permettre d’exprimer leurs belles qualités de sprinteurs, mais à ce point là, non. Idem pour les échappées des petits français. Arriver à Digne comme ils l’ont fait, par les grandes routes de vallées entre les bosses, personne ne pratique le vélo ainsi. Voyez les sorties cyclos de tous les clubs, les grandes lignes droites toutes plates sur des centaines de km, c’est un cyclisme qui n’existe qu’au Tour de France! C’est quand même incroyable que depuis des décennies, on observe jamais d’étapes qui enchainent une dizaine de petites côtes sinueuses du type 2 à 4 km à 6 à 10%, qu’on se prive de ce spectacle potentiellement très beau et très riches d’évènements pour le classement général comme pour l’étape. Incroyable que le Tour se prive de la beauté du vélo des Rebellin, Bettini et autres Devolder. Incroyable que la plus grande des épreuves ne propose pas un grand contre-la-montre en côte du type Galibier depuis la Maurienne, Tourmalet depuis Luz ou Ventoux, avec organisation d’un chrono ouvert à tous le matin de l’épreuve, le Tour s’adressant alors et pour une fois à sa base, alors que si après-demain vous souhaitez allez les voir dans l’Alpe deux heures avant avec votre bicylette, un gendarme va vous obliger à monter à pied avec vos cales et le vélo à la main, et vous de penser que la prochaine fois ce sera en voiture ou pire en camping-car la veille ou alors devant la télé; regardez-bien la montée de l’Alpe, on va encore vous bassiner sur la fête populaire mais les meilleures places seront prises par des véhicules de 4 mètres de long (rien à voir avec les images des années 70 et 80). Incroyable aussi que ne soit pas proposé un vrai long contre-la-montre plat comme la main, pour que les qualités de rouleur aussi soient valorisées pour un classement qui couronne réellement un coureur complet. Comme si demander aux meilleurs pro un effort de deux bonnes heures était devenu démesuré (il y a 50 ans, trois heures ne l’était pas!).
    L’obsession que Jean-Marie Leblanc a passé à Christian Prudhomme, c’est la préservation du suspens. Au point de le garantir par l’absence d’évènements! Formidable, une seconde sépare les deux premiers à l’aube de la dernière semaine! Ben non, ça tombe à plat, parce qu’il ne se passe rien. Hier, rien, avant-hier, rien, il y a deux jours, rien, etc… Alors, on parle des chaudières. Bien sûr, proposer un Tour normalement difficile présente le risque de voir un gars au-dessus écraser la course, ce qui n’est pas forcément sans intérêt (voir les Tours 69, 73, 84 et 97 qui furent très riches bien que très durs et dominés par un superchampion). Mais si la bagarre se déroule entre coureurs de niveaux très proches, alors cela devient grandiose. Les Tours 87 et 89 mériteraient un livre à eux tout seul, plus encore le premier, le plus beau (bien que le plus difficile!) qu’il m’ait été donné de suivre avec entre autres, tiens donc, un chrono de 91 km et le Ventoux contre-la-montre.
    On nous dit que ça poussera au dopage. Je réponds:
    1) On n’a jamais autant parlé de dopage que depuis qu’on a fait le choix de simplifier, que dis-je, dénaturer le Tour.
    2) Comme disait Jacques Goddet, on se dope tout autant pour le 100 m que pour le Marathon.
    3) Le dopage est là, pour la victoire et quelle que soit la nature de l’épreuve. On doit le combattre. Je trouve que les instances dont c’est la fonction (ce n’est pas celle de l’organisateur) ne le font pas trop mal dans le cyclisme. Continuons sur cette voie, d’une part, et gardons au cyclisme ses vertus d’épreuve physique d’autre part. Je ne vois pas d’autre choix sérieux.

    J’ai regardé avec précision: mon dernier pneu Michelin Pro Race 3 m’a fait 715 km avant d’être usé jusqu’à la tresse. Soit 4 fois moins que le Pro Race 2, retiré de la production. Michelin a exploité mon capital confiance pour me fourguer de la merde, je pèse mes mots, qui plus est en m’abusant par une campagne grossièrement mensongère basé sur des « données scientifiques » forcément fausses et la parole de coureurs vedettes forcément malhonnêtes. Au jour d’hui et pour longtemps, mon capital méfiance envers cette marque est très grand, pneus de voiture compris. Je leur prédis de mauvais jours, au moins à la section vélo. Je cherche une nouvelle marque et de nouveaux pneus, avec un bon rendement et une bonne longévité. Qui peut me conseiller?

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  • Patrick B
    Soumis le 20 juillet 2008 à 1:50 | Permalien

    A propos des accusations de Stéphane Heulot dénonçant l’ancrage de la culture dopage chez certains dont Mauro Gianetti, n’oublions pas qu’il fut l’un des auteurs d’un des actes les plus méprisables de l’histoire du cyclisme (il y avait aussi Jean-Cyril Robin): le vote par huit des neuf coureurs de l’équipe La Française des Jeux du Tour 99 de l’exclusion de Christophe Bassons du partage des primes (il fallait cette unanimité). Le même Stéphane Heulot qui avait affirmé dans une dénonciation du dopage: « lorsque Pantani et Ullrich m’ont doublé dans la Madeleine, ils roulaient à 33 km/h et moi à 23 km/h ». Image et connaissance du terrain à l’appui, c’était triplement faux.
    1) Il n’a pas accéléré pour se mettre à leur vitesse.
    2) et 3) A cet endroit, je peux vous certifier qu’il ne roulait pas à 23 km/h, et eux pas à 33 km/h (éventuellement à 23 km/h).

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  • toutouille26
    Soumis le 20 juillet 2008 à 2:55 | Permalien

    c’est clair heulot n’avançait pas!!
    tu as fait une superbe analyse du tour, très interessante!!
    il faut dire aussi que les coureurs son chiants à mourir, meme dopés; evans est passif, schleck quand il attaque/accélère il ressemble à rien,; le seul qui avait un peu de classe et qui mettait un peu de piment c’etait ricco, mais comme landis il a un peu forcé sur les produits;vandevelde je ne l’ai jamais vu je savais pas qu’il faisait le tour, idem pour kohl (il fait le tour lui? c’est le nom d’un cycliste?)

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  • Patrick B
    Soumis le 20 juillet 2008 à 3:16 | Permalien

    A propos des vitesses d’Heulot et du duo infernal, je m’appuyais sur la pente. Même chargés à bloc, 33 km/h, non!
    Une chose est certaine, Toutouille: quand il grimpe, Franck Schleck, il ne ressemble à aucun de nous deux! Quand il roule aussi? Hum…
    La montée de Pratonevoso est plus dure que ce que j’en entend. Avec le repos demain, je crois qu’ils vont se livrer. En revanche, Agnel est suivi d’une plaine vraiment trop longue pour être influent. Reste le plaisir des yeux et de la mémoire des jambes, si la météo le permet.
    Point essentiel: l’anticyclone sera revenu pour mardi. Le vent sera donc ascendant dans la Vallée de la Tinée, ce qui devrait être incitatif pour que les perdants des Pyrénées et de Pratonevoso lancent la bagarre dans la terrible Lombarde. Et là, on peut espérer une très grande course par delà deux cols aussi beaux que difficiles.
    La fin de saison est traditionnellement marquée par de nombreuses courses de côtes dans la région grenobloise. Or, cette année, je ne vois pas trace des grimpées de Prapoutel (grand rendez-vous s’il en est), St-Nizier, La Placette, St-Julien de Ratz, le Granier, Le Cheylard, Pavezin, Le Semnoz. Quelqu’un a-t-il des infos?

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  • Papipop
    Soumis le 20 juillet 2008 à 4:51 | Permalien

    Oulàlàlà….

    Je vous demanderais juste relire mes posts et d’essayer d’y voir un peu la nuance.

    Tout d’abord, et je l’ai dit et redit, ce ne sont pas les constats que fait Vayer qui me dérange, mais sa propension à les radicaliser. Ces constats sur certaines performances, je les partage. De fait, sur Amstrong, Landis ou autres, il avait raison (mais je le redis, je pense pas que sur ces cas il y avait besoin d’analyse de puissance pour y arriver….).

    Lire ses anciennes ou récentes chroniques dans l’huma ou libé m’ont tojours mis mal à l’aise avec sa propension à mettre tout le monde dans le meme sac. Si on considère que le cyclisme n’est devenu qu’un vaste cirque, et c’est une opinion qu’on peut avoir, et bien on n’y revient plus et on passe à autres choses. Mais c’est tojours plus moussant tous les été de revenir cracher dans la soupe en écrivant dans un grand quotidien. Quant au courage, cela aurait été au printemps 1998 dénoncer publiquement le système mis en place. Et j’ai bien précisé que c’est bien involontairement que lui (et Riché) ont servi de caution.

    Maintenant, si le discours du « tous pourris et rien ne peut sauver ce milieu de débiles (coureurs et spectateurs) » fait progresser le vélo et amèliore la situation, continuons.

    Quant à Grappe, je lui trouve aussi ce coté un peu agaçant de trop aimer la lumière, ce qui peut parfois lui faire dire des trucs pas forcément toujours pertinent (et je suis OK sur le fait qu’un dopé chargé au supercarburant part avec un avantage certain face à un non dopé parfaitement entrainé et alimenté).. Ceci dit, il est bien difficile de lui nier une certaine compétence. D’ailleurs Vayer et Grappe, sur leur idée de calcul de puissance se rejoignent sur bien des points.

    Quant au dopage, je le répéte, je suis pas assez naif pour croire que sur les 20 premiers, il y en a plus qui croquent, Simplement, je sais pas combien, ni qui… J’ai mon idée, et s’est purement subjectif. S’agissant de Schleck, il m’a été donné de suivre d’un peu près le cyclisme elite 2 ces années là, il était fort, mais rien ne laissait deviner, du moins sur le bord de la route, une capacité à gagner un grand tour. Alors que lorsque l’on pouvait voir un Hushovd courrir, on savait, et y avait pas photos, que ce serait un sacré pros, même si leur profil était différent.

    Mais comme je continue à croire que dans la caravane, y a encore quelques gars propres qui souffrent (n’en déplaisent à Vayer), que la lutte progresse, je continue de regarder, meme si effectivement mes émotions du duel Lemond Fignon, je ne les ai plus jamais connu.

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  • toutouille26
    Soumis le 20 juillet 2008 à 5:58 | Permalien

    « y a encore quelques gars propres qui souffrent (n’en déplaisent à Vayer »
    tu te trompes, relis vayer, il ne dit pas tous pourris; d’ailleurs il a tendance à dire que les français sont propres « sauf » les « ex festina », encore que; en tout cas pour moncoutié et bassons, il les a toujours considérés comme « propres »

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  • Patrick B
    Soumis le 20 juillet 2008 à 8:35 | Permalien

    Toutouille
    David Montcoutié a terminé le Tour 2001 à la 13ème place à seulement 21′ de qui vous savez. S’il était propre, plus encore propre au sens de Christophe Bassons c’est-à-dire sans ne prendre strictement rien d’interdit, alors:
    1) C’est un super-champion
    2) On peut être très compétitif à l’eau claire
    3) Christophe Bassons n’avait pas un gros moteur.
    Personnellement, je suis convaincu que Bassons ne prenait rien, rien de rien. C’est à très peu près le seul dont je suis sûr.
    Papipop
    Je me souviens aussi de Thor Hushovd écrasant tout avant de passer pro, du contre-la-montre au sprint et même en montagne avec une très belle victoire au Plateau de Beille. Je suis persuadé que ce jeune homme n’aurait pas décroché du peloton dans la montée du Col Agnel comme il vient de l’être il y a quelques minutes, une dizaine d’années plus tard. C’est fréquent chez ce genre de coureur qui privilégie la qualité d’explosivité (de même, Paolo Bettini avait je crois terminé 6ème de son premier Giro) et laisse des qualités d’endurance en route malgré des années d’efforts au plus haut niveau. Il y a là quelque chose de remarquable et d’utile à ceux qui se questionnent sur l’entrainement. Il est probable que le vieillissement contraigne à la spécialisation pour qui veut rester compétitif quelque part. Par ailleurs, il semble également que les périodes de recul du dopage coïncident avec une plus grande supériorité des spécialistes, et inversement qu’un Miguel Indurain soit arrivé à la bonne période pour hisser son gabarit avec et même devant les grimpeurs (j’y ai repensé dernièrement en montant La Plagne, souvenez-vous les images irréelles de Miguelone y lâchant au train Pantani, Tonkov, Gotti, Virenque et tutti quanti). Une carrière dépend aussi de ça…
    D’ailleurs, Roger13 utilisait parfois les positions de Piepoli à l’avant ou non de la course en montagne depuis 15 ans comme critère d’installation du dopage. Lui aura fait la saison de trop!

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  • toutouille26
    Soumis le 20 juillet 2008 à 9:00 | Permalien

    et casar à la 6eme du giro
    monoutié n’a jamais reedité l’exploit…

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  • Patrick B
    Soumis le 20 juillet 2008 à 11:33 | Permalien

    Jean-René Bernaudeau, dans L’Equipe: « Le fameux Moises Duenas, il aurait dû se renseigner un peu plus sur les lois en vigueur dans notre pays. Depuis le 1er juillet, toute personne en possession de produits dopants risque la prison. On ne rigole plus maintenant! On ne fait pas n’importe quoi en France. J’espère franchement qu’il fera de la prison. Il ne faut pas laisser ce genre de dingue en liberté. »
    « Il ne faut pas laisser ce genre de dingue en liberté ». Dire ceci (à tête reposée) témoigne d’une folie potentiellement beaucoup plus dangereuse pour la société que celle de Moises Duenas. Je ne lui souhaite pourtant pas la prison, à monsieur bernaudeau, simplement une mise à l’écart pour manque de résultats maintenant plus compensée par un discours d’intégrité qui a versé dans l’intégrisme. Ils ont le vent en poupe, les ptits chefs depuis un an et demi et l’ouverture de la grande désinhibition des minables en mal de pouvoir.
    Si demain il apprenait que son fils était positif, il commencerait par tenter d’étouffer l’affaire, puis nous ferait le coup des sanglots et du pardon. Ca a toujours été la logique d’un libéralisme affiché mais non assumé au profit de privilèges de castes.
    Je demande: monsieur le vicomte philippe le jolis de villiers de saintignon a-t-il oeuvré de ses pouvoirs pour faire bénéficier l’équipe cycliste privée d’une entreprise de téléphonie des subsides de la collectivité?

    J’aime de plus en plus le vélo, seul ou entre copains, face au chronomètre ou non.

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  • toutouille26
    Soumis le 20 juillet 2008 à 1:01 | Permalien

    le menchov, il est tellement chargé qu’il tombe en montée tellement il va vite; c’est que du bonheur; y a que dans le velo qu’on voit ça!!!

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  • Erik Zabel
    Soumis le 20 juillet 2008 à 1:32 | Permalien

    « Le menchov, il est tellement chargé qu’il tombe en montée tellement il va vite; c’est que du bonheur; y’a que dans le vélo qu’on voit ça!!! »

    Ah ben ouais…Y’a toujours des problèmes de dopage dans le cyclisme…dernier scoop.

    Mais je pense que si on veut faire un pas en avant, il faudra se passer de ces sarcasmes vides d’intérêt.

    J’ai eu mes périodes « no more watching to cycling on tv » mais je n’ai jamais ressenti le besoin de faire ce genre de remarque, et je peux d’ailleurs à peine sentir ceux qui en font. Malgré leur prise de dopage, les coureurs restent dignes d’un minimum de respect. Ca reste avant tout des gars qui mettent leur santé en péril et trompent leur public à cause de pressions du sponsor et d’une tentation trop forte. La lutte antidopage a été tellement laxiste jusqu’à Puerto…Maintenant qu’elle commence à ressembler à quelque chose, les médias et le public hurlent. Un sacré paradoxe !

    Toutouille, est-ce que tu étais plus heureux en 2003, lorsque les cas de dopage s’étaient raréfiés et qu’on voyait des gars comme Armstrong, Ullrich, Beloki, Vinokourov, Hamilton, Mayo, Basso (!) s’affronter en toute légereté d’esprit ?

    Et si on essayait d’être constructifs ? La lutte contre le dopage s’améliore, on devrait s’en réjouir.

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  • toutouille26
    Soumis le 20 juillet 2008 à 2:49 | Permalien

    d’une part tu n’as rien compris de ce que j’ai dit, et d’autre part j’etais un peu plus content devant le tour 2003
    je denonce le dopage et l’absurdité de leurs performances
    « je n’ai jamais ressenti le besoin de faire ce genre de remarque, et je peux d’ailleurs à peine sentir ceux qui en font. Malgré leur prise de dopage, les coureurs restent dignes d’un minimum de respect »
    désolé mais il y a coureur et coureur
    va dans la chambre de menchov, regarde ce qu’il y a dans sa valise et tu verras qu’il ne respecte pas grand monde, lui

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  • Roger13
    Soumis le 21 juillet 2008 à 12:26 | Permalien

    Montcoutié 13 iem dun tour à l’eau claire ça veut dire clairement qu’il gagne tranquillement le tour avec l’EPO et ….
    Alors on a le droit d’en douter de sa propreté.

    Il y a une tendance à vouloir faire passer les sponsors pour des victimes. J’attends d’ailleurs toujours les documents de Steph pour me convaincre que Festina a bien perdu de l’argent après 98. Je pense u contraire que les sponsors sont les moteurs du dopage.
    Si Saunier Duval m’avait embauché pour chapoter sa section cyliste, je lui aurais dit pour Piepoli et Ricco. Quelle dose de naïveté faut-il pour croire que ces gens la n’en savaient rien ?

    Il est difficile à croire que, à l’instar d’une compagnie d’assurance, les risques ne sont pas calculés d’avance. Ce n’est pas une Pub négative comme le prétend Steph car ce vontsont associés s sponsors qui s’en

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  • Roger13
    Soumis le 21 juillet 2008 à 12:32 | Permalien

    suite….

    Ces sponsors qui s’en vont sont associés à l’idée de gens qui ne veulent a aucun prix tricher. Ils sont en haut de l’affiche et en plus ils passent pour d’honnetes et loyaux chevaliers qui préfèrent se retirer. Ils gagnent sur tous les tableaux.
    Dautre part, ce n’est pas un hasard si une marque d’EPO sponsorise le Tour de Californie et Virenque est devenu un représentant en Pharmacie. Encore une Pub négative ?
    De grâce Steph, expliquez donc….

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  • Papipop
    Soumis le 21 juillet 2008 à 1:49 | Permalien

    Patrick B,

    Entièrement d’accord avec toi sur le lien entre la « polyvalence » de certains coursiers et le dopage. Ca m’a toujours surpris qu’un grimpeur, même en fin de grand tour, puisse produire des chronos de grande classe. L’explication de « l’état de faicheur », si elle peut expliquer certains boulversements de hiérarchie m’apparaissait assez « limite ». De le même façon, voir des rouleurs aligner les grimpeurs en haute montagne avait (ou a toujours) un coté un peu surréaliste.
    A ce titre, j’avais lu il y a quelqus années une interview de Lucho Herrera, magnifique grimpeur que peu pouvait suivre ne montagne. Il y expliquait son retrait de la compétition qu’il jugeait prématuré par le fait que « les gros culs » commençant à monter les cols aussi vite que lui, il n’avait plus grand chose à espérer.

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  • Roger13
    Soumis le 21 juillet 2008 à 4:03 | Permalien

    A voir ici:

    http://www.cyclismag.com/article.php?sid=4361#ancre1

    Labo espagnol aide cyclistes à frauder

    Le laboratoire de l’Université d’Estrémadure, à Cáceres (Espagne), propose aux coureurs d’échapper aux contrôles antidopage. Les chercheurs établissent le profil stéroïdien des cyclistes volontaires et leur apprend quand il faut interrompre leur cure d’EPO ou de testostérone pour éviter le contrôle positif. Plus de dix équipes ont reçu par email une offre de ce laboratoire, selon une information de la chaîne allemande ARD dimanche.
    Le professeur impliqué dans cette opération est Marcos Maynar, déjà inquiété en 2004 pour son appartenance à un vaste réseau, et par ailleurs le médecin de l’équipe… LA MSS.
    Source : ard.de

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