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Cyclosportives La Québécoise / La Montréalaise: les raisons d’un (demi) échec

On a appris hier que les épreuves La Québécoise et La Montréalaise ne seront pas de retour au calendrier des cyclosportives du Québec en 2015.

C’est dommage! J’avais participé à La Québécoise et à La Montréalaise en 2013, avec beaucoup de plaisir, surtout sur La Québécoise où le parcours m’avait particulièrement intéressé.

Rappelons que ces deux cyclosportives se disputaient en marge des GP WorldTour de Québec et Montréal et émanaient de la même organisation.

Le communiqué de presse émis par l’organisation mentionne que le nombre de participants n’était tout simplement pas suffisant pour couvrir les frais des cyclosportives. En d’autres termes, un événement non rentable sur le plan du budget, donc on limite la casse et on termine l’aventure. On comprendra les organisateurs de prendre une telle décision.

Le même communiqué de presse mentionne que 1 700 participants ont roulé sur les deux cyclosportives en 2014: j’estime que c’est loin d’être un échec! 1 700 cyclistes, ça fait beaucoup de monde… et les organisateurs peuvent se satisfaire d’avoir réussi à réunir autant de personnes.

L’organisation évoque cependant le chiffre magique de 4 500 participants nécessaires pour atteindre le seuil de la rentabilité. On évoque également la date tardive (en septembre) des événements ainsi que l’offre croissante de cyclosportives au Québec – donc une certaine compétition – pour expliquer ce « manque » de participants.

Je sais pas vous, mais 4 500 participants à un prix moyen de 150$ l’inscription, ça fait tout de même des revenus d’environ 675 000$! On pourra se surprendre de lire que le seuil de rentabilité de ces deux cyclos se situe au delà du demi-million de dollars: ça fait beaucoup, me semble-t-il.

Quoi qu’il en soit, on peut se questionner sur cette situation, et ces réflexions constructives pourront possiblement être utiles pour d’autres cyclosportives en devenir, ou existants déjà.

D’abord, le tarif d’inscription: à 150$ ou 200$ (peloton « L’Échappée »), vous êtes nombreux à trouver ça trop cher (c’est du moins ce qui se dégage de vos commentaires ces deux ou trois dernières années à propos de certaines cyclosportives). Ces tarifs ont donc pu nuire, dans une certaine mesure, à la popularité de l’événement. Je pense qu’il y avait moyen de faire différemment, probablement moins cher: pourquoi, par exemple, inclure dans ces tarifs un maillot cycliste? Cela engendre des coûts pour l’organisation (sa conception, la logistique de sa distribution, etc.) pour un effet limité: beaucoup de cyclosportifs préfèreront très probablement (j’en suis) porter leur propre maillot de toute façon, surtout s’ils participent en groupe ou club cycliste. Plusieurs autres cyclosportives pratiquant des tarifs similaires offrent également un maillot cycliste, et je demeure peu convaincu de l’effet de cette initiative sur la popularité des épreuves.

Il faut ensuite se demander pourquoi certaines cyclos sont populaires (le Défi Vélo Mag est un bon exemple, ou la Marmotte en France) et d’autres moins? Je demeure convaincu que le parcours joue pour beaucoup. Si La Marmotte est populaire, c’est que le parcours – dantesque – permet de se mesurer à la légende du cyclisme, ainsi qu’à soit même. Idem, mais dans une moindre mesure, pour le Défi Vélo Mag: le parcours du Parc de la Mauricie est bien connu au Québec, tant pour sa beauté que pour ses difficultés incessantes.

C’est peut-être aussi ce qui manquait à La Québécoise et La Montréalaise: un parcours mieux dessiné, surtout pour La Montréalaise. Je pense par exemple qu’il fallait terminer chacune de ces deux épreuves par un tour complet du circuit emprunté par les pros (avec la même configuration, reprenant ainsi un peu le concept de L’Étape du Tour…), ce qui aurait attiré davantage de cyclosportifs selon moi. Imaginez: une arrivée au sommet de Camilien Houde après un tour complet du circuit de la course, lui-même précédé d’un tour complet de l’île de Montréal via le Lakeshore et l’Est de la ville, puis une fête sur la montagne après, eut été selon moi un puissant facteur de promotion de La Montréalaise (qui aurait du coup mieux porté son nom!). Bien évidemment, cela représentait assurément des défis logistiques importants, mais le succès de l’événement était probablement à ce prix.

Sur La Québécoise, il aurait pu être intéressant de marier l’événement avec la sortie du mercredi que font habituellement les coureurs pros: on aurait ainsi pu proposer aux participants de rouler la première heure de la cyclosportive avec quelques coureurs pros qui auraient encadré les divers pelotons, pour les laisser ensuite. La possibilité de côtoyer – même brièvement – certains coureurs pros puis de terminer la cyclo par un tour complet du circuit aurait eu de la gueule!

Enfin, la date des événements a-t-elle vraiment nui? Je demeure convaincu que plus que la date, c’est le facteur météo qui est déterminant bien souvent sur les cyclosportives. Évidemment, avec des événements en septembre, la probabilité de température fraiche et de pluie est très certainement plus élevée qu’au mois de juin ou juillet. D’autres évoqueront la popularité du Défi Vélo Mag, plus tard encore dans la saison. Difficile de trancher donc à ce chapitre!

Quoi qu’il en soit, il convient de souligner l’effort des organisateurs ces deux dernières années de proposer ces cyclosportives: ils peuvent être fiers, selon moi, d’avoir réussi à attirer l’an dernier 1700 cyclistes, ce n’est pas rien. Fort de quelques idées nouvelles, il sera peut-être possible, qui sait, de relancer ces événements sous une nouvelle formule au cours des prochaines années?

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16 Commentaires

  1. Vincent C

    Le dossier des frais de location de police doit y être pour beaucoup; les cyclos traversant de nombreux secteurs déservis par différent corps policier.

    Si il y a bien quelque chose que la fédé ne se bat pas farouchement est cette abérration de la police de charger pour leur service alors qu’on paie déjà leur salaire à même nos impôts. La police devient monnayable au profit des plus riche…. et même les plus riches, dans notre cas, les cyclos les plus rentable au Qc, ne peuvent se l’offrir.

    Je l’ai dit dès le début, cette loi va faire mal aux courses et aux cyclos. La police a réussi a faire partir Montréal-Qubéec de Répentigny et maintenant, la course n’a plus lieu…. on va se ramasser avec des critérium dans une zone industriel avec un parcours semi-barré.

    Après on dit que le cyclisme se porte bien!

    Et comme tu dis Laurent, l’excuse que c’est le faible de taux de participation qui a raison des cyclos est risible ou c’est une façon de ne pas s’immiscer dans le débat et de ne pas se battre.

    Franchement, 1700 inscrits, c’est très bon, d’autant plus la température de l’an passé. En plus que la cyclo est neutralisée pendant les 3/4… ils peuvent se compter chanceux d’avoir un appuis aussi grand. Et se baser que sur 2 ans pour dire si ça marche ou pas… (soupir).

    M’enfin, j’espère que l’abcès sera crevé un jour… @Laurent, t’aurais pu demander ce que la fédé fait pour contrer la décision des corps policier d’imposer des frais de location…

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  2. Stephane Joncas

    Bien d’accord avec le commentaire de Vincent, et c’est d’ailleurs la première chose m’étant venue à l’idée juste avant de le lire: les frais maintenant imposés par la SQ. C’est tout de même déconcertant d’apprendre que l’épreuve soit déficitaire avec 1700 participants.

    À mon propre avis, toute épreuve cycliste se déroulant en circuit urbain ou ses banlieues est condamnée à exiger davantage de supervision: + d’intersections et moins de tolérance des automobilistes (gardons en tête que nous sommes au Québec, société distincte notamment pour le peu de courtoisie de ses conducteurs, mais ça c’est une autre histoire…)

    La nouvelle donne avec les frais supplémentaires liés à la supervision hausse donc le seuil à un niveau exigeant un nombre presque utopique d’inscrits. La conséquence est que ça ne pourra faire autrement que de restreindre l’offre et faire grimper les prix d’inscription à des niveaux seulement accessibles aux bien nantis.

    SJ

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  3. Fredo

    Voici ce que j’écrivais le 20 septembre 2013 et, même si en 2014, il y avait eu quelques changements je reste persuadé qu’une partie de l’explication se retrouve dans les quelques points soulevés comme le prix prohibitif, les contraintes excessives (parlons d’une randonnée plutôt que d’une véritable cyclosportive….)

    « Et bien, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil (me revient ce titre de film avec Jean Yanne) suite aux propos lénifiants de Serge Piroux tels que rapportés par Laurent (de plus on pouvait déjà lire ce oommentaire suite à l’article de Laurent sur la Montréalaise du 17 septembre).
    Tu me permettras Laurent, de trouver que dans ce cas précis, ton esprit critique est pour le moins peu aiguisé. Et de ce que j’ai lu de tous les commentaires de la Québecoise et de la Montréalaise il est loin de faire consensus.
    Envoyer seulement les remarques positives pour reprendre les propos de Monsieur Piroux est quand même un peu trop fort! Les critiques négatives (un mot à ne pas employer à notre époque car il fait peur) sont aussi nécessaires surtout, quand même toi Laurent tu t’es rendu compte, qu’il y aurait pour le moins place à beaucoup de modifications DRASTIQUES.
    Quant on lit ce texte de Serge Piroux cela me fait penser à cet autre commentaire sur les chialeux : comme s’il fallait se contenter comme on l’a été trop souvent d’être de bons moutons contents, contents même s’il n’y a vraiment pas lieu de l’être.

    La seule remarque qui me rejoint : en effet, vu le prix PROHIBITIF de cette cyclo (à ce propos voir l’excellente commentaire de Guillaume : 21 sur l’article de la Montréalaise du 17 septembre et le commentaire 21 de Jacques sur l’article de Laurent sur la Québecoise du 13 septembre) il ne me serait jamais même venu à l’idée de vouloir y participer : 175 dollars pour une organisation ou en plus on nous impose de nous arrêter aux ravitaillements et on nous freine à vitesse imposée, je n’en vois pas l’intérêt.

    Enfin, en terminant, si cela reste en l’état, messieurs et mesdames les organisateurs (trices) soyez encore plus directs : appelez cela une RANDONNÉE et non une CYCLOSPORTIVE.

    Enfin s’il est vrai sans doute (je ne le sais pas) que certaines cyclosportives en France doivent cesser faute de bénéfices, il y en a tellement d’organisées que l’on a un vaste choix tout au long de l’année.
    Ce n’est pas le cas au Québec ou le nombre est très restreint. Et contrairement à l’image des chialeux, il est pour le moins important que les commentaires (sur les aspects positifs mais aussi NÉGATIFS) puissent être entendus avec ouverture pour une véritable amélioration de ces « randonnées » ou cyclosportives (???) »

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  4. @Vincent et tous,
    Les changements du coté de la SQ était l’objet de ma 4e question à M. Barbeau lors de la récente entrevue (voir partie 1).
    Comme M. Barbeau le rappelait, la mission première de la SQ n’est pas l’encadrement d’événements sportifs. On ne peut donc évoquer « nos taxes » pour justifier leur présence gratuite lors des événements sportifs.
    Le Gouvernement du Québec coupe partout, y compris du côté de la sécurité civile: cette dernière se recentrent donc sur ses missions de base.
    La véritable question selon moi est davantage de comprendre pourquoi le seuil de rentabilité de ces événements avait été fixé à 4500 participants, suggérant des revenus tirés des inscriptions de plus d’un demi-million de dollars. Plus de 250 000$ par cyclosportive, ça fait un bon montant d’argent.
    L’organisation avait possiblement placé la barre trop haut en terme de prestation, notamment du côté des maillots cyclistes et des infrastructures?

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  5. Je suis tout à fait d’accord avec toi Laurent : avec autant de participants et de tels tarifs, comment ne pas arriver à l’équilibre.

    A mon avis ils l’atteignent aisément mais ils trouvent que ce n’est pas encore assez rentable, tout simplement.

    On peut tout de même parler de sacré succès car trouver

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  6. Je suis tout à fait d’accord avec toi Laurent : avec autant de participants et de tels tarifs, comment ne pas arriver à l’équilibre?

    A mon avis ils l’atteignent aisément mais ils trouvent que ce n’est pas encore assez rentable, tout simplement.

    On peut tout de même parler de sacré succès car trouver 1700 personnes prêtes à dépenser 150$ pour rouler sur des routes qu’ils paient avec leurs impôts, je trouve ca très fort (je suis bien sur un peu cynique, car il y a l’encadrement et d’autres frais).

    Le parcours, surtout sur la montréalaise, n’est clairement pas à la hauteur : j’aime bien covey hill mais il faut en effet finir sur le circuit de la course avec Camilien Houde.

    J’imagine que les problèmes logistiques sont importants pour une cyclosportive, surtout à Montréal, et le mieux serait probablement de conserver uniquement le circuit de la course et de ne pas aller faire le tour de l’île, ce qui multiplie les frais d’organisation.

    Reprendre simplement le tracé de la course, qui pourrait être prêt un jour plus tôt, ce serait simple et peu coûteux (il me semble).

    Les organisateurs aiment bien ajouter des maillots et ca se comprend: en général ca coute 60$ mais vu les quantités, ca doit leur revenir au moins deux fois moins chers.

    Ca permet de justifier un tarif élevé (oui c’est 150$ mais t’as un maillot qui vaut au moins 60$,alors finalement, c’est pas si cher!) tout en faisant davantage de bénéfices, même si finalement ces maillots intéressent peu de monde et qu’on en a déjà plein nos placards.

    Personnellement, j’aimerai beaucoup pouvoir organiser ce type d’épreuves à moindre coût (je pense que c’est possible) mais ça prend beaucoup de contacts.

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  7. Ray Neuville

    À lire les commentaires apportés par certaines personnes j’aimerais soulever certains éléments dont on n’a pas conscience lorsque nous participons à une randonnée ou un cyclo. Premièrement, un événement de cet ampleur nécessite plusieurs mois de préparation. Si je vous disait que les organisateurs doivent obtenir l’autorisation de tous les conseils municipaux ayant juridiction sur le parcours. Toutes ces résolutions doivent être soumises au ministère des Transports, la Sûreté Provinciale et les corps municipaux. Le parcours doit être homologué à chaque année car des travaux majeurs peuvent influencer le parcours choisi. Ce sont des heures et des heures de travail pour qu’un événement de cette nature puisse être couronné de succès. Il y a des frais qui ne sont pas compressibles peu importe le nombre de participants. Pour en nommer quelques uns, la sécurité bien sûr mais aussi les assurances risque, les premiers soins, la logistique de communication, les véhicules de dépannage et premiers soins etc. Il est impossible de bloquer un parcours urbain pour toute une journée comme pourrait le souhaiter certains participants. M. Joncas fait une remarque très judicieuse, au Québec le cyclisme de masse dérange madame, monsieur tout le monde. Allez jouer ailleurs! J’ai été responsable logistique d’une randonnée populaire pendant plus de 10 ans (jusqu’à 1000 cyclistes). Je peux vous dire que j’ai perdu plusieurs nuits de sommeil pour m’assurer que l’événement se déroule sans incident majeur. J’ai été bénévole pour la dernière cyclo La Québécoise. D’expérience je peux vous affirmer sans l’ombre d’un doute qu’avec la qualité de l’organisation, les organisateurs ont dû assumer un déficit financier important.
    @ Laurent, j’aimerais souligner que le Défi Vélo Mag se déroule dans le parc de la Mauricie, un circuit fermé pour l’événement qui ne nécissite l’approbation d’une seule autorité sans parcours à baliser ou à sécuriser. Voilà la clé du succès et dans ces conditions on peut en faire une vraie cyclosportive. Ailleurs au Québec, c’est pratiquement impossible. Je salue donc les organisateurs qui persévèrent à assurer le développement de ces événements, ils prennent d’énormes risques tout en sachant qu’ils seront critiqués soit par les participants ou par les automobilistes qui deviennent fous parce qu’on lui fait rater son feu vert.

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  8. Vincent C

    Je suis d’accord avec vous m. Neuville. Oui la chose est ardue mais ce n’est pas une raison d’abandonner au contraire, on doit faire notre place, prendre notre place et emmerder ceux qui disent « pas de vélos dans notre cours ». La complaisance de la fédé à la SQ n’oripille. Ce n’est pas parce que les corps policier ont une contrainte financière qu’ils doivent nous refiller la facture… anyway, c’est le même porte-feuille soit celui des impôts. Pourquoi nous cyclistes, on paierais plus que les autres? Parce qu’il faut le dire, la location de la police, les évènements cyclistes y sont gravement touchés plus que n’importe quoi d’autre.

    Que la fédé dise qu’elle comprend la compression et qu’elle va « dealer » avec, ça manque de cran, elle est supposer défendre nos intérêts et non ceux des policiers.

    Là on nous taxes, après ça sera quoi? Qu’on respecte le code de la sécurité routière lors des courses? … Riez pas, on s’en va vers là! Comme je vous dis, on va être restreint au Parc (comme celui de la Mauricie… quoique, on a perdu OBC GP), aux zones industrielles en circuits fermés.

    J’aurais aimé une fédé plus revendicatrice surtout qu’elle siège à la table de la refonte du CSR. Elle en a l’opportinuité et elle ne la saisis pas. Ce sont les autres organismes qui font la sale besogne!

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  9. D’accord avec vous, Ray Neuville: les organisateurs prennent de bien grands risques! Ils doivent composer non seulement avec les critiques des participants et des automobilistes, mais aussi avec le déni de responsabilité de la FQSC.

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  10. @Vincent,
    « Complaisance de la Fédé »? De quoi parles-tu? Au contraire, la Fédé se mobilise big time pour faire face à la situation, une situation hors de son contrôle par ailleurs. Je t’invite à relire l’entrevue avec M. Barbeau.
    Faire payer les cyclistes plus que les autres? Mais de quoi parles-tu? Les nouvelles directives de la SQ s’appliquent à tous les événements, sans égard à leur nature: cyclistes, triathlons, marathons, événements culturels, tous sans exception. La SQ se recentre sur son mandat de base, c’est tout. Je les comprends compte tenu de l’austérité imposée par le gouvernement.
    Je suis allé aux sources et je t’assure que je n’ai trouvé que des gens engagés envers le développement du cyclisme à la Fédé. Après, il y a la réalité avec laquelle tu dois dealer, ainsi que la manière de revendiquer des accommodements possibles. Arriver avec des demandes totalement irréalistes ne ferait que ridiculiser notre Fédération et nous serions tous perdants.

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  11. @Ray,
    Merci de votre commentaire qui vient apporter un éclairage intéressant sur les difficultés d’organiser de tels événements au Québec. À n’en pas douter, il faut une bonne dose de volonté et de passion pour se lancer dans ce genre d’aventure!
    Je suis d’accord avec vous: il est certainement plus facile de fermer le Parc de la Mauricie ou le Parc de la Gatineau que le centre-ville de Montréal!
    Ceci étant dit, le Tour de l’île de Montréal y parvient bien… Le succès populaire aide certainement, mais ce dernier n’était pas aussi important au début de cet événement.
    J’ai toujours pensé que si on parvenait à fermer une partie du centre-ville de Paris pendant une journée complète – dont la plus achalandée des avenues du monde – il était possible de fermer toutes les avenues du monde. Après, il y a le contexte et il est clair que le cyclisme n’est pas une priorité au Québec comme en Amérique du Nord où l’automobiliste règne sans partage sur nos routes!

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  12. Vincent C

    @Laurent

    As-tu voter libéral coudon?

    « Je les comprends compte tenu de l’austérité imposée par le gouvernement. »

    Que le budget soit restreint, ce n’est pas notre foutu problème. Pourquoi les corps policier refille la factures à toutes les organisations?

    En passant, la présence policière est plus importante dans un évènement cycliste qu’un évènement culturel, ils peuvent assurer la sécurité par un autre organisme ce qui n’est pas toujours le cas quand il est question de sécurité routière, la police a plein pouvoir alors que les motos d’une organisation, non. Alors oui, ça touche plus les évènements cyclistes que n’importe quoi d’autre, donc les cyclistes paient plus la note.

    Et non la fédé fait rien de spécial. Oui elle tente de trouver des solutions mais elle baisse les bras pour ce qui de se battre contre cette mesure. Rien dans le mémoire concernant ça et d’après ton entrevue justement, M. Barbeau dit ceci:

    « Suite à cette annonce, je peux te dire que la FQSC a rencontré la Sureté du Québec, et cet organisme fait face à la même réalité qu’ailleurs, c’est-à-dire des ressources financières plus limitées. Comme la marge de manœuvre était déjà réduite, la SQ n’a d’autres choix actuellement que de se recentrer sur ses mandats premiers, notamment celui d’assurer la sécurité routière. »

    LA SQ N’A D’AUTRE CHOIX…. Si ce n’est pas de la complaisance, j’me demande bien c’est quoi. Oui, la SQ a d’autre choix. Ce choix est archi idéologique, c’est une taxe déguisé, comme l’austérité d’ailleurs, la fédé et la population n’a pas à être d’accord avec ce choix.

    « DONC ON PEUT COMPRENDRE LEUR DÉCISION » euh…j’ai effectivement relus et relus ton billet avec monsieur Barbeau et je ne vois vraiment en quoi ce qu’il dit à l’air d’une bataille. Il est résigné,complaisant, that’it. Non seulement ça, mais en plus, on devrait être content que de ne payer plus:

    « Rappelons aussi que nous avons été choyés au Québec, comparativement à ailleurs au Canada, puisque dans les autres provinces, la facturation des services policiers existe depuis longtemps dans plusieurs cas. »

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  13. Vincent C

    « Après, il y a la réalité avec laquelle tu dois dealer, ainsi que la manière de revendiquer des accommodements possibles. »

    Fatalisme, on est obligé de « dealer » avec ça? Et pourquoi donc?

    Cette mesure est un frein au développement du cyclisme, la fin des cyclos en ait une preuve tangible, la fédé a le MANDAT de promouvoir et défendre les intérêts de ses membres.

    Le fait de voir un Championnat Québécois à Amqui à 10 heures de route dans des chemins loin de la population, ça démontre un problème patant depuis longtemps que M. Neuville décrivait bien : « pas dans ma cours ».

    Nos instances à l’occurence la fédé, a bien du mal à faire reconnaitre son sport auprès de la population non cycliste et auprès des autorités.

    Je ne suis pas de l’avis de tous qui dit que le cyclisme se porte bien; les attaques fusent de partout. À Montréal, c’est un mouvement citoyen qui ont le plus d’écho comme « une porte, une vie » : (https://www.facebook.com/groups/VeloSaintZotique/?ref=ts&fref=ts)

    ou la Coalition (https://www.facebook.com/CVMBC?fref=ts)

    Ils amènent des débats et des idées (que la fédé a calquée pour son mémoire). Les idées sont aménées avec force et on demande l’impossible pour recevoir un peu.

    Règle d’or, si tu demandes rien, tu n’auras rien.

    Sur ce, merci pour la tribune Laurent.

    J’aurai aimé vraiment un approfondissement plus du sujet où il devrait avoir matière à débattre et ne pas dire « qu’on a pas le choix »

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  14. johny

    Coup donc Laurent, T’es un peu mou je trouve. Vas donc voir un peu plus loin que tes namis. Va juste voir le calendrier 2015 de la fede, ca tombe comme des feuilles en automne. Plus personne veut organiser des courses, la fede envoie des sos aux organisateurs potentiels pendant ce temps la, les organisateurs sont forcés de charger un ti 20 pour du photo finish alors que Arsenault est pas comptant de 500,000 balles. Ouvres les yeux un peu, la Montrealaise de 2013 a été un FIASCO total pour ceux qui se foutent du vin et fromage…

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  15. Ray Neuville

    Il faudrait éviter de faire fausse route. Ce n’est pas en tirant à boulet rouge sur des organisateurs d’événement cycliste que le problème de sécurité et d’encadrement va se régler. Je me pose cette question depuis un bon bout. Comment se fait-il qu’en 2015 soit 30 ans après que les premières randonnées à caractères caritatives ou sportives aient vues le jour, il n’y ait pas encore au sein de la SQ, une direction permanente des événements cyclistes sur routes? Pas de budget pour un groupe de travail saisonnier? Foutaise. Nous avons le privilège au Québec d’avoir une autre activité saisonnière (motoneige) où l’on affecte des ressources policières qui pourraient se voir attribuer cette tâche. À mon avis, il serait possible si on était de bonne foi et on mettait de côté les considérations administratives et syndicales, de créer une escouade formée d’étudiants en technique policière qui aurait pour tâche d’encadrer tous les événements sur route au Québec. Ces jeunes gens bénéficieraient d’une formation spécifique et auraient accès à des voitures et motos identifiées avec gyrophares attestant leur autorité. Les dépenses et salaires de cette escouade pourrait être partagées entre le gouvernement et la fédération. Actuellement, je ne suis pas sûr que cette avenue soit faisable pour des considérations réglementaires et syndicales. S’il est vrai que le ministre du Transport s’active à revoir la sécurité routière dans son ensemble, c’est maintenant qu’il faut agir. Quant à l’unité permanente au sein de la SQ, elle pourrait aussi être affectée à des activités de formation dans les écoles primaires accompagnée de jeunes athlètes régionaux qui viennent expliquer leur passion aux enfants. L’émulation c’est aussi cela.

    Je sais que je rêve et que rien de tout cela ne va se faire car ça bouscule les paradigmes bien incrustés. Ainsi en tant que cycliste, je vais continuer à pester contre un gros F-250 qui me frôle à 15 cm, en tant que piéton on me demande de céder le trottoir à un père cycliste pressé d’aller reconduire son enfant à la garderie et en tant qu’automobiliste de paniquer à la vue d’un cycliste qui s’apprête à poursuivre sa route au feu rouge. Chez nous le sens civique ne fait pas parti du cursus scolaire et c’est bien dommage!

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