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Cyclisme et alcool

La période des Fêtes de fin d’année est toujours difficile à négocier pour le cycliste qui a repris l’entraînement. Les occasions de bien manger et de bien boire sont nombreuses, aussi, il est d’actualité de se questionner sur les effets de l’alcool sur l’athlète qui s’entraîne.

Le texte qui suit s’inspire largement du livre Les Fondamentaux du Cyclisme de Christian Vaast dont nous faisions récemment l’éloge.

Une fois ingéré, l’alcool passe rapidement dans le sang puis au foie, qui dégrade l’éthanol à raison de 7,5 grammes par heure, pas plus. Les effets psychotropes, bien connus, sont les suivants : euphorie, confiance en soi, troubles de l’équilibre et de la coordination, réflexes altérés. Une prise excessive peut cependant être toxique et attaquer le foie et le système nerveux central. Les calories (7,1 kilocalories par gramme d’alcool) ne sont pas métabolisées par le corps et ne contribue donc pas à la formation du glycogène musculaire. L’alcool décroît la capacité du corps à brôler les graisses, et nécessite de grandes quantités de vitamines du groupe B pour se dégrader, pouvant entraîner des carences. Il freine l’élimination de l’acide lactique, ce qui contrarie le déroulement de la contraction musculaire. Il déshydrate aussi beaucoup. L’alcool n’est donc pas recommandé pour le sportif.

1 – le vin. S’il est bu lors d’un repas (donc avec de la nourriture), le vin consommé modérement peut être bénéfique, surtout si c’est du vin rouge de bonne qualité. Il contient beaucoup de sels minéraux, de potassium et de magnésium, souvent déficitaires chez le cycliste. On y trouve aussi des oligo-éléments et des acides organiques. Le vin est alcalinisant, ce qui est intéressant pour l’athlète pour neutraliser l’acidité de l’effort. On peut donc boire un ou deux verres de vin par jour, avec les repas. Il n’améliorera pas les performances ou la récupération cependant, mais plutôt aidera au bon fonctionnement général de l’organisme, tout en pouvant être protecteur pour certaines maladies coronariennes.

2 – la bière. On croit que boire « une bonne bière » accélère la récupération et l’élimination. C’est faux. Elle est relativement pauvre en vitamines et autres nutriments. Diurétique, elle accélère la déshydratation. Les calories qu’elle renferme proviennent, pour les deux tiers, de l’alcool qu’on y retrouve. Sachant que l’alcool perturbe les mécanismes de restauration du sucre dans le sang, elle n’est donc pas le meilleur choix pour récupérer.

Bref, le vin semble être la boisson alcoolisée la moins dommageable pour le cycliste qui a repris son entrainement. La consommation des autres produits devra être bannie, ou réduite à son minimum.

Ceci étant, le livre sur lequel s’inspire ce texte ne parle pas des effets psychologiques de la consommation modérée d’alcool, qui reste un plaisir de la vie. Il faut donc savoir « se lcher un peu », surtout si loin de la reprise de la saison sur route, sachant que le pire des excès est de n’en faire aucun… On aura bien temps de vivre une vie de moine durant le reste de l’hiver et le printemps afin d’arriver en avril affuté comme un couteau !

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6 Commentaires

  1. “le pire des excès est de nêen faire aucun” Je l’aime beaucoup celle-là et je la garde en tête! 🙂

  2. “le pire des excès est de nêen faire aucun” Je l’aime beaucoup celle-là et je la garde en tête! 🙂

  3. Bodo

    Il ne faut pas oublier que l’alcool a un effet anésthésique particulièrement intéressant après l’effort.

  4. Bodo

    Il ne faut pas oublier que l’alcool a un effet anésthésique particulièrement intéressant après l’effort.

  5. Eric Fruttero

    Dimanche dernier, je me suis choppé une bonne fringuale, de celle qui vous fait plier les bras… (et oui, je suis dans un coin où il n’y a pas 40 cm de neige :-).

    Ca faisait 20 km que j’y pensais, et en arrivant je me suis affalé et enquillé 2 bons verres de Montbazillac !

    J’étais prêt à repartir, peut-être pas dans la bonne direction par contre, mais quelle récup !

    Joyeux pelletage à tous !

    Eric Fruttero

  6. Eric Fruttero

    Dimanche dernier, je me suis choppé une bonne fringuale, de celle qui vous fait plier les bras… (et oui, je suis dans un coin où il n’y a pas 40 cm de neige :-).

    Ca faisait 20 km que j’y pensais, et en arrivant je me suis affalé et enquillé 2 bons verres de Montbazillac !

    J’étais prêt à repartir, peut-être pas dans la bonne direction par contre, mais quelle récup !

    Joyeux pelletage à tous !

    Eric Fruttero

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