L’Affaire Armstrong : une occasion rêvée de faire avancer la lutte contre le dopage

Autre journée riche en rebondissements dans l’affaire Armstrong qui fait sans surprise couler beaucoup d’encre. C’est que l’onde de choc est similaire à celle qu’avait créée l’Affaire Festina en 1998, à la nuance près que cette dernière était survenue en plein Tour de France.

Parmi les nouveautés du jour, la déclaration d’Armstrong, d’une petitesse sans mot. L’américain n’a trouvé qu’une chose à faire, adopter l’attitude du “persécuté”, une attitude à 1000 lieux de celle qu’il a habituellement pourtant préconisé toute sa vie durant, que ce soit en cyclisme ou face au cancer. Armstrong a déclaré que “Le Vieux Continent en général, et la France en particulier, est jaloux du succès d’un «US Boy» dans l’un des sports considérés européens“. Pourtant, il y a à peine 6 mois, durant Paris-Nice, Armstrong déclarait sur toutes les tribunes “que Sheryl et lui aimait la France” afin de se refaire une image plus populaire dans ce pays.

La défense est pathétique et évidemment carrément hors sujet. Il faut y voir une tentative désespérée de porter le débat ailleurs que sur les faits, qu’il sait implacables et sans issue.

Pour le reste, c’est tout aussi pathétique. Il nous a rappelé avoir été testé des centaines de fois, tous les contrôles étant négatifs. C‘était aussi le cas de nombreux autres aujourd’hui suspendus, notamment les Virenque, les Millar, les Rumsas, les Frigo, les Musseuw, la liste s’allonge… Et cette affaire a justement l’intérêt de montrer avec éloquence que les tricheurs ont toujours une bonne longueur d’avance sur les tests antidopage, ces derniers étant du coup faciles à déjouer. Ce n’est que rétrospectivement qu’aujourd’hui, on parvient à expliquer les performances impressionnantes qu’il offrait en 1999.

Mais le clou, c’est cette déclaration : «_Cela ne me surprend pas du tout qu’ils aient des échantillons. Mais quand j’ai donné ces échantillons (en 1999), ils ne contenaient pas d’EPO. Je le garantis_». On vient de démontrer scientifiquement, hors de tout doute possible, la présence d’EPO dans 6 échantillons urinaires lui appartenant et prélevés lors du Tour 1999. Comment peut-il “garantir” la non-présence d’EPO dans ces échantillons ? Comment peut-il nier l‘évidence reconnue scientifiquement aujourd’hui ? À titre de comparaison, la défense de Tyler Hamilton nous semble plus intelligente : loin de nier les évidences scientifiques, il tente de montrer – pathétiquement il est vrai – que ces résultats pourraient avoir obtenus sans qu’il ait recours au dopage.

Sans être contre Armstrong, nous n’avons jamais été très impressionné par ce coureur arrogant et si sûr de lui, aux performances (et celles de son équipe) innexplicables depuis 1999. Mais aujourd’hui, c’est pour l’homme lui-même que nous perdons progressivement toute estime, sa défense étant digne d’un enfant qu’on pique la main dans le sac de bonbons et qui continue pourtant à nier…

Par ailleurs, il faut lire cette courte entrevue avec Dick Pound, le Canadien qui est président de l’Agence Mondiale Antidopage. Il rappelle que dans ce dossier, l’AMA ne peut pas entreprendre d’action et que c’est à l’UCI de le faire. Il estime également que devant l‘énormité de l’affaire, l’UCI ne peut rester sans rien faire. Et nous partageons évidemment son opinion et espérons de tout coeur que l’UCI et ASO (propriétaire du Tour de France) joindront leurs forces pour prendre des actions contre Armstrong concernant le Tour 1999.

Il faut surtout absolument lire ce court article sous forme de questions/réponses qui clarifie bien l‘état de la situation et qui permet de jeter la lumière sur certains points soulevés par nos lecteurs (pourquoi cette histoire sort maintenant, quelle est l’efficacité des contrôles, etc.).

Par ailleurs, ProCycling rapporte une curieuse histoire d’individu suspect ayant été vu lors du Tour cette année entrant dans l’hôtel de l‘équipe Discovery, des glacières à la main. La police française des narcotiques aurait surveillé le traffic, malheureusement sans grand succès, une équipe télé foutant en l’air la filature. Une histoire bizarre certes pour l’instant, mais dont on en apprendra peut-être plus très bientôt.

Très intéressante entrevue avec Jonathan Vaughters, équipier d’Armstrong sur le Tour 1999. Il déclare notamment que “I’d never tested (at a race) above 50 percent, except before the start of the ’99 Tour,” he said. (Il fut alors testé à 51%) “I told the team doctor ‘don’t worry, I’ve got a certificate, I’ve got a hall-pass for this’,” he recalled. (Ce qui est vrai, Vaughters faisant partie à l‘époque des coureurs disposant d’un certificat médical attestant son haut taux d’hématocrite naturel) “But the doctor said it wasn’t me they were worried about, it was that the whole team was very close (to the 50 percent limit).“ Vaughters parle aussi du cyclisme français, déclarant que “He said there is more validity to the correlation that French teams are cleaner and therefore struggle in the big Tours. That’s why I don’t like it when people make fun of those teams if they don’t perform that well.“ Éloquent.

Enfin, cet article sur la supercherie dans le cyclisme nous a paru intéressant.

On termine enfin notre texte de ce soir par une note plus philosophique, estimant qu’il est curieux voire grâve que dans l’affaire Armstrong, les commentaires et réactions des gens voire des instances dirigeantes du cyclisme ne soient pas davantage orientés vers les bienfaits de cette histoire. Ne voilà-t-il pas en effet une formidable occasion de réviser nos façons de penser la lutte antidopage, peut-être en rendant légaux de tels tests rétrospectifs ? N’est ce pas une formidable occasion de prendre conscience que depuis l’affaire Festina, rien n’a réellement changé dans le peloton pro ? Que le soit-disant “coup de ménage” fait dans le cyclisme suite à cette affaire en 1998 est un échec total et qu’on a pas le droit de laisser passer une 2e chance d’assainir ce si beau sport ? N’est ce pas l’occasion de réaliser la crédulité générale à l‘égard de certaines performances athlétiques relevant davantage du cheval que de l‘être humain ? N’est-ce pas l’occasion de pleinement réaliser que les tests actuels sont inefficaces pour détecter les produits de pointe ? N’est ce pas la grande occasion pour l’UCI, pour l’AMA, pour la Société du Tour et pour les Fédérations de faire preuve de solidarité dans cette lutte contre le dopage en reconnaissant d’abord collectivement la validité des résultats publiés cette semaine et en prenant ensuite des actions concrètes contre Armstrong afin d’afficher une position ferme à l‘égard de tous les coureurs pro ?

11 Commentaires

  1. Vinnnch
    Soumis le 26 août 2005 à 12:44 | Permalien

    Extrait de l’article du Monde tres interessant en effet :

    ”(…) extrêmement fiable, dans une fenêtre de détection comprise entre 48 et 72 heures après l’injection, alors que les effets se font sentir pendant deux à trois semaines”

    Cette fois ca y est, du coup, on sait ce que fait Armstrong les fameuses 2 ou 3 semaines où il disparait de la circulation juste avant le Tour de France ? Je pensais pour ma part que l’EPO etait une drogue a “long terme”, et donc qu’on en retrouvait des traces dans le sang pendant tres longtemps. Je ne pensais pas qu’il etait encore possible d’en prendre de nos jours…
    J’ai lu ici qu’un cycliste dope a l’EPO grimpait les cols en moulinant comme un fou, a la Pantani ou Armstrong (et au contraire d’un Ullrich par exemple). Or il faut reconnaitre que c’est encore comme ca qu’il les a montes ces dernieres annees. Depuis l’an 2000, il n’aurait donc chage que la periode a laquelle il prenait sa drogue…

    Quant a la defense d’Armstrong a propos de la France qui n’aime pas les americains, elle est pathetique. Il suffit de voir comment, en 1998, les medias francais sont tombes sur Richard Virenque, qui etait pourtant un des sportifs les plus aimes en France, pour bien comprendre que c’est la triche qui n’est pas toleree, pas le pays d’origine !! J’ajouterai au passage que, au meme titre que beaucoup d’autres francais (tous ceux que je connais d’ailleurs, c’est clair), j’ai crie de joie en 1989 quand Greg Lemond a battu Laurent Fignon de 8 secondes.
    Arretons de faire croire que les francais ne sont qu’un peuple raciste et imbu de soi-meme…

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  2. marco
    Soumis le 26 août 2005 à 5:48 | Permalien

    Pour ma part, j’ai un peu de difficulté à comprendre l’enjeu réel de ce semblant de débat. J’ai lu énormément sur l’affaire Armstrong et il me semble que la preuve qu’a soulevée le journal l’Équipe en est une scientifique et incontestable. Pourquoi, et surtout, comment, certaines personnes s’opposent-t’elles à la validitée de tels résultats. Je me demande si les réactions auraient été les même si le labo lui même avait annoncé les résultats positifs plutôt qu’un média comme l’Équipe. J’ai l’impression que le débat passe un peu à côté, tout comme la «défense» de Lance. On semble s’obstiner sur le fait que les Français n’aiment pas Lance, sur le moment choisi pour sortir cette nouvelle, etc… Par contre, je trouve que le réel débat est plutôt sur les possibilités offertes à l’UCI et les sanctions possibles vis-à-vis Lance. Tout ça pour dire que jusqu’à date, ceux qui supportent Lance dans cette affaire ne semblent pas avoir de réels arguments pouvant s’opposer à une preuve scientifique et crédible. C’est un peu lorsque tu prends un gamin en train de se battre: «C’est lui qui a commencé»…Ca ne l’excuse de rien mais il essai de changer le débat de place puisqu’il sait qu’il s’est fait prendre…

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  3. roger
    Soumis le 26 août 2005 à 6:16 | Permalien

    je suis totalement d’accord avec Marco. Comment peut-on reprocher à un journal d’avoir fait son métier. Ce n’était pas au labo de lâcher le morceau dans la mesure où il était censé traiter les échantillons dans le secret de l’anonymat. Mais rien dans la loi n’interdit à un journaliste de remuer la merde. La démocratie l’encourage plutôt à le faire dès que celà est necessaire. Les pro- Armstrong s’en prennent donc à celui qui remue la merde plutôt que de s’en prendre à celui qui est à son origine, sir Lance lui-même.
    C’est le monde à l’envers. Le débat n’est plus en effet de savoir si ces resultats son valide ou pas. Autant que je sache, les tests ont été effectués sur SIX échantillons et pas UN comme on peut le lire ici et là. SIX fois coupable. Pourquoi parle t’on de contre expertise. Pas besoin de contre expertise, car il en a eu cinq de plus qui sont allé dans le même sens. Mais comme il reste des échantillons d’urine de Lance, allons jusqu’au bout et faisons un test ADN pour se débarasser définitivement des arguments des pro-Armstrong et d’Armstrong lui-même qui dans son interview sur CNN s’en prend au p’tit frenchie du labo de Chatenay comme ces ancètres texans s’en prenaient au noirs. Il est frenchie, donc il est pas à prendre au sérieux. Pathétique.
    Le débat aujourd’hui est en effet de savoir si ce personnage sulfureux qu’est Verbruegen va oser proposer le déclassement d’Armstrong dans le tour 99 ( sans se poser la question de savoir si Zülle était chargé ou pas).
    Il faudrait aussi que l’Equipe dévoilent les noms des propriétaires des autres échantillons positifs à l’EPO. Ils doivent être en possession de ces noms dans la mesure où ils ont remonté la filère des numéros de procès verbal pour tomber sur L.A.

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  4. toutouille26
    Soumis le 26 août 2005 à 6:27 | Permalien

    ” sulfureux ”
    enc… oui! il va se pacser avec leblanc,ils vont tres tres tres bien ensemble ces 2 cons

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  5. marco
    Soumis le 26 août 2005 à 11:29 | Permalien

    Par contre, je dois avouer que les médias sont de mauvaise foi puisqu’ils ne publient que le nom de Armstrong, alors que plusieurs autres échantillons ont été testés positifs. Puisque l’Équipe a réussi à associer les échantillons positifs à ceux d’Armstrong, ils ont forcément d’autres noms à donner. Il y a sans doute un peu de sensationnalisme dans cette affaire là, mais le fond de l’histoire ne peut être nié: Armstrong s’est fait prendre pour dopage…que dire de plus?

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  6. erickk
    Soumis le 26 août 2005 à 11:38 | Permalien

    “hors de tout doute possible”, un peu de sérieux ! J’ai lu quelque part sans en avoir la preuve formelle que les flacons étaient descellés. Bien sûr je raviserais ma position si je m’aperçois de mon erreur, en attendant, on ne peut pas décemment maintenir de tels propos.

    Je sais que les gens s’attendent à ce que les pro-Armstrong se mettent à aboyer avec la meute, critique l’homme etc… ca leur ferait trop plaisir du reste.

    C’est oublier l’essentiel du débat : la réputation de la recherche antidopage se trouve entachée. Comme dit LFR, on tient la l’occasion unique d’imposer des controles a posteriori notamment sur certaines substances dont PERSONNE ne parle ici (alors que je le repète RIEN ne prouve que les échantillons n’ont pas été trafiqués) : l’hormone de croissance et les fameux anti-corps qu’en 2 mois, on a pas été capable de produire…

    En ce sens, je suis de la position d’Ayotte. Chercher des poux dans la tete d’Armstrong, soit, ca pourrait d ailleurs tout aussi bien etre Vino, Ullrich ou autres, mais il aurait fallu que ce soit des preuves en béton.

    Quant à la réaction de L.A, franchement oseriez-vous douter des talents de communicateur, HAHAHA !? On l’imagine déjà en politicien tiens !

    erick

    PS : j’aimerais connaitre le nom du francais de l’équipe d’Armstrong qui lui disait a l époque que les francais n aimaient pas les gagnants. J’ai bien un nom en tete mais…

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  7. erickk
    Soumis le 26 août 2005 à 11:52 | Permalien

    Wow ! faut arrêter l’EPO là ! Relier la prise de l’EPO et la fréquence de pédalage ?

    Le traditionnel “Ullrich à 60tpm vs Armstrong à 95tpm” ne prouve rien si ce n’est que la performance cycliste ne dépend pas seulement du style.

    Tous les records de l’heure ont été fait à plus de 100tpm. Tous les pistards, dont les cuisses (mmmh, y aurait de quoi à dire aussi là dessus…) n’ont rien à envier à celle de bibendum ont une fréquence max de 200tpm.

    Physiologiquement, la vérité est que mouliner élève effectivement la F.C. ce qui peut être gênant pour certains, mais pas pour d’autres qui ont un pourcentage d’utilisation de VO2Max élevé (à ce titre, voir la description de Floyd Landis que LFR nous a fait partager l’année passé ici même).

    erick

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  8. toutouille26
    Soumis le 26 août 2005 à 12:21 | Permalien

    vasseur!

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  9. didier girsch
    Soumis le 26 août 2005 à 2:23 | Permalien

    et si on passait à autre chose,comme l’a dit poulidor,on ne va pas remonter à 1903,le cyclisme pro est de tous temps un espace trouble, pour ne pas ecrire quasi mafieux,vouloir le changer en le rendant “propre”,ce serait le dénaturer et d’un ennui incroyable,mais si,avouons que c’est tres passionnant d’etre en plein débat sur LA juste avant la rentrée scolaire(en france),sinon c’est quoi:les impots,le prix du petrole???c’est leger,sans implication et ça passe le temps.

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  10. Un cycliste bronchiteux et asthmatique
    Soumis le 26 août 2005 à 4:07 | Permalien

    je sais bien que je suis a classer dans la categorie de ceux qui ne peuvent pas sentir Lance Armstrong et ce depuis les debuts de ce monsieur dans le monde professionnel. Mais la, il s’agissait alors autant de l’homme que du coureur et surtout de l’image que l’un et l’autre renvoyaient. Enfin peu importe.
    Je note cependant que, depuis que la nouvelle affaire Armstrong est sortie, on veut impérativement qu’il soit sanctionné alors qu’il n’y aucun moyen juridique de la faire (hormis peut etre le passer au pentotal puis la roue et enfin la question… peut etre aussi qu’un petit écartèlement serait nécessaire pour obtenir des aveux…).
    Sérieusement, cela a été reconnu par le personnel du laboratoire de Chatenay-Malabry, ces échantillons prélevés sur des coureurs du Tour 1999 ne sont absolument pas exploitables pour un test anti-dopage en tant que tel. S’ils l’ont été, cela n’a été que pour faire avancer la science anti-dopage. Jamais pour sanctionner tel ou tel coureur. Car comment assurer une certaine justice aux coureurs? Les procédures mises en place nécessitent des échantillons scellés à l’arrivée au laboratoire, ainsi que deux échantillons séparés pour permettre une contre-expertise. C’est le minimum, car on ne peut sanctionner un coureur sur la preuve d’une analyse unique. Toute personne ayant travaillé en laboratoire de biochimie sait que de telles analyses doivent être confirmées pour être validées. Ce serait totalement injuste, non-scientifique et digne d’une république bananière. C’est déjà suffisamment le souk avec l’UCI sans qu’on rajoute de tels agissements.
    Sur ce point, la pauvre tentative de défense aperçue hier sur CNN de la part de ce monsieur qui a son tour se perd dans les méandres du mensonge tel un Virenque complètement désarticulé par l’ampleur du scandale qu’il avait suscité, témoigne également de sa pauvre connaissance du déroulement d’un test anti-dopage. En aucun cas, les laboratoires réalisant les tests ne sont en mesure de savoir à qui appartiennent les échantillons qu’ils analysent. En effet, pour un simple soucis d’équité et de justice envers les coureurs, les laboratoires ne doivent pas être en mesure de connaître l’identité des coureurs. Lorsque qu’un échantillon est positif, c’est le numéro de l’échantillon qui est transmis aux autorités compétentes: en l’occurence, l’UCI, la FFC et le ministère des sports en France pour mise en branle des procédures de vérification et de sanction. Depuis l’AMA est venue se rajouter.
    Ensuite, pour expliquer l’acharnement, les déchainements qu’il peut y avoir contre sa personne, je ne vois qu’une explication: sa personne. Antipathie et arrogance sont les deux “qualités” qui me viennent spontanément à l’esprit. Certains parlent de générosité, voire d’abnégation pour les victimes du cancer. Soit. Peut-être peut on y avoir de l’opportunisme pour mettre sur de bons rails une carrière politique avec en toile de fond le mythe du héros rescapé du cancer payant de sa personne pour les malades. Cela va peut-être paraître cynique à certains. Mais le personnage a déjà bien souvent fait preuve de cynisme, en plus d’arrogance. Cet écorché vif de la vie (certes, il n’a pas eu de jeunesse facile et dorée, mais ce n’est pas une raison de devenir parano et d’en vouloir à la Terre entière) se pense persécuté par les pauvres français qui n’ont plus gagné le Tour depuis “23” ans (eh apprend à compter, la dernière fois c’était Hinault en 1985, soit 20 ans tout rond) lors qu’ils traversent une grave crise de leur cyclisme. Foutaise. Si le cyclisme français traverse une grave crise, c’est justement à cause des agissements de personnes telles que lui et toutes les autres archi-chargées. J’ai encore la faiblesse de penser que le cyclisme français est plus sain qu’ailleurs. Même s’il est vrai que le cyclisme à deux vitesses observé n’est pas uniquement dû (à mon humble avis) à la trop grande supériorité des équipes étrangères. Après tout, il y a tout de même des coureurs étrangers dans des équipes françaises qui ont de très bons résultats. A moins que je me trompe, lorsque le contrôle longitudinal a été instauré, il était obligatoire pour les coureurs de nationalité française ainsi que l’ensemble des coureurs étrangers engagés par des équipes françaises. Peut-être que ce point à changé, mais je ne crois pas… Alors, cela voudrait-il dire que les coureurs étrangers des équipes françaises se chargent? Et le suivi longitudinal n’en dirait rien? Aucun arrêt ne serait décidé?? Serait-ce qu’une vaste fumisterie?? Non sérieusement, peut-être faut-il également chercher un peu du côté des coureurs français.
    Pour continuer sur la ligne de défense du vilain petit canard honni des français, je pense qu’il est très facile dans le contexte actuel de réveiller les élans anti-français après les tensions des deux dernières années et donc de sauver l’image du héros aux Etats-unis et donc les financements de son association contre le cancer. Zut on retombe encore sur des problèmes d’argent. Malheureusement, c’est bien vite oublier que Greg Lemond a fait partie de deux équipes françaises, dans lesquelles il a gagné deux Tours. J’ai même salué la victoire de Lemond en 90 alors qu’il m’avait tant meurtri l’année d’avant dans ce qui reste à mes yeux un tour d’anthologie. Doit-on alors me taxer d’anti-américanisme primaire pour la simple raison que j’ai supporté le professeur plutôt que Greg Lemond en cette année 1989?? Soyons sérieux. Cette ligne de défense est manifestement pitoyable et n’a que le but d’user du patriotisme de ses compatriotes en se servant de leur incurie en matière de vélo. Malheureusement si elle peut abuser la grande majorité, je pense que les amateurs de vélo ne sont pas dupes.

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  11. phil
    Soumis le 27 août 2005 à 5:04 | Permalien

    Erickk, les flacons n’étaient pas descellés au moment de l’analyse rétroactive. Ce sont les flacons B gardés en réserve, puisque les A avaient été utilisés pour les analyses conventionnelles (voir l’Equipe). Les B étaient parfaitement intacts congelés à 20°. Lorsque l’Equipe parle de flacons descellés, c’est en disant qu’il sera peutêtre impossible de prendre des sanctions du fait qu’une nouvelle expertise ne pourrait se faire que sur ces échantillons B descellés fin 2004 pour l’analyse rétroactive qui a donné le résultat que l’on sait.

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