UCI et organisateurs des grands tours: le litige se poursuit

Le différent opposant l’UCI et les organisateurs des trois grands tours (France, Italie et Espagne) se poursuit, malgré la multiplication des rencontres, la dernière en date ayant eu lieu aujourd’hui à Zurich.

Le litige porte essentiellement sur la sélection des équipes pour ces courses. Les organisateurs ont eu l’habitude, depuis la création de leur épreuve, de jouir d’une totale liberté (ou presque…) quant aux équipes qui étaient, ou non, invitées. C’est ainsi, par exemple, qu’on a pu sur le Tour de France jouer la carte de la préférence nationale ces dernières années. Sur le Giro, il y a toujours eu un fort contingeant d’équipes italiennes, là encore sur décision de l’organisateur.

L’introduction du ProTour est vue comme une tentative par l’UCI d’acquérir ce droit de sélection puisque le principe même du ProTour exige que les 20 équipes – et seulement les 20 équipes – de ce circuit aient accès à toutes les épreuves sélectionnées. Les organisateurs des trois grands tours seraient donc forcés, s’ils acceptent ce nouveau programme, de permettre aux équipes ProTour – et seulement à ces équipes – de participer à leurs épreuves, sans pouvoir en inviter d’autres sous des critères de préférence nationale ou d’éthique.

L’autre sujet de discorde est les droits d’exploitation. L’UCI exige que les organisateurs achètent, à très fort prix bien sôr, une licence ProTour pour leurs épreuves, les privant ainsi d’une partie des recettes qui iraient désormais directement dans les poches de l’UCI qui passe du coup à la caisse. Les organisateurs des trois grands tours veulent évidemment conserver leur liberté dans ce domaine, ne voyant pas très bien à ce jour (et nous non plus!) ce qu’une licence “ProTour” pourrait bien leur apporter de plus…

Bref, la polémique se poursuit, malgré les affirmations rassurantes de M. Verbruggen, de sorte qu’on peut toujours affirmer aujourd’hui que le ProTour est loin de faire l’unanimité dans le cyclisme…. Il apparaît de plus en plus que ce projet est surtout une tentative de faire de l’UCI l’équivalent pour le cyclisme de ce qu’est Formula One Holdings de Bernie Ecclestone dans la F1.

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