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Tour – UCI: pour y voir clair

Les commentaires sont nombreux sur La Flamme Rouge ces derniers jours. Le point de départ de ces échanges nourris est l’annonce, par ASO, société responsable du Tour de France comme d’autres épreuves du calendrier cycliste professionnel, que le prochain Tour sera disputé sous l’égide de la Fédération Française de Cyclisme (FFC) et non l’Union Cycliste Internationale (UCI), cette dernière étant en charge de l’administration du cyclisme à l’échelle internationale. Autrement dit, ASO a placé le Tour de France au calendrier national et non à celui de l’UCI qui gère le calendrier dit international.

Évidemment, si le Tour de France est au calendrier national français et est placé sous la responsabilité de la FFC, cela veut aussi dire que les contrôles antidopages relèveront de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) et non de l’UCI.

Il s’agit évidemment d’un rude coup porté à l’UCI qui y voit une contestation ouverte de son leadership. ASO a pris cette décision dans le contexte où elle est en conflit ouvert avec l’UCI depuis environ 4 ans sur des questions comme le ProTour et ses règles d’admissibilité aux épreuves tout comme la lutte contre le dopage.

L’UCI a évidemment vivement réagi à la nouvelle, estimant que la décision d’ASO est "mauvaise pour le cyclisme". L’UCI a également refusé de mettre à disposition d’ASO les informations du passeport biologique des coureurs, passeport en place depuis le début de l’année. ASO se tourne donc vers le contrat qu’elle a exigé des équipes qui veulent participer au Tour et qui comporte des obligations de localisation des coureurs. L’AFLD pourra donc, au cours des prochaines semaines,effectuer des contrôles innopinés sur les coureurs dont le Tour figure à leur programme. ASO annonce également que des contrôles capillaires seront ajoutés cette année à l’arsenal dont disposent les autorités pour lutter contre le dopage sur le Tour de France.

Que faut-il penser de tout ca ?

Ma première réaction est que tout ce merdier expose encore une fois les problèmes profonds du cyclisme sur la place publique. Les polémiques n’en finissent plus dans ce sport ! Quand ce ne sont pas des scandales de dopage (l’année 2008 nous a épargné jusqu’ici…), ce sont des guerres ouvertes sur la place publique entre les instances dirigeantes. Quel bordel! Je déplore grandement cette situation parce que j’aime profondément ce magnifique sport. Personne ne peut nier que le cyclisme doit s’attaquer à de nombreux défis pour retrouver une crédibilité auprès du public et des éventuels sponsors. Ces défis sont suffisemment importants et difficiles qu’il me semble que tout le monde devrait travailler dans le même sens. Or, ce n’est pas le cas et cela me désole.

Ma deuxième réaction est d’être plutôt sympathique à la position adoptée par ASO. Je doute fortement qu’ASO ait de quelconques ambitions de prendre le contrôle de quoi que ce soit. ASO défend tout simplement ce pour quoi elle existe: des épreuves cyclistes. Société à but lucratif, ses revenus dépendent en grande partie de la crédibilité de ses épreuves. Or, le dopage menace directement cette crédibilité (qu’en reste-t-il aujourd’hui ?) depuis toujours, mais particulièrement depuis l’Affaire Festina il y a 10 ans. ASO a d’abord fait confiance à l’UCI pour réagir vigoureusement au cancer qui ronge le cyclisme. Or, depuis l’Affaire Festina, les scandales se sont enchainés à un rythme effarant, une situation en partie liée au peu de mesures antidopage adoptées depuis par l’UCI qui a longtemps défendu la position que le dopage était le cas de coureurs isolés dans le peloton, donc un problème mineur. Lassée de cette situation et échaudée par les scandales majeurs des deux derniers Tours de France, ASO a décidé de désormais entreprendre elle-même la lutte et, pour ce faire, s’en donne les moyens, quitte à ruer dans les brancards. Peut-on leur en vouloir de défendre ainsi le Tour et les épreuves connexes qu’elle organise, surtout dans la mesure où c’est le Tour qui "tire" toutes les autres épreuves du calendrier et qui donne au cyclisme une grande partie de sa popularité ?

Ma troisième réaction est que l’UCI doit encore faire son examen de conscience, en commençant par faire le ménage parmi ses hauts dirigeants. Hein Verbruggen, ex-président, tire encore de nombreuses ficelles par exemple. En imposant sans consultation le ProTour, un système tout de même lucratif pour l’UCI et qui a déjà entrainé de nombreuses difficultés pour les petites épreuves cyclistes délaissées de ce label, ne peut-on pas y voir la volonté de l’UCI d’étendre son influence sur le cyclisme international, au détriment de ceux qui, concrètement sur le terrain, organisent des épreuves cyclistes en démarchant les sponsors et en négociant avec les autorités locales ? La création du ProTour était-elle vraiment une priorité à poursuivre ces dernières années alors que le sport lui même est menacé par le cancer du dopage ? L’organisme responsable du cyclisme international n’aurait-il pas dû réagir plus vigoureusement et mettre en place plus tôt le passeport biologique ?

Enfin, je pense que dans le contexte actuel du cyclisme, tout le monde essaie un peu de sauver sa peau. Le récent volte-face des organisateurs du Giro, qui ont invité à la dernière minute l’équipe Astana, pourtant d’abord exclue, ne peut-il pas être interprété comme une tentative d’augmenter l’intérêt de l’épreuve, et donc les cotes d’écoute ? ASO essaie aussi de sauver la crédibilité de son épreuve et, n’ayant pour le moment pas trop de problème de cotes d’écoute, tente de limiter les risques d’un scandale de dopage qui serait dévastateur pour le Tour comme pour le cyclisme en général. La Vuelta, quant à elle, envisage une autre solution encore, celle de proposer une épreuve originale en deux temps où seules quelques équipes qualifiées sur la base des résultats des premiers 10 jours de course seraient invitées à poursuivre l’épreuve.

Chose certaine, la situation manque de cohérence et n’est pas simple. Malheureusement, c’est encore et toujours le cyclisme qui trinque…

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36 Commentaires

  1. dorian

    Je ne suis pas au courant de tous les dessous du conflit ASO UCI et Astana exclus du tour mais je suis presque certain que derrière cela il y a principalement une histoire de gros sous. Le problème du dopage n’est qu’un prétexte. Tous les vainqueurs du tour étaient plus ou moins « chargés » avec les produits de leur époque, les organisateurs ne pouvaient quand meme pas l’ignorer et ils ne disaient rien. Et aujourd’hui ils jouent aux « monsieur propre ». Allons c’est l’argent qui mène le monde et ASO et UCI peut etre plus que les autres

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  2. alain39

    Limpide et très bon résumé des tenants et aboutissants.
    il est manifeste que l’ampleur prise par ce litige et ses différents rebondissements nuisent à sa lisibilité.

    L’UCI d’ailleurs sait avec maestria souffler successivement le chaud et le froid.
    Qui plus est l’UCI qui a vocation à communiquer avec les fédérations se permet en abusant d’une lecture très extensive de ses statuts d’être aussi l’interlocuteur des coureurs, équipes, sponsors, organisateurs etc…..
    Ce flou juridique qui entoure la mission exacte de l’UCI est la principale cause du malaise actuel.
    Lors de sa création en 1900 ses interlocuteurs étaient censés être les seules associations et sa mission visait à harmoniser les règles entre ces différentes association. c’est d’ailleurs cette interprétation qui a longtemps prévalue puisque ce sont créé en marge la FICP et la FIAC.
    Actuellement l’UCI donne une interprétation à des textes de plus d’un siècle pour expliquer sa mission dans un cyclisme moderne qui n’a plus rien a voir avec celui que les rédacteuirs essayaient de protéger et de doter d’une structure centrale.

    Intéressant de voir que l’UCI a refusé un chèque de 700.000 € du gvt français pour lutter contre le dopage.
    Comment uns instance peut renoncer à une « subvention » de l’un de ses membres alors que c’est le mode de fonctionnement de l’UCI. En effet, le ppe est que le gvt subventionne la FFC qui elle même subventionne l’UCI.
    Qui plus est ce versement entre parfaitement dans le cadre d’une des missions de l’UCi à savoir garantir l’éthique.
    Etonnant non, et ce d’autant plus qu’en même temps l’UCI refuse de communiquer à un de ses membres (FFC) des informations qui l’assisteraient dans sa mission d’organisateurs (ne pas oublier que la FFC se charge d’organiser les championnats nationaux et bien évidemment les courses du calendrier amateur).
    Cet argument prévaut également pour le tdf qui est placé de part les statuts de l’UCI sous l’égide de la FFC faute d’être dans le pro tour et donc l’UCI est censé coopérer avec son membre et ce conformément à son but tel que défini en articles 2 (promotion de l’éthique sportive) et 3 (respecter l’égalité de tous ses membres et principe de non ingérence) des statuts.

    Pour info ASO, les coureurs, les équipes et les sponsors ne sont pas membre de l’UCI laquelle ne se gène pas pour autant pour leur imposer son bon vouloir et ses réglements.

    Comme on peut le voir l’UCI est une sorte de nébuleuse à géométrie variable dont l’objet centenaire a perdu de sa pertinence tout en permettant par le flou que cela génère d’étendre à volonté la mission de l’UCI.

    Le système actuel souffre crucialement de son manque de représentativité et de la cupidité de l’UCI dont la mission de régulateur et garant de l’éthique ne permet nullement de réclamer le versement de sommes tant de la part des équipes (licenses) organisateurs et TV.

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  3. plasthmatic

    On en est au refrain ou au couplet, là, je suis un peu perdu ?

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  4. Patrick B

    Je vais préter le flanc à des offensives, mais l’heure est venue d’une remarque qui se veut au mieux constructive, au pire salvatrice.
    Voilà, je ne parviens plus à lire les commentaires d’alain, par trop rébarbatifs et hermétiques aux réactions d’autrui. Suis-je le seul? Si non, dites-le, chers collègues, il changera peut-être de rengaine.

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  5. Bark

    Alain a passé trois semaines difficiles et là il se lache!!! Je le comprends
    ASO achète 49% de la Vuelta, le monopole sur le cyclisme est en marche…

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  6. alain39

    Bravo pour la critique.
    Je m’incline face a de tels arguments.
    Desole Laurent c’est tout ce que nos plus fideles lecteurs peuvent apporter au debat et ce malgre le bel effort de recherche de ton post.
    Il est facheux de constater combien certains tombent facilement dans la tentation de la critique gratuite un brin moqueuse.
    Un petit mot pour Patrick qui sorti de son engagement de reserve a mon egard se lance dans la critique.
    Y a pas de doute le debat y gagne.
    Au plaisir de vous lire messieurs.

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  7. legafmm

    alain sans payé par aso (ils achetent tout en ce moment) nous sort une tirade à l’éloge de ASO, et contre l’UCI, responsable de tous les maux du cyclisme.

    Ha, il a bon dos l’UCI, et les cyclistes, les managers, les medecins, etc … eux non ils sont tous innocent, c’est l’UCI, qui dopent les coureurs.

    Je rapelle que l’UCI est la fédération n°1 en matière de lutte contre le dopage. Et oui, ha ça le fout mal.

    Dire que ASO place son épreuve sous l’égide de la FFF sous prétexte que les contrôles de l’uci ne son pas efficasses, et bien on va voir. wait & see, je sens que cette année, il y aura pas de problème.

    Je demande pourquoi ASO n’a pas fait de même pour leurs autres épreuves, ces autres epreuves laissée sur le calendrier uci sont elles de la merde ? on se le demande tellement aso ne les protège pas du venin de l’uci.

    Ou peut être qu’ASO agit dans le seul but de foutre la merde, de creer des problemes, ….

    «  » Pour info ASO, les coureurs, les équipes et les sponsors ne sont pas membre de l’UCI laquelle ne se gène pas pour autant pour leur imposer son bon vouloir et ses réglements. «  »

    ça c’est très drôle, abuse pas trop des carambars,
    non sérieusement, je ne suis pas membre de la FIFA, et pourtant je suis leurs regles le dimanche.
    Je paye mes impots et pourtant je ne suis pas membre de l’UMP, etc …
    En quoi ce que tu dis est pertinant, si c’est pour raconter des blagues, va sur un autre forum mon gars.

    En imposant sans consultation le ProTour : faux archi faux, tjr faux, mensonges une fois de plus.

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  8. alain39

    La difference entre FIFA et UCI est que la FIFA a cree les coupes d’europe coupe du monde et autres evenements internationaux et non des organisateurs prives.
    Autre difference les federations disposent d’une plus grande liberte de gestion des championnats et coupes nationales dans lesquelles la FIFA n’intervient pas.
    Pour preuve entre les differents pays les calendriers des championnats sont tres differents et non imposes pqr la FIFA.
    Ce qui m’etonne est que tout le monde semble touver normal que l’UCI puisse regenter des epreuves dont elle n’a ni la propriete, ni l’organisation et ce par la mise en place de sortes de droits de peages (licenses, droits a verser par les organisateurs, et droits de retransmissions).
    Je semble etre le seul a trouver cela immoral et proche de la spoliation de biens qui plus est lorsqu’on lit les statuts de l’UCI qui ne semblent pas lui attribuer un tel pouvoir.
    Je ne defend pas ASO mais suis seulement outre de voir comment l’UCI vient la dessaisir d’un bien qui lui appartient depuis plus d’un siecle.
    Si quelqu’un peut me demontrer le bien fonde de la position de l’UCI et son caractere moral je suis preneur.
    De grace epargnez moi les sarccasmes et railleries si d’aventure vous voulez reellement debattre sur ce sujet qui est le pb de fond de notre sport.

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  9. Testocarbone

    Je confirme ce que je disais dans une autre contribution. l’UCI a été chargé par les différentes fédérations nationales d’organiser, de gérer, et de contrôler les épreuves internationales. Pendant très longtemps le Tour de France était une épreuve française, à majorité de coureus français avec quelques coureurs étrangers invités. Aujourd’hui c’est une course à majorité de coureurs venant de l’étranger. Je ne trouve donc pas anormal, à priori, que l’UCI contrôle plusieurs aspects de ce Tour de France. N’oublions pas qu’ASO, n’a pas plus de légitimité, étant, une société qui n’a que de très lointain rapport au journal « l’Auto ». Ce sont aussi les abstractions du marché qui ont mis cette société à la tête du Tour.

    Je n’ai pas d’avis tranchée dans cet affaire, étant, par expérience plutôt écoeuré par la manière dont les sieurs Verbrueggen et Mac Quaid ont mené les affaires ces derniers temps. Verbrueggen était même un ardent défenseur du dopage. Pour lui ce n’était qu’un petit dommage collatéral, bien compréhensible, et qui n’entravait surtout pas la possibilité de faire tourner les affaires qui allaient être de plus en plus juteuse avec le Pro-Tour.
    Souvenez vous de sa parodie de justice digne des juges du Far West, lorsqu’il engage un avocat corrompu pour éclaircir l’affaire de dopage d’Armstrong découverte à posteriori.
    Vu sous cette angle, je serai plutôt du côté d’ASO, qui cherche à recrédibiliser la première et la plus grand épreuve cycliste au monde, vrai miroir de ce sport à l’étranger.
    Vu sous l’angle purement juridique, je pense qu’ASO et la FFF serait dans le tort en excluant le contrôle de l’UCI sur l’épreuve, car cela remet en cause la charte du 19 avril 1900 qui est toujours d’actualité.

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  10. Vinnnch

    Bonjour à tous,

    pas de souci Alain, pour ma part je lis toujours avec le plus grand intérêt tes contributions.
    Je ne comprends d’ailleurs pas trop ce qui fait que les participants avec qui j’étais à peu près systématiquement d’accord jusqu’il y a peu me semblent un peu « partir dans tous les sens » aujourd’hui…

    Tu peux continuer en tout cas, il y a au moins un lecteur de ce site qui continuera de lire avec le plus grand plaisir !!

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  11. alain39

    Merci à Vinnnch pour ce post très sympathique.
    Je suis tout comme toi très étonné du changement de ton de certains membres historiques de ce blog.

    Tout à fait d’accord que l’UCI contrôle certains aspect du tdf pour autant que ce soit en adéquation avec ses statuts. l’UCI doit être le garant de l’équité, d’une harmonisation des réglements et de la lutte contre le dopage. L’UCI doit également veiller au respect des règles de sécurité.
    Concernant la légitimité de ASO elle ne fait pas de doute car cette société est le successeur légal de l’auto journal créateur du tdf.
    ASO est une société de droit français et le tdf est un actif à son bilan avec une valorisation financière et en contre partie des engagements et des risques provisionnés comme il se doit.

    ASO supporte tous les risques liés à l’organisation du tdf tout comme pour le Dakar. D’ailleurs seul ASO supporte actuellement la perte financière d’annulation du Dakar et les frais liés à l’organisation d’une manifestation de substitution. Ce risque est d’ailleurs à priori non assurable en son intégralité.
    La FIA d’ailleurs se garde bien de choisir au lieu et place de ASO la liste des participants et de s’ingérer dans l’organisation.
    La FIA toutefois exerce un contrôle sur les conditions de tenue de cette manifestation, les réglements techniques etc….
    Autre remarque ASO est l’organisateur de l’étape du tdf qui au vu des posts de nos lecteurs est un modèle d’organisation.
    C’est donc lui faire un bien mauvais procès en jugeant de sa probité sur le seul conflit UCI.
    Testocarbone a tout à fait raison de s’interroger sur la légalité de l’action prise par ASO en concert avec la FFC au regard de la charte de 1900.
    Elle est parfaitement légale, puisque la FFC est en charge de l’organisation des manifestations françaises hors pro tour ce que devient le tdf suite à son retrait du pro tour.
    Le tdf entre alors dans la catégorie des épreuves internationales et la FFC et ASO doivent alors respecter le réglement UCI applicable à ce type d’épreuve. Ci joint le lien http://uci.ch/Modules/BUILTIN/getObject.asp?MenuId=&ObjTypeCode=FILE&type=FILE&id=34032&

    Il est bon de constater que ce réglement colle parfaitement à la mission première de l’UCI.
    D’ailleurs l’UCI ne conteste pas cette faculté accordée à la FFC en sa qualité de membre mais refuse de lui faire bénéficier du passeport biologique qui est propre au pro tour. Dans ce cadre doit s’analyser l’offre de subvention de 700.000€ par le ministère des sports (la FFC seule legalement redevable n’ayant pas les liquidités nécessaires) qui devait indemniser l’UCI pour la transmission des données liées au passeport biologique pour le tdf. Subvention bien évidemment refusée par l’UCI.

    ASO et la FFC sont donc dans la légalité c’est bien là le loup pour l’UCI qui de son côté monte d’un cran en menaçant se sanctionner les coureurs et équipes pro tour qui participeraient au tdf.

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  12. legafmm

    l’uci ne peuvent pas les sanctionner, aso a tout les pouvoirs, ils sont les rois du cyclisme, l’uci n’est que de la poudre aux yeux, ils n’ont strictement aucun pouvoir.

    C’est pour cette raison que tous les problemes du cyclisme viennent de aso, qui elle par contre à le pouvoir, rien ne lui est interdit.

    Elle peut sélectionner n’importante quelle équipe, même une équipe féminine, faire des étapes de 500 km, des chronos de 200 km si elle le désire, ajouter une 4e semaine, décider de la manière dont les contrôles seront réalisées.

    L’uci ne pourrait rien faire, c’est bien la preuve, que c’est ASO qui mène la danse.

    Tant qu’il n’y aura pas une instance suprême dans ce sport, le cyclisme continuera …

    l’uci a créer les championnats du monde (route, piste, bmx, vtt), championnats continentaux.
    Je ne vois pas de différence avec a fifa.

    Je ne savais pas non plus que les courses régionales amateurs étaient régit par l’uci, je pensais que c’était la fcc, mais bon puisque tu le dis, ok. (haha cette blague, c’est trop fort, arrête)

    C’est bizarre, les championnats europééens se sont terminés juste avt l’euro foot, coincidence sans doute.
    Autre coincidence, il y a jamais de match les soirs de coupe d’europe, lors des matchs internationnaux non plus, c’est dingue ça, il doit y avoir quelque chose.

    Mais non, d’après alain ça na rien a voir avec la fifa/uefa, c’est juste une coincidense, franchement ils ont du bol ds les foot, ils ont pas aso eux, pour enfreindre les regles.

    J’imagine la fff / lfp (ligue pro française) placer des matchs de championnats aux dates de la ligues des chmapions ou des matchs de l’équipe de france pdt des dates de championnats obligeant les club a les libérer, ce serait très très drôle, …

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  13. alain39

    Zut alors!!!! J’avais pris soin de joindre le réglement UCI qui permet d’y voir plus clair sur les pouvoirs dévolus à l’UCI dans les épreuves autres que le pro tour. C’est peine perdu ledit lien aura échappé à la sagacité de legafmm.
    Pour ma part ce post se résume à une suite disjointe d’affirmations étayées par aucun élément de fait et encore moins le début d’un commencement de preuve.
    Le mélange des genres entre la répartition des rôles entre l’organisation et la réglementation des épreuves sportives rajoute à la confusion.
    Le parallèle avec le rôle de la Fifa dans les calendriers des fédérations ignore ostensiblement le fait que ces calendriers font l’objet à chaque changement de longues négociations et palabres entre les fédérations et la FIFA lesquelles sont largement relayées dans la presse spécialisée. idem d’ailleurs pour le rugby.
    Enfin la tirade sur les pleins pouvoirs de ASO et les risques de voir se concrétiser l’hypothétique insription d’équipes féminines, et l’établissement d’un parcours comportant des étapes de 500 km et des chronos de 200 km vaut mieux que tous les commentaires.
    Je ne vois qu’une seule bonne explication raisonnable à ce post…..la drogue.

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  14. plasthmatic

    Laurent : au secours !

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  15. Testocarbone

    Alain, reconnaît que le cyclisme, comme tous les autres sports a besoin d’un organe international de régulation. L’UCI a bien été crée dans cet esprit par les centaines de fédérations nationales.
    D’un point de vue entièrement moral, je préfère voir le cyclisme géré par une association à but non lucratif, comme l’UCI, qu’une société anonyme par actions comme ASO.
    ASO devrait organiser le TDF d’un point de vue logistique, et l’UCI doit l’organiser d’un point de vue sportif.
    ASO n’a aucune légitimité sportive, aucune et j’espère qu’elle n’en aura jamais.
    Le sport cycliste est régi dans notre pays par la fédération française de cyclisme, qui je me répète, est représenté au niveau international par l’UCI.
    La dessus, je donne raison à Legaffm, et affirme qu’il ne peut pas y voir de différence entre la FFF et son rapport à la FIFA, et la FFC et son rapport à l’UCI.
    Heureusement que nous avons encore des entités associatives pour réguler le sport, car si les managers d’ASO devaient s’en occuper, on pourrait rapidement se rapprocher des jeux du cirque, pour une raison simple, qui tient du fait qu’ASO est une société à but lucratif, ce qui est dans mon esprit, incompatible avec l’esprit sportif.
    Je n’ai pas de haine primitive envers l’argent, mais il serait malvenu de ne pas reconnaître que cet aspect est une des causes majeures de dopage. On me rétorquera que celui-ci existe aussi chez les amateurs. Certes. Mais il existe justement, car il est important, pour faire une carrière professionnelle, de bien se faire repérer chez les amateurs. Mais bon, je suis d’accord, le problème du dopage est vaste.
    Revenons à l’UCI.

    Je pense que nier toute légitimité à l’UCI est faire fausse route. Par contre, moraliser l’UCI, combattre ses méthodes et essayer d’en faire une institution irréprochable est certainement plus logique que de transferer ce pouvoir à une société capitaliste à but lucratif.
    Ce serait une forme de dénie du sport, même s’il est professionnel.

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  16. Bark

    La dernière phrase d’Alain lève le voile sur le personnage. J’espère que Vinnnch l’a lu avec grand plaisir.
    Patrick B avait raison, ignorons le.

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  17. plasthmatic

    Merci Testocarbone, à commencer pour la lisibilité de tes messages, l’exposé clair de tes idées, et la prise en compte de l’interlocuteur à l’émission comme à la réception, tout ça c’est la même chose.
    Les sports doivent être fédérés. Au niveau national on parle bien de … fédérations.
    Fédérer, cela signifie regrouper des parties ayant une finalité commune, tout en préservant les droits et les prérogatives de chaque entité, les clubs, les coureurs, etc … Au niveau international, la tâche échoit, je crois, à l’UCI. Le souci, me semble-t-il, parce que je ne me tiens pas informé de manière pointue, vient du fait que l’UCI semble « gangrenée » par des personnages qui pensent et agissent en termes d’intérêts particuliers, alors qu’ils sont élus, comme tous les représentants, pour se mettre au service d’une même finalité, aucunement incompatible (en droit) avec celle de la fédération française, ou encore … d’ASO : que le sport, les compétitions puissent se dérouler en toute intelligence et toute équité. Le sport aux sportifs, la course aux coureurs.
    En résumé, je crois ( comme Alain ! ) que ça ne va pas du côté de l’UCI. Simplement, il me semble que l’erreur consiste à contester sa légitimité à l’institution, quand il conviendrait de s’en tenir à remettre en cause celle de ses élus. Le ménage passe parfois par une petite révolution …
    Mais peut-être je me trompe.

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  18. Patrick B

    Me voilà d’accord avec les trois derniers messages et aussi, une fois n’est pas coutume, avec legafmm. Le tout sur une question essentielle, la légitimité du pouvoir législatif dans le sport, et une qui ne l’est pas moins, l’écoute de l’autre.

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  19. legafmm

    alain, fait gaffe, ta une grosse tache sur le derriere de ton pantalon, demande a ta maman de mettre des couches.

    Non franchement si tu veux aller dans ce sens, c’est pas la peine d’intervenir, cette dernière phrase est révélatrice de tes difficultés à croire en ce que tu dis.

    Mais je ne t’en veux pas, on ma tjr enseigné le respect.

    Alors respect man

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  20. thierry Lemaire

    Pourquoi tout le monde s’engueule ?
    Y a-t-il de membres de l’UCI dans les commentateurs ? Ou d’ASO ?

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  21. alain39

    Heureux de voir que le débat s’enrichit de commentaires très constructifs.
    je partage l’opinion de la nécessité d’avoir une instance de régulation afin de faire contrepoids avec les organisateurs, coureurs et autres acteurs etvérifier notamment que les fédérations appliquent des règles identiques.
    Ceci étant force est de constater que l’UCI est quelque peu sorti de cette mission en créant le pro tour et en mettant au passage le versement de différents droits à son profit (licenses, droits versés par les organisateurs) et essaye en sa qualité de propriétaire du pro tour de devenir le seul interlocuteur des différents diffuseurs (notamment tv) et autres sponsors qui naviguent autour de l’organisation des évènements du pro tour.
    Le pb est que l’UCI ne supporte aucun coûts liés à l’organisation de ces évènements et bien évidemment aucun risque.
    L’UCI n’a aucun souci de rentabilité faute d’avoir fait le moindre investissement contrairement aux organisateurs.
    De la naissent les divergences ces derniers considérant qu’ils ont droit à une certaine marge de manoeuvre pour sécuriser leurs investissements.
    A mon sens il convient que l’UCI reprenne sa place et revienne a ses missions premières. A savoir gardien du temple.
    Ceci étant, l’UCI doit intervenir dans le débat de la mondialisation du cyclisme qui ne l’oublions pas a été le cheval de bataille qui a permis à Verbruggen de créér la coupe du monde (1989) devenue ensuite le pro tour.
    Indéniablement une instance internationale est nécessaire encore faut t’il qu’elle ne se trompe pas de bataille.
    Et là je rejoints entièrement plasthmatic sur la nécessité de changer les élus actuels qui font fausse route et personnellement j’ai la faiblesse de penser que la cupidité n’y est pas étrangère.

    Les critiques apprécieront ce post dénué de tout humour le précédent ayant choqué quelques sensibilités.
    Etant souvent la victime de vos quolibets et autres appels à la vindicte populaire cela ne m’empêche pas de vous lire avec intérêt et d’apprécier même certaines de vos taquineries et autres railleries.
    Car convenez en, une petit blague de temps à autre ne fait de mal à personne.
    Bye

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  22. legafmm

    bon, je viens de lire sur lequipe.fr 2, 3 choses qui mon bien fait rire.

    Eric Boyer parle a propos de la convention que les équipes ont du signée aujourd’hui pour participer au Tour : «Les équipes avaient la liberté de signer ou non cette convention.»

    Ce qu’il a oublié de dire ce bon Boyer, c’est que les équipes n’ont pas eu le choix, c’était soit tu signes soit tu dégages, belle preuve de démocratie une fois de plus.

    autre passage drôle : Cette convention, dont les détails n’ont pas été révélés par ASO … pourquoi la cacher, y aurait il des choses à cacher au public ?

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  23. Patrick B

    Si je me souviens bien, l’équipe virée du Giro au dernier moment pour faire place nette à Astana (la NGC, peut-être?) avait elle investi (condition sine qua non pour elle pour participer au Giro!) dans le nouveau système anti-dopage, quand d’autres mieux appréciées par le RCS ne l’avaient pas fait (notamment les équipes de Di Luca et de Sella). De plus, cette équipe avait en conséquence de sa participation au Giro décliné une invitation au Tour de Suisse pour des raisons budgétaires.
    Formidable panier de crabes, un cyclisme livré à des grands groupes privés…

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  24. alain39

    oui Patrick je suis d’accord c’est le foutoir et RCS n’a pas brille dans sa decision.
    Ce qui jette encore plus a la confusion c’est que RCS n’a fait que respecter les demandes de l’UCI qui demandait a ce que toutes les equipes pro tour participent au giro. RCS a fait le choix de sacrifier une equipe qui aurait pu etre egalement LPR.
    Ceux qui reprochent a ASO de refuser Contador de defendre son titre et par la meme de se comporter en dictateur ne peuvent alors qu’adherer a cette decision de RCS qui a permis a Di Luca de defendre son titre.

    Le pb c’est quand une entite empiette sur la sphere de competence d’une autre.
    La confusion voila ce que nous gagnons avec ce combat entre UCI et organisateurs.
    D’ailleurs au cas d’espece souleve par Patrick je ne rappelle pas avoir entendu l’UCI emettre la moindre critique a l’egard de RCS alors que comme vient de le soulever fort justement Patrick les motifs ne manquaient pas.
    Les exemples de ce genre se sont multiplies ces dernieres annees et personne ne peut considerer que l’UCI y serait totalement etrangere comme elle essaye de le faire croire.

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  25. marten

    Je me distance avec hargne de mon compatriote Hein Verbruggen qui a eu une vision du cyclisme(peut-être déplacée, peut-être pas) mais qui l’a imposée aux autres(les fédés) et qui n’a pas bien réagi aux problèmes de dopage. Je m’enfous que l’Uci investit le plus d’argent(comparé aux autres sports) contre le dopage. Le dopage était là et la réaction de l’UCI n’a pas été adéquate.
    L’Uci est le problème majeur de dopage actuel dans le cyclisme.
    Voilà c’est dit.
    Quel soulagement.

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  26. alain39

    Un message tranche de Marten.
    Il est clair que Verbruggen a impose sa vision et que contrairement a ce que nous avons pu croire par le passe elle etait tout bonnement cupide.
    Les dernieres evolutions le confirment avec une UCI qui ne donne aucun avis sur l’equite notamment a l’occasion du dernier giro alors que les raisons etaient multiples.
    bye

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  27. Patrick B

    Ainsi donc, tu affirmes Marten que l’UCI est le problème majeur de dopage dans le cyclisme. LE problème majeur, voilà qui est dit.
    Une question: penses-tu que d’autres sports sont autant touchés que le cyclisme par le dopage, voire plus?
    Si oui ou si non, penses-tu que les fédérations internationales en soient pour quelques choses (on pourra user de citations telles celles de dirigeants du football, du tennis, du rugby, qui vont jusqu’à nier l’apport éventuel du dopage dans la performance)? Attention cependant, si de trop nombreuses fédérations distinctes sont responsables principaux du dopage, alors le problème est en amont et elles ne le sont plus.
    Qu’il y ait des arguments pour dénoncer des attitudes au sein de l’UCI, cela ne fait aucun doute, comme le tragi-comique recours au cabinet néerlandais (Vrijman?) pour dédouaner Lance Armstrong. Je suis cependant curieux d’entendre les raisons qui font que certains dénoncent A CE POINT l’UCI comme problème majeur du dopage.

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  28. Testocarbone

    Ce sont les règles édictés par l’UCI dans la lutte contre le dopage qui rende l’institution suspecte au yeux de l’idéaliste que je suis.
    Je citerai un exemple. Des milliers d’échantillon d’urines, sur ces dernières années, sont revenus des laboratoires agréés avec le verdict « négatif », alors que les biologistes avait la preuve que ces urines avaient été manipulées avec de la poudre d’enzymes anti-proteines.
    Ces urines étaient plus claires que celles d’un nouveau né. A cause de l’absence totale de protéines, alors que nous autre savons combien nos urines sont foncées, après une sortie de 100 kms. ( Normal, proteiurie élevée à cause de l’effort)
    Le but de cette manipulation, est bien entendu, de cacher des prises d’Epo et de certaines hormones.

    Pourquoi l’UCI, n’a t’elle pas édicté, dans ses règles, le délit de présentation d’un échantillon visiblement manipulé, qui serait une preuve indiscutable de dopage avec le risque d’encourir la même suspension qu’un échantillon vraiment positif.

    Le problèmes, c’est qu’avec ce type de réglementation très contraignante, certains Tour de France se seraient terminés avec une petite dizaine de coureur. ( Source Chatenay-Malabry)

    Voilà le type de décision radicale qui pourrait redorer l’image de l’UCI, à mes yeux.
    Mais l’UCI a toujours agit avec retard en réponse à la pression de certains médias et de certains laboratoires quasi militant comme celui de Chatenay Malabry ( Ce qui explique la haine des Armstrong, Landis et d’autre envers ce labo) et plutôt que d’encourager ce type de comportement, a préféré engagé des crapules corrompues du type de Vrijman pour blanchir Armstrong et éviter le scandale.
    Il faudrait pourtant exorciser ces années Armstrong, les épurer, et mettre le coureur devant ses responsabilités de voleur patenté de titre de champion. Tant que Lance n’aura pas payé pour ces forfaits, je ne vois pas pourquoi certains coureurs se priveraient de recourir à la même supercherie, et faire la même carrière, d’un point de vue financier, que le texan.
    L’UCI est de ce fait, à mes yeux, le plus gros responsable de ce foutoir sans nom..

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  29. Patrick B

    Alain, c’était quoi « mon engagement de réserve à ton égard » du message n°5?

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  30. Patrick B

    Testocarbone,
    Sur ce que tu avance, il me faudrait deux autres avis: celui d’un contradicteur et celui d’un biologiste qui, à mes yeux (je concède que c’est un problème) ferait autorité.
    D’ailleurs, l’emploi du mot « visiblement » traduit, quand même, une incertitude. Et que, comme toujours dans le domaine de la justice, on doit être sûr.
    Tu remarques que je ne mets pas en doute tes paroles.
    Maintenant, aucune fédération de quelque sport que ce soit, aucune institution, aucun scientifique ou reconnu comme tel qui combat le dopage (De Montdenard, Vayer, Grappe…), aucune sommité (Franke,…) n’a évoqué cette triche et ton moyen de la combattre.
    C’est pourquoi il me semble que faire porter le chapeau à la seule UCI est un peu fort. Si tous les protagonistes cachent ce fait et renoncent à ta solution simple, alors il y a un mal beaucoup plus profond en amont qui les y pousse. Et le « problème majeur » du dopage s’y trouve.
    Pour le scandale Armstrong-Verbrugen-Vrijman, je suis 100% d’accord et c’est même moi qui l’ai remis sur le tapis.
    Maintenant, je persiste à trouver que le cyclisme, à sanctionné plus de champions que n’importe quel autre sport, que c’est une des causes de ce que tu appelles le foutoir et les autres sports l’ont évité avec beaucoup moins d’honneur que le cyclisme. Et que l’UCI a sa part de responsabilité dans ces sanctions.

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  31. Testocarbone

    La triche à l’urine manipulée est archi-connu. Un peu de poudre sur les doigts, on urine dessus et le tour est joué. Les enzymes présentes dans la poudre effacent toutes trace de proteines. C’est la méthode infaillible pour déjouer les contrôles.
    Le Dr. Jacques de Ceaurriz, patron du Labo de Chatenay Malabry, n’a cessé d’évoquer cette triche et réclamer des sanctions, mais l’approche anglo-saxonne du délit, qui consiste à prouver l’existence du délit par la preuve qu’il y a eu délit a toujours été un obstacle derrière lequel se sont retranchés Verbrueggen et par la suite Mc Quaid…..parce que cela les arrangeait bien, comme le prouve l’affaire Armstrong.
    Comment accepter cette réalité qui fait qu’une majorité d’échantillon d’urine de coureurs sont « inhumaine », car ne présentant pas les éléments normalement contenu dans de l’urine chez un individu sain de corps.
    Personnellement, je ne vois aucune raison de ne pas sévir devant un tel tableau.

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  32. alain39

    Merci thierry excellent article.
    Cette lecture est très édifiante et elle confirme combien les instances sont molles alors qu’elles sont parfaitement informées. Eh oui tout est divulgué et en libre accès dans la presse.
    @patrick: le fameux « engagement de réserve » à mon égard faisait référence à ton refus de répondre à mes posts et ensuite ton appel lancé aux lecteurs pour manifester leur mécontentement à mon égard.

    Je concède que ma formulation n’était pas très explicite mais avait au moins le mérite de rester très neutre même si je suis pour le moins offusqué par ce comportement.

    Ciao

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  33. Patrick B

    Merci Thierry, j’avais oublié cet excellent article de de Montdenard.
    Testocarbone, tu écris « l’approche anglo-saxonne du délit, qui consiste à prouver l’existence du délit par la preuve qu’il y a eu délit a toujours été un obstacle derrière lequel se sont retranchés Verbrueggen et par la suite Mc Quaid ». Comment « prouver l’existence du délit » sans « prouver qu’il y a eu délit »?
    Bien souvent, les statistiques prouvent qu’une grande partie d’une population triche mais ne peuvent garantir qui, individuellement. La possibilité d’exceptions naturelles qu’il faut bien prendre en compte permet ainsi à d’autres de frauder. C’est un défi de la lutte anti-dopage, entre autres.

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  34. alain39

    la méthode dont parle testocarbone est celle du « faisceau d’indices » qui permet de juger sans avoir à constater l’existence physique du délit.
    Au cas d’espèce, des coureurs avec des bilans sanguins anormaux telles que absence d’hormones ou encore de protéïnes seraient alors condamnés.
    Il ne serait donc plus nécessaire de retrouver des traces d’EPO ou de quelconques produits dopants.
    En droit français cette méthode palie à l’absence de flagrant délit (pénal) ou encore de preuve irréfutable.
    Testocarbone a bougrement raison de vouloir utiliser cette méthode car elle est gage d’un assainissement des pratiques.
    La peur change ainsi de camps et les coureurs vont éviter les moindres manipulations sachant que le risque de traçabilité et donc de sanctions n’est plus hypothétique.
    Cela fait des siècles que notre système judiciaire fonctionne de la sorte et ma foi il n’est pas si mal que ça. Il semblerait même qu’une large part de la population le trouve trop laxiste notamment à l’égard des récidivistes.
    Enfin, la tarte à la crême de l’exception naturelle me fait bien rire, car dans le cas de Di Luca pris lors du giro 2007 avec un niveau hormonal d’un enfant, il est manifeste que nous avons à faire à un coureur dopé. Comment a t’il fait pour avoir des enfants sans testostérone?????. Pire encore une telle faiblesse hormonale est antinomique avec l’exercice du sport à haut niveau.
    Pour faire un parallèle C’est identique à retrouver de l’eau dans un réservoir de F1 que l’on aurait pris soin de laver juste après la course pour masquer l’usage d’un carburant interdit.
    L’exception naturelle me fait penser à la tactique de défense du reniement qui vise seulement à insinuer le doute dans l’esprit du jury sans apporter une quelconque preuve contraire. En gros cela revient à brandir le risque d’erreur judiciaire pour éviter tout jugement. Simple mais parfois efficace pour obtenir une réduction de peine, mais pas la relaxe.
    Le cyclime devrait s’en inspirer en appliquant une grille complète de graduation des peines et non pas une suspension automatique de 2 ans.

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  35. marten

    Le laxisme de l’Uci est le problème majeur du dopage actuel dans le cyclisme.
    Les coureurs ont naturellement leurs parts de responsabilités et les sponsors etc…..

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