Thurau avoue

Une nouvelle d’importance mais qui risquait de passer innaperçue : Dietrich Thurau, le champion allemand de la fin des années 1970 et du début des années 1980 (15 jours en jaune lors du Tour de France 1977, c’était surtout un excellent spécialiste des contre-la-montre), a révélé au quotidien allemand Stuttgarter Nachrichten que le dopage était généralisé à l’époque ou il était coureur.

Cette révélation ne surprendra personne qui connaît un peu l’histoire du dopage, mais pourra éclairer le néophyte qui s’imaginait peut-être que le dopage était récent en cyclisme. Rappelons que Jacques Anquetil lui-même n’avait pas hésité à réveler les usages du milieu ; à ce sujet, vous trouverez ici une anecdote intéressante.

4 Commentaires

  1. Un cycliste bronchiteux asthmatique
    Soumis le 22 décembre 2003 à 3:42 | Permalien

    Ceci ne vient que confirmer ce qui se savait deja à l’époque. Maître Jacques n’avait pas hésité (lors d’une discussion avec le ministre des sports de l’époque suite à sa remise de la légion d’honneur) à affirmer devant l’étonnement du ministre face aux capacités surhumaines des champions cyclistes que rien ne pouvait se faire à l’eau claire. Surtout pas un tour de france ou un double Dauphiné Libéré – Bordeaux-Paris.

    Jacques Anquetil a été le premier à oser affirmer de telles choses étant en cela complétement en phase avec ses pensées sur le dopage (courantes à l’époque), ce dont peu ont été capables, même parmi les plus grands. Malheureusement, ses excès lui auront très certainement été fatals.

    VA:F [1.9.22_1171]
    Rating: 0 (from 0 votes)
  2. Un cycliste bronchiteux asthmatique
    Soumis le 22 décembre 2003 à 3:42 | Permalien

    Ceci ne vient que confirmer ce qui se savait deja à l’époque. Maître Jacques n’avait pas hésité (lors d’une discussion avec le ministre des sports de l’époque suite à sa remise de la légion d’honneur) à affirmer devant l’étonnement du ministre face aux capacités surhumaines des champions cyclistes que rien ne pouvait se faire à l’eau claire. Surtout pas un tour de france ou un double Dauphiné Libéré – Bordeaux-Paris.

    Jacques Anquetil a été le premier à oser affirmer de telles choses étant en cela complétement en phase avec ses pensées sur le dopage (courantes à l’époque), ce dont peu ont été capables, même parmi les plus grands. Malheureusement, ses excès lui auront très certainement été fatals.

    VA:F [1.9.22_1171]
    Rating: 0 (from 0 votes)
  3. C'est Raoul
    Soumis le 22 décembre 2003 à 3:50 | Permalien

    Toujours sur le sujet, un très bon article dan Libération:

    http://www.liberation.fr/page.php?Article=166947

    Sur l’auto-transfusion:

    “L’histoire est à tomber à la renverse. Au laboratoire antidopage de Lausanne, auquel l’Union cycliste internationale a l’habitude de confier les analyses de ses prélèvements, les techniciens s’adonnent à un nouveau jeu. Alors que les échantillons sont anonymes, ils essaient de deviner de quelle équipe provient le flacon. Et ils se trompent rarement. Pourquoi ? Les techniciens ont remarqué que les paramètres sanguins des coureurs étaient curieusement similaires. Un hématocrite entre 47 % et 48 %, même s’il reste rigoureusement en dessous du seuil de 50 % ­ synonyme de mise au repos du coureur ; et une EPO naturelle bien en dessous de la normale. Le labo constate que trois grandes équipes cyclistes présentaient ces caractéristiques. …”

    VA:F [1.9.22_1171]
    Rating: 0 (from 0 votes)
  4. C'est Raoul
    Soumis le 22 décembre 2003 à 3:50 | Permalien

    Toujours sur le sujet, un très bon article dan Libération:

    http://www.liberation.fr/page.php?Article=166947

    Sur l’auto-transfusion:

    “L’histoire est à tomber à la renverse. Au laboratoire antidopage de Lausanne, auquel l’Union cycliste internationale a l’habitude de confier les analyses de ses prélèvements, les techniciens s’adonnent à un nouveau jeu. Alors que les échantillons sont anonymes, ils essaient de deviner de quelle équipe provient le flacon. Et ils se trompent rarement. Pourquoi ? Les techniciens ont remarqué que les paramètres sanguins des coureurs étaient curieusement similaires. Un hématocrite entre 47 % et 48 %, même s’il reste rigoureusement en dessous du seuil de 50 % ­ synonyme de mise au repos du coureur ; et une EPO naturelle bien en dessous de la normale. Le labo constate que trois grandes équipes cyclistes présentaient ces caractéristiques. …”

    VA:F [1.9.22_1171]
    Rating: 0 (from 0 votes)

Fouillez nos archives!