Deuxième chronique du Tour

1 – Le Tour débute samedi à Rotterdam. 10 coureurs nord-américains seront de la partie, soit 8 coureurs américains et 2 coureurs canadiens. Les deux Canadiens retenus sont Michael Barry pour l’équipe Sky de Wiggins ainsi que Ryder Hesjedal chez Garmin, et dont le leader est Vande Velde. Hesjedal, en particulier, peut viser une victoire d’étape en montagne dans les Alpes ou dans les Pyrénées.

2 – Aucun Colombien ne sera au départ du Tour cette année, une première en… 27 ans ! Les Colombiens avaient notamment connu leurs heures de gloire avec Fabio Parra, Lucho "le petit jardinier" Herrera voire avec Maurizio Soler il y a quelques années. Formidables grimpeurs, c’est un peu dommage de ne pas voir de colombiens au départ du Tour en 2010.

3 – Le Canal Évasion au Québec retransmettra comme les années précédentes le Tour de France. Les trois commentateurs habituels sont de retour, soit Richard "le candide" Garneau, Louis "j’identifie les coureurs" Bertrand et Bernard "et tout" Vallet. Petite nouveauté cette année, les abonnés de Videotron pourront également suivre les reportages sur le portail Illico Web sur internet. 

4 – Lance Armstrong a d’ors et déjà annoncé que le Tour 2010 sera son dernier en carrière. Vraiment ?

5 – Frank ou Andy Schleck sur le podium du Tour ? Les deux peut-être ? Chose certaine, je crois qu’ils sont prêts et à deux, ils peuvent faire du dégât, surtout à la tête d’une puissante équipe SaxoBank qui a l’habitude des pavés, du vent et de la montagne. Les deux frères luxembourgeois ont par ailleurs indiqué qu’ils quitteraient l’équipe de Bjarne Riis – toujours sans repreneur pour 2011 – à la fin de l’année pour se joindre à la nouvelle équipe luxembourgeoise qui sera montée la saison prochaine et dont le directeur sportif sera Kim Andersen, lui aussi en partance de chez SaxoBank. Un coup dur pour Riis… mais cela ne m’émeut guère !

6 – Sastre se dit complètement remis de ses récentes blessures. Je n’y crois pas pour le Tour cependant. Il sera trop juste.

7 – Les grands absents du Tour cette année: Boonen (blessé), Haussler (blessé), Zubeldia (insuffisemment remis de sa chute au Dauphiné), Soler, Gilbert (impasse sur le Tour), Valverde (suspendu), Nibali (se réserve pour la Vuelta) et Pellizotti (suspendu).

Visite au service course d’AG2R La Mondiale

À quelques heures de quitter la ville savoyarde de Chambéry pour mettre le cap sur Rotterdam et le prologue du Tour prévu samedi prochain, j’ai eu la chance, grâce à de la famille, de visiter aujourd’hui le service course de l’équipe ProTour AG2R La Mondiale, dirigée par Vincent Lavenu. C’est un service course en pleine ébullition que j’ai donc pu visiter, question de mieux comprendre comment se prépare une grande équipe pour le Tour de France. Petit tour du jardin en photo.

Pas de doute, c’est bien là.

Dans le parking, les camions d’équipe étaient en plein chargement.

Ici, on s’affaire à charger les centaines de bouteilles d’eau que l’équipe et l’encadrement consommeront durant les 21 jours de course.

Et ici, certains vélos, déjà nettoyés, sont prêts à l’embarquement avec, en soute, les home-trainers qui serviront aux échauffements des coureurs lors des épreuves de contre-la-montre.

Ici, un des mécanos de l’équipe s’affairait à nettoyer les vélos utilisés dimanche sur le Championnat de France. Une journée pour tout remettre en ordre et puis le départ pour Rotterdam. Les mécanos sont habitués à des horaires chargés, à de longues heures de travail pour préparer les montures des coureurs pro.

Les Kuota de l’équipe AG2R La Mondiale sont plutôt réussis. Montage SRAM et roues Reynolds carbone. Selle San Marco, potence et cintre Deda, pédales Time Iclick.

Aucun doute à qui appartient ce vélo. Gadret, excellent grimpeur, a notamment brillé sur les routes du Giro en mai.

Les Kuota chrono sont assez réussis également. Celui-ci appartient à Rinaldo Nocentini, qui sera finalement au départ du Tour. Chaque coureur de l’équipe dispose de 5 vélos minimum, parfois plus.

Et ce n’est qu’une partie de l’entrepot visité… Le rêve d’un passionné de cyclisme !

Malheureusement, ils ne m’ont pas laissé partir avec un de leurs vélos. Mon palmarès ne serait pas suffisant… Insultant, non ?

La voiture du directeur sportif Vincent Lavenu, prête à partir. Chez AG2R La Mondiale comme dans toutes les autres équipes ProTour, on ne nettoie pas que les vélos la veille d’un grand rendez-vous comme celui du Tour.

Les coureurs de l’équipe à surveiller sur le Tour cette année: Maxime Bouet, John Gadret, Dimitri Champion, Martin Elminger, Lloyd Mondory, David LeLay, Nicolas Roche (coureur protégé), Christophe Riblon et Rinaldo Nocentini (coureur protégé). L’équipe disposera de nouveaux maillots de leur fournisseur Vermarc, avec fibres de carbone intégrées au tissu pour réduire, apparemment, les interférences électriques des organes internes des coureurs. Je n’ai pas pu voir ces nouveaux maillots de l’équipe. Par contre, j’ai croisé un de leur coureur à l’entrainement cet après-midi autour de Chambéry, malheureusement en sens inverse, ne me permettant pas de faire un brin de causette avec lui.

Merci à Yoann, un des neuf mécanos de l’équipe, pour la petite visite ! Et bon Tour !

Grand Bo… temps !

C’était mon deuxième objectif de la saison aujourd’hui: la cyclosportive La Grand Bo, au Grand Bornand. Et contrairement à la semaine dernière sur la Morzine-Vallée d’Aups, la météo était aujourd’hui parfaite: grand soleil et chaleur, des conditions idéales pour les quelques 550 inscrits et moi. 

La journée a été d’autant meilleure que sur la ligne de départ, j’ai retrouvé, par hasard presque, un fidèle de La Flamme Rouge: Plasthmatic. On a fait quasiment toute l’épreuve ensemble, ce qui fut fort agréable. J’y ai retrouvé également sur la route Hughes, le costaud des VeloGessiens. Malheureusement, il sera victime de crampes dans le col de Romme et devra réduire considérablement sa vitesse de progression.

Au final pour moi, 5h09 de course avec, à la clef, une 62e place au classement scratch. Le vainqueur, un habitué des cyclos et de la Grand Bo, a mis 4h13 avec, en 2e et 3e positions, les coureurs bien connus Nicolas Roux et… Nicolas Ougier. La classe du très haut niveau. Il faudra attendre la sortie des résultats officiels pour voir où je termine dans la catégorie des 30-39 ans.

La course aura été très difficile dans le final, avec l’enchainement, terrible, de la montée du Mont Saxonnex suivi du redoutable col de Romme puis des 8 derniers kms du col de la Colombière. C’est dans le col de Romme que la plupart des concurrents ont calé et c’est aussi là que les meilleurs se sont départagés. Terrible col de Romme, une vrai peste avec ses 9 kms à environ 9% de moyenne, dont plusieurs longs passages à plus de 10%.

Comme d’hab, c’est parti vite notamment parce que beaucoup de coureurs faisaient le "petit parcours" de 100 bornes seulement. Le premier col du jour, la Croix Fry, s’est monté sous tension et c’est avec 2 ou 3 minutes de retard sur le groupe de tête seulement que j’ai franchi le sommet. Grosse descente avec Plasthmatic vers Thones, une descente rapide avec de jolies pointes de vitesse. Au pied du Saxonnex, avec 80 bornes de fait, le compteur indiquait plus de 32 de moyenne malgré le passage à la Croix Fry et au col de Fleuries. J’étais plutôt bien dans Saxonnex et dans Romme (malgré la pente) et ce n’est qu’à trois kms du sommet de la Colombière, dans le final et dans les passages à 10%, que j’ai commencé à entrer vraiment dans le dur. J’ai terminé l’ascension au moral, sans trop faiblir par ailleurs. 

Bref, une superbe cyclo de montagne, considérablement plus difficile que les années antérieures grâce à l’ajout du col de Romme, une vraie grosse difficulté qui a laissé tout le monde pendu. 

Merci à Plasthmatic pour sa compagnie, un sacré bonhomme et un sacré grimpeur. Il n’est pas étranger dans ma performance du jour. Rarement rencontré un mec aussi gentil. Plasthmatic, merci pour le petit souvenir d’ailleurs ! Tu as été pour beaucoup dans une journée parfaitement réussie, même si ce soir je suis complètement crevé… et toi probablement plus en raison de la route à faire une fois qu’on s’est quitté. 

Première chronique du Tour

À huit jours du départ du Tour de France, La Flamme Rouge débute ses chroniques du Tour.

1 – Alberto Contador a déclaré forfait dans la défense de son titre de champion d’Espagne au clm en raison d’un début de grippe. La préparation d’Il Pistolero, actuellement dans la Sierra de Madrid, est donc un peu perturbée. Le repos, dans ces conditions, est très sage selon moi.

2 – Lance Armstrong est pour sa part en reconnaissance dans les Pyrénées. L’équipe RadioShack annoncée sera entièrement à son service durant le Tour. On y retrouve les fidèles parmi les fidèles: Popovytch, Kloden et Leipheimer. Horner, Muravyev, Rast Paulinho et Brajkovic sont également partants. Quelque chose me dit que Brajkovic a un bon coup à jouer…

3 – L’équipe Saxo Bank annoncée sur le Tour m’apparaît très forte cette année. Outre les frères Schleck, qui se partageront probablement le rôle de leader, on retrouve en effet Cancellara, Voigt, les deux Sorensen, O’Grady, Breschel et le jeune Fulgsang, à surveiller. Sur le papier cependant, je vois mal qui d’autres que les deux Schleck pourront être devant en haute montagne.

4 – Boonen devrait finalement être partant, malgré une petite blessure à un genou. 

5 – Très intéressante analyse des coureurs qui doivent obtenir un résultat sur le Tour cette année: Haussler, Cavendish, Armstrong, Menchov, Luis Sanchez, Lofkvist, Hincapie, Andy Schleck, Zabriskie et Wiggins. Je suis assez d’accord, surtout pour Cavendish, Menchov, A. Schleck et Wiggins.

6 – Pas de Tour cette année pour le jeune espoir français Romain Sicard. Sage décision de son équipe Euskaltel.

7 – Pas de Philippe Gilbert cette année sur le Tour pour Omega-Pharma. Les troupes seront amenées par Van Den Broeck, un excellent grimpeur que je vois bien dans les cinq premiers.

L’actualité cycliste commentée

Au milieu d’une activité professionnelle intense cette semaine, voici l’actualité cycliste des derniers jours, bien sûr commentée.

1 – L’AFLD ne pourra finalement pas effectuer de contrôles inopinés sur le prochain Tour de France. L’AMA a pris cette décision, le code du sport français présentant quelques différences avec le code mondial antidopage. Le problème porte notamment sur la reconnaissance de la compétence du Tribunal d’Arbitrage du Sport (TAS). L’AMA dépêchera toutefois une équipe d’observateurs indépendants pour surveiller les contrôles effectués sous la responsabilité de l’UCI, dont un médecin français.

Mon avis ? C"est dommage que l’AFLD ne puisse être présente sur le Tour, mais l’AMA a ma confiance pour surveiller les contrôles UCI, qu’on soupçonne complaisants.

2 – Tour de Suisse. Frank Schleck a remporté le général de bien belle façon grâce à une solide performance dans le clm face au leader, Robert Gesink qui s’est effondré. Lance Armstrong termine 2e et se rassure donc à quelques jours du départ du Tour de France. Soulignons aussi la belle perf de Tony Martin dans le dernier clm puisqu’il s’offre Cancellara et Zabriskie. 

3 – La mauvaise nouvelle du Tour de Suisse est le malaise cardiaque de Kim Kirchen, malaise survenu le soir après l’étape. C’est l’incompréhension pour un sportif de haut niveau comme lui. Les dernières nouvelles sont meilleures et on lui souhaite un total rétablissement.

4 – Tour de Beauce. Je ne suis pas surpris que la victoire finale soit revenue à Ben Day de l’équipe Fly V Australia. Marié à une fille de la Beauce, il était particulièrement motivé et connaissait l’épreuve après sa victoire de 2007. Quatre Canadiens/Québécois sont dans les 10 premiers, soit François Parisien, Derreck St-John, Ryan Roth et David Boily qui remporte également le classement du meilleur jeune.

5 – Circuit Gilles Villeneuve à Montréal: ca devient vraiment ridicule

6 – Chroniques du Tour: ca commence bientôt sur ce site !

D.N.F. à la Morzine Vallée d’Aups

D.N.F. comme dans Do Not Finish. Je déteste presque autant ces trois lettres en cyclisme que EPO

J’aurais pu taire mon résultat d’aujourd’hui; après des mois à vous en parler, je vous dois cependant d’être honnête.

Je suis très décu et amer quant aux conditions météo d’aujourd’hui sur la Morzine Vallée d’Aups, mon premier gros objectif de la saison et pour lequel je me suis entrainé sérieusement depuis le 2 janvier dernier.

Déjà hier soir en me couchant, malheureusement tard, j’avais des doutes: on annonçait pluie, vent et froid pour le lendemain. Mon réveil ne me mis pas plus en confiance: il pleuvait sur Genève. Je me suis quand même mis en route à 6h du mat’, pas question de laisser tomber sans me lever!

Le choc fut très brutal à mon arrivée à Morzine à 7h ce matin: 5 degrés à peine. Beaucoup de vent. Et un peu de pluie. J’ai tout de même pris le départ, avec un petit peloton de 200 coureurs environ, qui se demandaient visiblement tout autant que moi ce qu’ils étaient venu foutre là.

Le départ fut donné tempo, un bon tempo trouvais-je. De toute évidence, ceux qui se sont pointés, surtout des coureurs des alentours, avaient le coup de pédale de la montagne. Encore sur le décalage horaire, au prise avec le froid, j’ai rapidement laissé filer après le lac de Montriond pour prendre mon rythme.

A 1 km du sommet du col de Joux-Verte, 2 degrés au compteur et… la neige ! Le vent de face, violent, n’était pas pour aider. Je montais à 160 puls et j’étais déjà gelé, mon petit gabarit ne me permettant pas de bien résister au froid. La descente, sous les flocons, finit par m’achever les mains et les pieds et c’est frigorifié que je suis repassé à Morzine. Découragé des conditions météo à ne pas mettre un cycliste dehors et considérant la perspective de faire 155 bornes et plus de 6h de vélo dans ces conditions, j’ai décidé de rentrer.

Ma Morzine a donc duré 1h30 ce matin. Le vainqueur a mis 5h27 pour venir à bout du parcours qui se terminait par l’ascension du col de Joux Plane. Au total, seulement 141 coureurs ont terminé le grand parcours, dont seulement 14 en moins de 6h. Le dernier concurrent a mis 9h43 pour en venir à bout.

Je lève un grand coup de chapeau à tous ces coureurs ce soir, étant terriblement impressionné de voir que certains humains peuvent supporter l’insupportable, et très longtemps. Certains sont partis en gants courts alors que tout mon matos de pointe n’a pas suffi… A la météo ce soir, on rapportait sur Genève des températures maxi de 13 degrés, soit 12 degrés sous les normales de saison. Le vent était annoncé en rafale entre 60 et 80km/h toute la journée, avec des épisodes de pluie. Imaginez en altitude !

Espérons que la météo sera meilleure sur mon prochain objectif, la Grand Bo, la semaine prochaine. Car courir sous ces conditions, alors qu’on le fait par passion et plaisir, je n’en suis tout simplement pas capable. Les sensations étaient cependant bonnes à l’effort, c’est de bonne augure pour la suite.

Faire de l’Île Ste-Hélène un centre multi-sports ?

Depuis que la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD), gestionnaire du circuit automobile Gilles Villeneuve sur l’Île Ste-Hélène, au coeur de Montréal, a annoncé vouloir installer des bornes de déviation pour ralentir les cyclistes de pointe qui s’y entrainent, c’est le tollé parmi la communauté cycliste sportive de la grande région de Montréal. Avec raison, car le circuit GV est le seul endroit dans la région de Montréal ou les cyclistes peuvent s’entrainer de façon pointue en allant à pleine vitesse et ce, dans un environnement relativement sécuritaire.

La FQSC a vigoureusement réagi à l’annonce de la SPJD et s’oppose évidemment à l’installation de ces bornes. La Fédé reçoit évidemment tout mon soutien dans ce dossier, surtout que la décision de la SPJD semble reposer sur une méconnaissance profonde du sport cycliste. La FQSC a cherché à obtenir des statistiques sur les accidents encourus l’an dernier sur le circuit et impliquant des cyclistes, sans grand succès, faute de collaboration de la SPJD

Un lecteur, Jérome Croteau, m’a cependant soumis une idée brillante qui mériterait que des passionnés de cyclisme mais aussi gens d’affaires s’y intéressent. Il s’agit de faire de l’Île Ste-Hélène un centre multi-sports dédié à l’entrainement de cyclistes certes, mais aussi triathlètes et autres athlètes d’endurance. 

M. Croteau écrit : Prenant exemple sur le bassin olympique et ses installations qui accueillent entraînements et compétitions d’aviron, de canoë, de kayak et de bateaux-dragons, j’imagine un centre cycliste qui comprendrait le circuit Gilles-Villeneuve, un vélodrome (pourquoi pas intérieur), une piste de BMX et les autres facilités requises pour le compléter. Je vois très bien ce centre utilisé aussi par les triathlètes, qui profiteraient ainsi de la piscine FINA de l’Île Ste-Hélène et des sentiers de course à pied qui parcourent le parc Jean-Drapeau. Ces installations ne seraient pas les premières à s’ajouter à l’île Notre-Dame depuis sa création pour recevoir l’Expo 67. Le bassin Olympique, la plage et le circuit Gilles-Villeneuve sont tous issus de projets menés à bien et ont transformé l’usage que font maintenant les québécois de cette île ainsi que sa géographie. D’y créer un vélodrome et une piste de BMX est possible et leur impact environnemental quasiment nul, puisqu’ils seraient installés sur des espaces présentement recouverts de gravier et ne toucherait pas le couvert végétal actuel.

Pour développer une élite sportive, il faut lui offrir les moyens de se développer, tout en offrant à tous la possibilité de découvrir et d’aimer le sport. L’île Notre-Dame est au centre du plus important bassin de population du Québec. Les jeunes compétiteurs sont aussi des étudiants et la région comportent de nombreux cegeps et universités. C’est bien qu’il y ait un vélodrome et une piste de BMX à Bromont, et je ne voudrais surtout pas leur porter ombrage. Mais comment concilier études et entraînement quand il faut se déplacer sur plus de cent kilomètres pour faire les deux? Le projet décrit ici permet d’offrir au plus grand nombre la possibilité de s’entraîner, de travailler, d’étudier sans avoir à se déplacer inutilement. Il offre en même temps la possibilité de tenir de nombreuses compétitions sur les trois sites, existants ou proposés. 

La SPJD a une vision administrative et agit en fonction de cette vision. C’est tout à fait normal, puisqu’il s’agit d’une société para-municipale dont le conseil d’administration est entièrement issu du monde des affaires et son personnel de l’administration publique. La SPJD n’a aucune vision « sportive » et n’en aura pas tant que cela ne lui sera pas imposé ou fortement « recommandé » par ses dirigeants politiques ou par leurs électeurs. Mais pour amener tout ce monde à améliorer les conditions des cyclistes, il faut bien plus qu’une simple chicane à propos de chicanes. Il faut un projet qui permet de voir plus loin. Ce projet, c’est celui d’un centre d’entrainement et d’excellence en cyclisme établi au parc Jean-Drapeau.

La Flamme Rouge soutient cette idée qui correspond à ma vision des choses, celle qu’un vélodrome intérieur ou extérieur au Québec n’est viable que dans la région métropolitaine de Montréal. Elle se fait aujourd’hui le relais de cette idée, en espérant que certains lecteurs pourront la reprendre et la développer. L’Australie s’est doté, il y a plusieurs années, de structures modernes pour soutenir la pratique du cyclisme, avec les résultats que l’on sait à l’échelle internationale maintenant.

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