Notifications de nouvel article

Vous êtes plusieurs, depuis quelques semaines, à communiquer avec moi pour me dire que vous ne recevez plus de courriels vous indiquant qu’un nouvel article est disponible sur La Flamme Rouge. Je vous en remercie.

Je tenais à vous aviser que j’essaie actuellement de comprendre ce qui a pu se passer, notamment du côté de WordPress, le logiciel d‘édition derrière le site.

J’espère pouvoir relancer ce service sous peu. Merci de votre patience!

Paris-Nice: Contador met (encore) le feu!!!

Magnifique Paris-Nice ce week-end, avec deux très belles étapes qui nous ont tenu pendu aux images jusqu‘à la toute fin.

Samedi sur les pentes difficiles du col de la Couillole (un très mauvais souvenir pour moi lors de la dernière étape de la Haute Route 2012, où j‘étais fiévreux), c’est Richie Porte qui a fait la différence et qui s’est imposé au sommet, avec une poignée de secondes sur… Alberto Contador, qui avait parvenu à se détacher d’Henao avec environ 500m à faire. Belle prestation donc des grands favoris de l‘épreuve, et enterrement de Julian Alaphilippe, trop court dans cette Couillole trop longue et trop pentue pour lui.

Samedi soir, on croyait bien l’affaire pliée puisque Henao disposait d’une trentaine de secondes sur ses deux plus proches poursuivants, Dan Martin et Alberto Contador, avec seulement une “courte” étape de 115 bornes prévue hier, et une bonne équipe pour l’assister.

C‘était sans compter sur Alberto une fois de plus!

Formidable Contador, quel attaquant, quel panache, quel énergie! Il m’aura tenu sur le bout de ma chaise pendant les 50 derniers kilomètres hier. Magnifique! Ca, c’est du vélo!

Déjà, attaquer si loin de l’arrivée était osé (50 bornes de l’arrivée) car il aurait pu attendre la dernière ascension sur le col d‘Èze. Contador a pourtant réussi son pari, décrochant Henao après avoir eu le terrain bien préparé par un excellent Pantano (le duo refera des étincelles cette saison, c’est certain).

C‘était parti pour un raid de 50 bornes, et Contador a réussi à isoler derrière Henao, ce qui n’est pas peu dire. Remuant, ce Contador!

Après, dans le final, je n’ai pas trop compris la stratégie des Movistar et des Bahrain.

Marc Soler n’a pas contribué efficacement à l‘échappée, surtout pas dans les tous derniers kilomètres. Il avait pourtant intérêt à rouler, à collaborer, pour jouer la victoire d‘étape. Total, il la laisse échapper…

On aurait également pu croire à une alliance espagnole (l‘étape à De La Cruz ou Soler, le général à Contador), les trois coureurs échappés étant espagnols. On dirait que ça ne s’est pas passé ainsi, Soler attaquant bien avant l’arrivée, désunissant le groupe. Et De La Cruz étant aussi assez avare dans ses relais. Dommage. Il y a des comptes qui ont dû se régler plus tard à l’hôtel!

Je n’ai pas compris non plus pourquoi Colbrelli s’est mis à rouler avec Henao dans les derniers kilomètres de l‘étape. Pensait-il vraiment que le groupe allait rentrer et qu’il avait une chance pour la victoire d‘étape? C’est pour moi la seule explication.

Quoi qu’il en soit, la victoire d’Henao me fait penser au dicton suivant: “à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire”. Pas de victoire d‘étape, pas de coup d‘éclat. Une victoire à l‘économie, sans grand relief.

Pour moi, ce Paris-Nice a été l’histoire de deux hommes, Julian Alaphilippe et Alberto Contador. Deux coureurs volontaires, deux attaquants avec beaucoup de panache.

Vivement la suite avec ces deux là!

Et vous, savez-vous frotter?

Paris-Nice, 5e étape. Savoir frotter, partie inhérente du sport cycliste!

Paris-Nice: Alaphilippe aux commandes!

Magnifique victoire hier de Julian Alaphilippe dans le chrono de Paris-Nice qui se terminait en haut du Mont Brouilly, après trois kilomètres d’ascension à 7% de moyenne.

Ce chrono lui convenait parfaitement: court, avec des relances, et une arrivée au terme d’une belle bosse qui favorisait son gabarit.

Je vous l’ai déjà dit, je le répète: j’aime beaucoup Julian Alaphilippe. Talentueux certes, mais surtout d’un tempérament offensif et volontaire, à l‘énergie, tout en étant un gars fidèle à son équipe. Rappelez-vous le final de la Flèche Brabançonne l’an dernier!

Bref, si j‘étais coureur, je voudrais être Julian Alaphilippe. (après avoir voulu être Marco Pantani!). Je présente la même morphologie que lui! (1m73 pour 62 kilos). Mais pas le même moteur, malheureusement…

Alaphilippe s’est imposé hier avec 19 secondes d’avance sur… Alberto Contador, lui aussi favorisé par la dernière bosse du chrono.

Un autre Français, Tony Gallopin, a bien limité les dégâts, terminant une petite seconde derrière Contador.

Pour le reste, Zakarin et Henao ont assumé, Porte, Martin et Yates ont un peu déçu.

Au général, on voit plus clair. Avec sa condition et l‘équipe dont il dispose, notamment un Philippe Gilbert retrouvé ainsi que Daniel Martin, Alaphilippe sera difficile à déloger. Contador est certes imprévisible, mais avec 1min31 de retard, Alaphilippe a de la marge.

La menace la plus sérieuse vient probablement de Tony Gallopin, qui dispose également d’une bonne formation pour l‘épauler. Sans grandes ascensions sur les dernières étapes, mais plutôt avec de belles bosses à l‘énergie, il y a de quoi lui convenir. Gallopin est également un bon descendeur, ça peut servir…

Ca sera très intéressant vendredi, samedi et dimanche, surtout si la victoire se joue entre deux coureurs français.

Team Sky: la maitrise des communications

L‘étau s’est considérablement resserré sur David Brailsford et l‘équipe Sky ces dernières semaines dans l’affaire des AUT et du Fluimucil administré à Bradley Wiggins l’année de sa victoire sur le Tour de France.

Le Parlement britannique s’en est en effet mêlé, et certains haut-placés demandent désormais la démission de Brailsford de la tête de l‘équipe, estimant que le lien de confiance a été brisé.

Si je n’ai aucun doute sur les moyens utilisés par la Sky pour engranger autant de succès depuis une dizaine d’années, force est de reconnaître que Brailsford va être difficile à déloger: en effet, quelles preuves existe-t-il pour démontrer que l‘équipe et son administration auraient enfreint les règles?

Il n’y a pas eu de contrôles anti-dopage positifs, pas de scandales anti-dopage non plus. Il est surprenant de voir que des journalistes comme David Walsh ne s’intéressent pas de plus près à tout ce dossier, comme ils l’avaient pourtant fait avec Lance Armstrong. Serait-ce parce que l‘équipe est britannique?

C’est toute la différence avec l’Affaire US Postal: la maitrise des communications. Alors que Lance Armstrong multipliait les arrogances, provoquant tout le monde autour de lui, Dave Brailsford use de diplomatie, et maitrise ainsi les communications. Une autre preuve de son intelligence relationnelle nous a été donnée hier, par sa réponse à ceux exigeant sa démission: “mon administration et la Sky a commis des erreurs certes, mais nous n’avons jamais enfreint les règles”. On joue la carte – puissante – de la bonne foi.

N’empêche que c’est rudement pratique pour la Sky et Bradley Wiggins que des documents soient disparus, que des mesures de puissance soient inexistantes…

Je suis d’avis que l‘étau continuera de se resserrer sur cette équipe au cours des prochains mois. Le doute s’est installé sur les méthodes utilisées – les fameux “marginal gains” – et les autorités, de même que les journalistes, seront plus vigilants.

Paris-Nice: Porte passe par la fenêtre!

Bis repetitas sur Paris-Nice hier, avec une deuxième étape aussi difficile que la première en raison de la météo et qui a définitivement condamné un autre favori de l‘épreuve, l’Australien Richie Porte, arrivé avec plus de 15 minutes de retard.

En bref, Porte est passé par la fenêtre…

Une étape comme je les aime, presque une deuxième Classique en deux jours, et où les costauds ont émergé dans le final. D’autres ont coulé, comme Nacer Bouhanni, qui n’a pas résisté aux éléments. Un peu court quant on est pro…

Des costauds ont émergé comme… Philippe Gilbert, un revenant aux affaires, qui a insisté dans le final après avoir sauté dans l‘échappée et qui prouve qu’il possède une belle condition en ce début de saison, ainsi qu’un gros moral au sein de sa nouvelle équipe Quick Step. Je pense personnellement qu’il a retrouvé chez les Belges moins de pression, et de quoi redécouvrir les joies du vélo, notamment en côtoyant le jeune, rigolo et prometteur Julian Alaphilippe.

L‘étape a été remportée par un Italien, Colbrelli chez Bahrain. Degenkolb est 2e, Demare 3e et préserve son maillot jaune un jour de plus. Il pourrait le tenir jusqu’au chrono de mercredi prochain, qui sera le vrai premier test de l‘épreuve pour les favoris.

Justement, les favoris ne sont plus très nombreux! Ils ne sont plus que quelques uns à pouvoir rêver de remporter Paris-Nice: Alaphilippe bien sûr, 2e du général à 6 secondes, Gallopin tout juste derrière, Sergio Henao, dans le même temps qu’un autre favori, Dan Martin, ainsi que quatre coureurs naviguant à environ une minute: Zakarin, Barguil (pourquoi pas?) ainsi que… Simon Yates et Alberto Contador, qui voudront certainement passer à l’attaque sur les étapes accidentées des trois derniers jours (je suis donc d’accord avec Alain39 sur cette courte liste de coureurs encore en course pour la gagne).

Personnellement, une victoire d’Alaphilippe ou de Gallopin me ferait bien plaisir.

L‘étape d’aujourd’hui devrait être plus tranquille, la météo étant meilleure, les organismes étant fatigués et le premier chrono se pointant mercredi, sur 15 bornes (c’est court!). C’est le prochain grand test, puis on attendra vendredi, samedi et dimanche pour la sélection finale.

Le Tour de l’actualité

Enfin de retour après deux semaines difficiles liées à une charge de travail particulièrement lourde du côté de mon activité professionnelle. Je vise une reprise des activités régulières de ce site dès cette semaine.

Quel week-end de sport encore une fois!

Pour moi, ça a commencé samedi avec la Strade Bianche, puis la première étape de Paris-Nice, puis enfin, comment ne pas le souligner, la superbe victoire du fondeur canadien et québécois Alex Harvey au 50 kms style libre de Mondiaux de Lahti. Le voilà champion du monde!

1 – Strade Bianche. Payez-vous les derniers 50 kilomètres de la course: passionnant, ça relance tout le temps! Les Michal Kwiatlowski, Greg Van Avermaet, Zdenek Stybar, Tim Wellens et Tom Dumoulin se sont tirés la bourre un bon moment dans le final, le rendant passionnant.

Au final, c’est Michal Kwiatlowski qui s’impose, fort de son expérience de la course qu’il avait déjà gagné en 2014 face à un certain Peter Sagan. Comme d’hab, la course s’est jouée essentiellement à l’approche ou dans le Colle Pinzuto, la dernière grosse patate de l‘épreuve.

Rien à redire par ailleurs de la course, ce fut limpide selon moi, avec le plus fort du jour qui a gagné. Derrière lui, les quatre poursuivants n’ont jamais vraiment relâché leur effort, et collaboraient assez bien.

Soulignons également l‘échappée du Français Thibault Pinot, qui termine 9e au final. Très belle prestation qui prouve que la caisse du coureur s’est considérablement améliorée au cours des trois dernières années.

2 – Paris-Nice. Comme sur la Strade Bianche, météo difficile sur la première étape de Paris-Nice, et les “flahutes” n’ont pas manqué l’occasion de durcir la course, notamment les Lotto et les Quick Step, qui réalisent la bonne opération du jour. Ces deux équipes ont fait explosé le peloton après 100 kms sur des coups de bordure (bien joué!), mettant notamment dans les cordes un Alberto Contador bien éprouvé à l’arrivée, et qui a perdu une minute environ sur des coureurs comme Tony Gallopin, Sergio Henao ou encore Julian Alaphilippe et Dan Martin.

Outre Contador, l’autre favori de l‘épreuve, Richie Porte, perd également près de 45 secondes sur ces coureurs.

Les images sont ici.

L‘étape revient à Arnaud Demare. Décidément, La Française des Jeux connait tout un début de saison, avec les Vichot, Pinot, Demare…

À noter à la quatrième place de l‘étape, un certain… Philippe Gilbert. Voilà qui est excitant avec les Ardennaises qui se profilent à l’horizon!

3 – Paris-Nice bis. L’autre favori, c‘était bien sûr Romain Bardet, qui avait fait de cette course son premier test de la saison. Bardet a été éliminé de l‘épreuve pour s‘être.. accroché trop longtemps à une voiture, en essayant de remonter après avoir été victime d’une chute.

Évidemment, c’est un peu la honte… mais j’ai beaucoup aimé la réaction du coureur. Il a présenté ses excuses au public et aux organisateurs, estimant que la sanction imposée était juste car un fléau dans le cyclisme que ces coureurs s’accrochant trop longtemps aux voitures (on ne saura jamais vraiment pour Demare l’an dernier dans le Cipressa…).

Faute avouée est à moitié pardonnée…

4 – Freins à disque. Le débat a été relancé la semaine dernière après qu’un coureur ait eu la chaussure lacérée par un frein à disque lors d’une chute. L’association des coureurs pro a demandé leur interdiction, pour l’instant sans succès… probablement en raison des pressions exercées par les sponsors pour les maintenir… et ainsi relancer le marché du vélo haut de gamme dans le monde.

Mon opinion reste la même: pas besoin de freins à disque sur des vélos de route, le système actuel est largement suffisant!

5 – Alex Harvey. Il est champion du monde au 50 kms style libre de ski de fond! Incroyable… quant on connait et on expérience, comme moi, la difficulté de ce sport qui requiert une condition physique pointue, une musculature complète, et une maîtrise technique très avancée.

Les images intégrales de la course sont ici (merci John Malois). Ca vaut le coup!

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