17 mai prochain: on prend Larue!

Le 17 mai prochain, y’a un bel événement à Montréal que vous ne voudrez pas rater: On prend Larue, ou le lancement du nouveau café Larue & Fils et du showroom Castelli, Sportful et Karpos, marques désormais représentées par mon ami Marc-André Daigle.

Et ca tombe rudement bien, y’a justement aucune course sur route ce week-end là au programme de la FQSC, alors on va pouvoir se la péter!!! (faudra cependant revenir au sérieux à temps pour le Nordet… et pour le taxi après l’événement)

Au menu, la formule « 5 @ 8 et plus » avec café Larue et bières du Siboire, qu’on ne présente plus (du moins j’espère). Ha oui! y’aura aussi de la bouffe.

Côté déroulement de l’événement, on présentera bien sûr quelques marques intéressantes, du moins pour moi (et non, c’est pas juste parce qu’elles sont italiennes pour beaucoup!): Castelli (bene), Sportful (molto, molto bene), 3T Bike, Spark Nutrition, Enve, Rotor… souvent du beau matos. Le Sportful, en particulier, j’en portais déjà vous étiez même pas nés… Plus sérieusement, Sportful fabrique vraiment des vêtements cyclistes ET de ski de fond super-top, bien taillés, légers, indéformables et résistants au lavage, ultra-confortables (que dire du « Bodyfit »), j’en ai beaucoup porté dans ma vie jusqu’ici et toujours, toujours avec la même satisfaction. Ceux qui me connaissent le savent, ce n’est pas nouveau.

On aura également un concours « ton jersey custom préféré ». Attention, je peux être créatif à mes heures.

Un DJ sera au commande, et on promet des invités spéciaux (non, ce n’est pas moi bien évidemment, vous ne me remarquerez même pas).

Et puis, Marc-André Daigle est tellement connu et sympathique, juste lui vaut le détour. Une grosse pointure dans le vélo aussi, surtout en Mtb, j’ai vu de mes yeux. Ca s’adonne aussi qu’il a les mollets deux fois plus gros que les miens, preuve à l’appui ci-bas…

Vous voulez pas manquer ca, surtout si vous jouez le maillot rose sur les courses sur route au Québec! L’événement est libre et sans frais, mais pour des raisons de planification, on réserve son billet ici.

Retour sur LBL

Très belle course dimanche dernier dans des conditions météo difficile, pluie et froid qui ont considérablement durcis la course.

Dans ces conditions, on savait que seul un homme en forme pourrait s’imposer. Malgré cela, la course a été très ouverte jusqu’à la Roche-aux-Faucons, presque trop parce que le traditionnel juge de paix, la côte de la Redoute, a été escamotée, petite déception pour moi à ce niveau. Aucun démarrage, juste du tempo jusqu’en haut pour les favoris qui, visiblement, souffraient déjà depuis plusieurs heures à cause de la météo.

On a cru longtemps que les Deceuninck avaient la course bien en main grâce à Vakoc et Mas surtout, emmenant Alaphilippe dans un fauteuil.

Mais comme aux Mondiaux l’an dernier, Alaphilippe a plié d’un coup, dans le final, ne pouvant suivre Woods puis Fuglsang.

Ce dernier a peu de temps après sorti Formolo et Woods au train pour filer jusqu’à l’arrivée, tenant ainsi sa revanche sur Alaphilippe et concluant ce printemps d’une bien belle manière je trouve.

Un costaud, ce Fuglsang! Comme d’ailleurs toute son équipe Astana, qui a atomisé sévère depuis le début de la saison. Surprenant parfois.

Les enseignements de LBL

D’abord Mike Woods, excellent 5e et qui vient nous rassurer sur sa condition. Normalement, il devrait être un coureur protégé sinon le leader d’EF sur le prochain Giro, de quoi l’aborder avec confiance et viser peut-être un podium.

Ensuite Vicenzo Nibali, 8e dimanche et qui a retrouvé de sa superbe à une semaine du départ du Giro, dont il sera l’un des favoris. Si sa condition est ascendante comme je le pense, il sera redoutable en dernière semaine de l’épreuve.

Également les bonnes surprises de la FDJ avec le petit grimpeur David Gaudu, 6e de la Doyenne. En l’absence sur ces épreuves ardennaises de Thibault Pinot, l’effectif FDJ a sorti de belles cartes récemment, avec également Rudy Mollard et Valentin Madouas qui se sont montrés ces trois dernières semaines. De quoi donner confiance à Marc Madiot pour l’avenir de son équipe sur les grandes classiques du printemps.

Enfin Mikel Landa, 7e dimanche. Le coureur Movistar, souvent inconstant, est annoncé leader de la formation sur le Giro également. Ca va être intéressant car lui, il peut tout faire: rouler, grimper, puncher.

Les déceptions

Les AG2R – La Mondiale. Leur leader Bardet est 21e, premier coureur de l’équipe à la ligne.

Les Sky, qui pouvaient espérer plus avec Kwiatkowski et Poels. La Sky cette saison, c’est jusqu’ici assez moyen je trouve, en tout cas pour le plus gros budget du WorldTour, les résultats sont plutôt minces. Mais attendons, les courses par étapes ne démarrent que maintenant.

Team Sunweb, Matthews et Dumoulin qui ratent leur final.

On enchaine donc avec le Tour de Romandie (prologue aujourd’hui), une épreuve que j’ai toujours affectionné tout particulièrement, la Suisse étant si belle et propice à la pratique du sport cycliste. Et avec le Giro qui pointe son nez, on va encore se régaler!

Encore du beau monde pour la Doyenne!

On termine la saison des Classiques du printemps ce dimanche avec Liège-Bastogne-Liège, la « Doyenne » des Classiques, créée en 1892 (105e édition en 2019).

Une sacrée belle course longue de 256 kms, et qui comporte neuf ascensions difficiles dans les 100 derniers kilomètres. Et on peut en effet penser que la course s’emballera réellement à partir de la côte de Mont-le-Soie, km 156. Traditionnellement, la sélection finale se fait dans la célèbre « côte de la Redoute », désormais mythique et un haut lieu du cyclisme avec Frank Vandenbroucke en 1998. Restera encore « les Forges » et la « Roche-aux-Faucons » par derrière avant de rallier l’arrivée située cette année dans Liège, après une descente et une dernière ligne droite (et non plus à Ans comme ces dernières années au terme d’une dernière ascension assez roulante).

On annonce pluvieux et frais (11 degrés) ce week-end en Belgique, cela durcira un peu la course très certainement. Un vent modéré est également prévu.

Les favoris

Évidemment, un seul nom: Julian Alaphilippe. Le vainqueur de Milan SanRemo, des Strade Bianche et de la Flèche Wallonne est l’homme à battre, qui plus est parce qu’épaulé par une redoutable équipe « Wolfpack » Deceuninck Quick-Step, qui compte en ses rangs les Philippe Gilbert (vainqueur de Paris-Roubaix), Bob Jungels (vainqueur sortant de la Doyenne), Enric Mas (qui a très bien placé Alaphilippe au pied du Mur de Huy mercredi dernier) ou encore Petr Vakoc. OUF!

Notez qu’Alaphilippe n’a jamais gagné la Doyenne, il sera donc motivé d’inscrire cette grande classique à son palmarès. C’est le temps d’en profiter!

En face, quelques formations pourraient leur tenir tête.

Les Lotto-Soudal d’abord, avec Wellens, Lambrecht et Vanendert. Ce Lambrecht, attention à lui dans les dernières bosses du parcours, c’est un sacré grimpeur-puncheur et il n’a aucune pression.

Les AG2R – La Mondiale avec Bardet et Cosnefroy ont un bon coup à jouer également. Bardet a terminé 3e l’an dernier.

Je pense enfin aux Astana avec Jakob Fuglsang bien sûr, mais aussi Lutsenko, Izaguirre et Leon Sanchez. On devrait retrouver ces formations dans le final.

Sinon, on a plusieurs autres coureurs qui pourraient très bien faire, à commencer par Michael Matthews dont le nouveau final n’est pas pour déplaire puisqu’il augmente les chances des sprinters qui passent aussi les bosses. Méfiez-vous de lui si ça arrive au sprint au sein d’un petit groupe.

Valverde, quadruple vainqueur, est évidemment un favori, tout comme Nibali, en vue sur le Tour des Alpes cette semaine. Adam Yates pourrait aussi être de la partie pour Michelton-Scott, tout comme les Kwiatkowski et Poels chez Sky, Dan Martin chez UAE ainsi que Guillaume Martin pour Wanty Groupe Gobert.

Mike Woods? Sa mauvaise place sur la Flèche aurait été due à un problème mécanique au plus mauvais moment. Ceci étant, Woods a également admis qu’il « n’avait pas les jambes » dans le final. Motivé par la Doyenne, je pense qu’il peut se rendre loin dans la course mais de là à jouer le podium comme l’an dernier, ça non vu la qualité du plateau en présence. Un top-10 serait déjà inespéré pour lui.

Flèche Wallonne: bof…

La Flèche Wallonne est peut-être la course cycliste la plus facile à prédire du calendrier.

Ca devient même lassant si vous voulez mon avis.

Dans ce cyclisme moderne où une échappée sur mille a une chance de réussir, la Flèche Wallonne est réduite depuis une 15aine d’année à une simple course de côte sur le dernier kilomètre, jusqu’en haut du Mur de Huy.

Et comme c’est une montée très spécifique, pour puncheurs-grimpeurs, ben y’a très peu de monde qui peuvent s’y imposer.

Valverde a gagné 4 années de suite, entre 2014 et 2017.

Alaphilippe s’y est installé depuis, gagnant hier pour la 2e année consécutive. Une belle victoire certes, acquise au prix d’un effort colossal dans les tous derniers mètres, son rival Fuglsang – encore lui – refusant obstinément de baisser pavillon.

Alaphilippe-Fuglsang, Fuglsang-Alaphilippe, ces deux-là ne se seront pas quittés de la saison des Classiques, bataillant depuis les Strade Bianche il y a un mois!

Pour moi, les informations à retenir sont ailleurs, et sont utiles en prévision de Liège-Bastogne-Liège dimanche prochain, une course plus ouverte.

Alejandro Valverde

On a probablement assisté hier à un passage de génération sur la Flèche Wallonne, le quintuple vainqueur et grand spécialiste de l’épreuve ne terminant « que » 11e. Valverde continue bien évidemment à être un redoutable coureur tant sur les courses d’un jour que sur les courses par étape, mais son registre évolue c’est évident. Il devient moins explosif, mais gagne en endurance. Laurent Jalabert, à la fin des années 1990 et dans les années 2000, avait connu ces changements: rappelons qu’il avait ramené le maillot vert à Paris en début de carrière, qu’il est devenu un redoutable chasseur de Classiques à sa maturité, et a terminé sa carrière par un maillot à pois sur le Tour, rompu aux longs efforts au seuil qu’exigent les grands cols.

Mike Woods

Le coureur canadien, 2e de la Doyenne l’an dernier, n’a pas vraiment rassuré hier, terminant à plus de 6 minutes du vainqueur. Il se réservait peut-être pour dimanche prochain, et a probablement travaillé pour Simon Clarke, déjà en vue sur l’Amstel. Ceci étant, s’il avait la bonne patte, je pense qu’on l’aurait vu mieux.

Les Français

Outre Alaphilippe, Romain Bardet, son co-équipier Benoit Cosnefroy, Guillaume Martin et Rudy Mollard sont tous dans les 20 premiers, intéressant! Les AG2R La Mondiale ont un bon coup à jouer dimanche prochain, et ils roulent forts également du côté du Tour des Alpes en ce moment (anciennement le Tour du Trentin).

Bjorg Lambrecht

Le jeune coureur (22 ans) format grimpeur de poche, 2e des Mondiaux U23 l’an dernier et vainqueur de Liège-Bastogne-Liège espoirs en 2017, progresse très vite chez les pros, terminant au pied du podium hier. Je suis convaincu que l’équipe Lotto-Soudal misera gros dimanche prochain, question de bien finir une saison des Classiques avec un manque de réussite, en jouant la carte de ce jeune coureur, de Vanendert aussi, et de Wellens. Beau line-up!

Peter Sagan

Pas au mieux ces dernières semaines, je n’ai pas compris pourquoi il a pris le départ hier de la Flèche Wallonne. Aucune chance de s’imposer, et son équipe a suffisamment de porteurs d’eau pour lui épargner ce rôle. Il a abandonné et quitte donc cette campagne des Classiques par la petite porte. Au programme pour lui, du repos avant de revenir sur le Tour de Californie le 12 mai prochain, une course qui lui permet habituellement de bien reprendre dans une ambiance relax.

Michael Matthews

Le meilleur sprinter des spécialistes des Classiques est 8e hier en haut du Mur de Huy! Attention à l’Australien dimanche, il a la bonne patte en ce moment et si ca devait arriver au sprint, c’est un sacré client.

Wonderful Losers: A Different World

C’est disponible depuis le 15 décembre dernier, et ca semble rudement intéressant: Wonderful Losers, un film documentaire (1m12min) sur la vie de coureurs cyclistes professionnels habitués de travailler dans l’ombre des grands leaders.

Parmi les coureurs dont il est question, l’original coureur canadien Svein Tuft, toujours en activité avec l’équipe américaine Rally cette saison.

C’est disponible ici à l’achat ou la location.

Amstel: ils apprennent à connaître Van Der Poel

Quel final de l’Amstel dimanche dernier!!! Et quel vainqueur, Mathieu Van Der Poel, in extremis. Avec le maillot de champion national des Pays-Bas sur le dos… it doesn’t get any better than that!

Ceci étant, avec une minute de retard à 5km de l’arrivée et encore 25sec à deux kilomètres de la ligne, Mathieu Van Der Poel et son groupe n’aurait jamais dû rentrer sur le duo en tête de course, Julian Alaphilippe et Jakob Fuglsang.

Ces deux là ne s’entendaient vraiment pas, c’était très clair. Fuglsang avait encore en travers de la gorge le final des Strade Bianche, où il s’était retrouvé dans la même position avec le même coureur. Il n’avait visiblement pas confiance en Alaphilippe et son erreur a été de l’attaquer à 4 kms de la ligne. Du coup, c’était certain qu’Alaphilippe ne passerait plus, ou alors en roulant « en dedans », question de pouvoir contrer une nouvelle attaque de son adversaire.

À ce niveau, c’est une grossière erreur de Fuglsang. Il fallait s’entendre jusqu’au km, pour l’aborder avec une bonne avance. Personne ne serait alors rentré.

Payez-vous les images des 5 derniers kms, Fuglsang et Alaphilippe n’avançaient plus, en particulier dans les deux derniers kms.

Cela n’enlève rien au mérite de Van Der Poel qui, pendant ce temps, roulait comme un possédé derrière pour revenir. Il a assumé seul tout le travail, sans rien demander à personne… il faut un gros moral pour faire un truc pareil. Et une grosse expérience du cyclo-cross où, très souvent, le coureur évolue seul en tête, à bloc. Visiblement, Van Der Poel ne se pose pas de question, et il a bien raison!

Le dernier kilomètre a été électrisant. C’est d’abord Kwiatkowski qui reprend le premier le duo de tête mais son accélération, assis, ne provoque aucun nouvel écart avec le groupe de chasse derrière. Du coup, ce groupe se rapproche et aux 600m, Van Der Poel prend les choses en main et fait course pour lui, sans plus se soucier des autres. Quelle vitesse! C’est pas compliqué, tous les autres ont l’air de coureurs amateurs à côté de son sprint.

Je pense que Van Der Poel vient de livrer une bien belle leçon aux coureurs sur route: « je prends mes responsabilités, je roule pour gagner et non pour faire perdre les autres, je ne me pose pas de question, et je mise sur mon héritage du cyclo-cross où je suis souvent dans une telle position« . C’est très rafraichissant.

Pour le reste, Peter Sagan a abandonné, montrant qu’assurément, il y a quelque chose qui cloche cette saison avec le coureur slovaque.

Hormis Van Der Poel, la belle surprise vient du Français Valentin Madouas, le fils de Laurent (coureur pro dans les années 1990), qui termine 8e de la course. Marc Madiot peut se réjouir de ce succès d’un jeune coureur de 22 ans, à l’approche de la Flèche Wallonne plus tard cette semaine et de Liège-Bastogne-Liège le week-end prochain.

L’Amstel ce dimanche

54e édition de l’Amstel Gold Race ce dimanche entre Maastricht et Rijksweg in Vilt, situé quelques kilomètres après le sommet du fameux Cauberg, juge de paix de cette course de 265 kilomètres.

Le Cauberg! Ou « Mont Philippe Gilbert » tant le coureur belge a su dompter durant sa carrière cette fameuse ascension, s’imposant déjà à quatre reprises sur l’Amstel et lors des Mondiaux de 2012.

Une fois franchi pour la dernière fois dimanche, il restera toutefois deux ascensions aux coureurs, soit les Geulhemmerberg et Bemelerberg.

Le parcours est donc bien « casse-pattes » avec pas moins de 35 côtes répertoriées, dont trois ascensions du Cauberg et une du Kruisberg, à quelques 35 kms de l’arrivée. Le final pourrait être lancé à cet endroit.

On annonce très beau et très chaud (25 degrés!) dimanche aux Pays-Bas, de quoi rendre la course très open, peu sélective. Ce sont donc les coureurs qui feront la course, et la tactique sera cruciale.

Les favoris

Un nom, le champion des Pays-Bas, Mathieu Van Der Poel qui vient tout juste de remporter la Flèche Brabançonne devant Alaphilippe et Matthews. C’est l’archi-favori, c’est clair selon moi.

Les redoutables puncheurs Julian Alaphilippe, Alejandro Valverde et Philippe Gilbert sont également favoris de cette course. Rappelons qu’Alaphilippe et Gilbert font partie de la même équipe, ce qui leur donnera un avantage dans le final. Gilbert est sur une lancée, et Alaphilippe a prouvé mercredi dernier qu’il a d’excellentes jambes à l’approche des Ardennaises. De quoi nourrir des ambitions pour les Deceuninck Quick Step.

Les autres coureurs à surveiller selon moi sont Greg Van Avermaet, Michal Kwiatlowski, Matteo Trentin, Edvald Boasson Hagen, Peter Sagan, Alberto Bettiol, Tim Wellens, Michael Matthews ainsi que Jakob Fuglsang.

Je ne crois par contre pas du tout aux chances du vainqueur sortant, le Danois Michael Valgren.

Deux coureurs canadiens au départ en principe, soit Guillaume Boivin pour Israel Academy et Michael Woods pour Education First. Ca sera très intéressant de suivre Woods à l’approche des Ardennaises, lui qui avait terminé 2e de la Doyenne l’an dernier.

Je mise Van Der Poel!

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