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Marco Pantani: 13 ans déjà

Marco Pantani est décédé le 14 février 2004. À chaque St-Valentin, son souvenir revient en moi.

Je n’ai jamais caché mon affection pour ce grimpeur d’exception, au gabarit très proche du mien, né la même année. Dopé certes, comme beaucoup de coureurs de sa génération, mais également coureur de panache, osant partir de loin, osant dynamiter la course, osant affronter les cadors comme il l’a fait sur le Giro 1994 contre Indurain.

Ce qui continue de me fasciner est son apparente fragilité lorsqu’on le comparait par exemple à Jan Ullrich, Miguel Indurain ou Lance Armstrong, et pourtant, sa force démesurée. Je me demande encore d’où lui venait ce don de grimper si magiquement bien!

Un de ses plus beaux récitals a été cette ascension du col de Peyresourde sur le Tour 1998. L’accélération est saignante, le rythme soutenu, le coup de pédale altier et la descente à fond les manettes.

Et je sais pas vous, mais il y a un peu de Pantani dans Alberto Contador…

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13 Commentaires

  1. mica

    Je ne vois pas comment on peut « idolatrer » Pantani ou ou Contador,ou Valverde, et »descendre » Armstrong, Riss ou d’autres.
    A ce propos la justice Américaine demande des comptes à Armstrong, et va le faire semble t’il rembourser de très grosses sommes. Pendant ce temps, et depuis des années, les télés Françaises font des ponts d’ or aux anciens et notoires dopés: honteux!

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  2. Bernard

    @mica Point d’idolâtrie, mais de l’estime pour certains coureurs, oui

    Le dopage st un problème complexe et il est bien difficile, voire impossible de « juger ».
    Le problème d’Armstrong est qu’il a eu un vrai comportement mafieux, instituant un dopage organisé dans son équipe, des menaces sur d’autres coureurs, avec à la clé une domination sans partage.
    Deux documents illustrent bien pour moi la complexité de ces parcours humains. Le premier est « le mensonge Armstrong » DVD d’Alex Gibney primé au Festival de Venise et de Toronto en 2013 et dans lequel, à côté de ce que l’on sait maintenant, les qualités de l’homme et du grand cycliste qu’est aussi Armstrong apparaissent aussi.
    Le second document est plus complexe , c’est « Marco Pantani , un homme seul », remarquable ouvrage écrit par Manuela Ronchi, qu’un très éclairé connaisseur du cyclisme m’a conseillé. Sa fragilité et ses qualités exceptionnelles en font un coureur attachant comme José Maria Jimenez, encore plus fragile que Pantani, presque aussi doué, au style magnifique auquel ce beau texte rend un homage lucide
    http://yourzone.beinsports.fr/el-chava-jose-maria-jimenez-lesthete-au-destin-tragique-99383/

    En ce qui concerne Valverde, il a fait comme les autres chez Kelme. Après puerto, Christian Laborde a parlé discrètement de deux années difficiles pour Valverde pendant sa suspension, mais l’homme s’entrainait comme pendant les années de compétition. Il a souffert et est revenu..

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  3. Tchmil

    Je comprends l’admiration envers Pantani, c’est surtout la cohérence entre une personne humaine et le sportif.
    Pouvant être aérien à certains moments (hors de notre temps) et terriblement humain à d’autres (sa fin sportive à son retour à la Mercatone Uno).

    Maintenant on a des personnages comme Peter Sagan, très très bon coureur mais sur-construit par les médias et le cyclisme moderne qui a d’ailleurs bien besoin de son image. Non par la vie et ses drames … tout ce qui a donné à Pantani une dimension romanesque, presque hors de notre monde et qui a marqué bien des amoureux de vélo à jamais et comme aucun autre.

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  4. mica

    @ Bernard et Tchmil: Je comprends parfaitement votre admiration pour des personnages comme Pantani, J.M. Jiménez, Heras..ou d’autres, mais, la mort décidemment fait du pire tricheur un « brave type », voire une idole.
    Ces personnages m’ ont aussi fait réver en leurs temps!
    J’ aimerais aussi retrouver mon àme d’ enfant et admirer sans réserve ceux qui étaient mes idoles à 12 ans (Anquetil, Poulidor, Gaul, Bahamontés…) Mais le temps a passé et les tricheurs ont tellement sévi au fil des générations que je ne crois plus à la moindre once d’ honétetée dans ce milieu. ILS nous ont tellement abusés depuis le dopage « ordinaire » jusqu’aux moteurs dans le cadre en passant par les aspirations de toutes sortes. Bref, je n’ arrive tout de même pas à distinguer la probité d’ un Pantani vis à vis d’ un Armstrong ou d’ un Riss. (les seuls a ma connaissance à étre rayés du palmarès du TDF?, mais dans ce milieu ambiguë, on ne sait même pas!)

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  5. alain 39

    Tout homme a ses contradictions et Laurent n’échappe pas à la règle.
    Je comprends que l’on puisse être fasciné par le style, l’aisance de Pantani. Il semblait avoir dompté la pente des cols et la souplesse de son pédalage ne pouvait que nous laisser admiratifs.
    Et puis il y avait ce côté chevaleresque, imprévisible qui nous plaisait tant.
    Ajoutez à cela son look, ses faiblesses psychologiques, sa fragilité physique, ses accidents, ses retours de nul part; alors Pantani devient attachant.
    Mais il y a le dark side avec le dopage, la drogue, sa probité.
    Pantani n’était qu’un homme de son époque avec toute ce qu’elle avait de bon et de moins bon.
    Un simple homme doublé d’un champion sportif.
    Aussi, certain d’entre nous ne peuvent qu’être bienveillant à l’égard de son souvenir et de l’empreinte qu’il a laissé.
    Mais il faut aussi admettre qu’il a volé ses victoires à l’égard de ceux qui ne bénéficiaient pas du même dopage. Il a pu en être meurtri car comme tout champion il était narcissique et imbus de ses succès (mérités à force de travail) et il savait que cette compromission n’était ni avouable ni conforme à ce qu’il avait voulu être. Un Champion, supérieur par ses seules qualités physiques et psychologiques et non un champion à la supériorité assistée par le dopage.
    A l’opposé on peut mettre Arsmtrong, narcissique, cupide et prétentieux qui avait vu dans le sport un moyen de s’élever socialement et non pas de s’émanciper.
    Pour l’un le sport était une finalité pour l’autre un moyen
    Le premier s’est suicidé le second est tombé de sa stèle et lutte encore pour sauver ses $$$$.
    2 hommes que tout opposait au départ et pour qui le destin n’aura pas été celui attendu et tant recherché.
    2 échecs au plan humain et c’est bien la chose que l’on peut regretter si on met l’Homme, son épanouissement au coeur de la société et de tout engagement.
    La vie est sans pitié et tous les 2 nous le rappellent en nous montrant la fragilité de notre vie et la vacuité de certains destins.

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  6. mica

    Eh oui Alain 39 et entre ces 2 là nos Français (Jalabert, Virenque, Durand, Boyer …et d’ autres) qui ne sont ni morts ni ruinés et qui continuent à exploiter le filon en paradant comme « consultants » au sein de divers médias radio télévisuels, dont certains grassement payés grace à notre redevance. Je vais un peu exagérer, mais il faudrait que le peuple se réveille et se révolte!

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  7. mica

    Il est vrai de plus, qu’ avec une certaine classe, un poids très léger, et de l’ EPO à doses++++, certains paraissaient « irrésistibles » que dire, par exemple, de l’ inénarrable Argentin, ou de l’inélégant Chiapucci?
    Ce dernier avait fait un de ces numéros dans une étape Alpestre, que j’ en été resté ba ba. Depuis, je suis revenu de tout!

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  8. Le Bourrin Ardéchois

    A ta question, Laurent. Pantani disposait d’un organisme exceptionnellement doué par la pratique cycliste. Tout comme celui de Ullrich. Il avait (comme l’allemand) aussi certainement un très fort caractère, de très grandes capacités à se faire mal. Et par rapport à l’allemand, son gabarit était tout simplement un atout. Il est beaucoup plus aisé au léger de rester dans les roues du plus lourd sur le plat que le contraire dans les montées. Et même à l’époque les clm étaient dérisoires. Imaginons un cyclisme où tout se court contre la montre, ou même en tête à tête. Un pantani ne ferait pas le poids contre un ullrich même sur une étape de montagne, pas plus qu’on contador contre un martin.

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  9. Bon,
    je ne vais pas écrire sur Pantani ce que j’ai écris sur
    Valverde (deux poids deux mesures); Laurent, tu le sais,(c’est une vieille histoire) au mieux, je donne mon jocker …

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  10. Pat

    Je ne comprends vraiment pas comment on peut respecter les qualités de cycliste de Pantani. Il était dopé et menteur. Il ne devrait avoir aucune exception pour ces personnes peu importe leur style, leurs tactiques etc…

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  11. le bourrin iserois

    helas on est pas pret de faire un tour ou il y aurait autant pour les rouleurs bourrins qu’il y en a pour les grimpeurs en ce moment

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  12. Martin C

    Pour les intéressés, le documentaire Pantani The accidental death of a cyclist. Disponible sur Netflix.

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  13. Débattre ou pas de Pantani, il y a toujours moyen de le chanter:

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