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L’UCI World Cycling Tour au Québec dès l’an prochain?

On savait un projet dans les cartons, on sait maintenant que le promoteur Serge Arsenault, organisateur des GP de Québec et Montréal, serait sur le point de conclure une entente avec l’UCI pour obtenir un autre événement UCI au Québec.

De toute évidence, c’est de l’UCI World Cycling Tour dont il est question.

En gros, l’UCI World Cycling Tour, c’est une série de 16 cyclosportives ayant reçu un label UCI. Le bonus, c’est que la participation à l’une de ces cyclosportives permet éventuellement de se qualifier pour la grande finale, une cyclosportive version « championnat du monde » des cyclosportifs. Et l’UCI sacre, sur cet événement, le champion du monde cyclosport.

Pourquoi pas! C’est un peu contre l’esprit cyclosportif mais les cyclos ont aussi beaucoup changé depuis une vingtaine d’années. Au départ, le but était de proposer un grand défi sportif ou la lutte contre soi-même et la convivialité étaient au coeur de l’événement. Aujourd’hui, les cyclosportives sont souvent de véritables compétitions ou si l’esprit demeure décontracté, la recherche du résultat prime trop souvent (et je m’y prends moi-même au jeu).

Anyway, on compte actuellement 16 cyclosportives au calendrier UCI World Cycling Tour, incluant la grande finale en Afrique du Sud. Une seule est située au Canada, le Gran Fondo Axel Merckx en Colombie-Britannique. Les États-Unis ont aussi une épreuve au calendrier, celle de Lenox au Massachusetts.

Il est évident qu’une telle épreuve au Québec serait intéressante. Le niveau y serait assurément assez relevé. Espérons que Serge Arsenault réussisse à convaincre l’UCI que le Québec a tout pour organiser une telle cyclosportive qui pourrait rapidement devenir un rendez-vous, surtout si le parcours (Charlevoix?) est à la hauteur. Le Québec comporte déjà plusieurs belles cyclosportives, notamment le Défi Vélo Mag, la cyclo de Charlevoix, le Gran Fondo Gatineau et j’en passe.

Ceci étant,  je trouve que cette série UCI présente un petit quelque chose qui cloche, la même chose qui clochait avec la Coupe du Monde chez les pros à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Aucune épreuve de la série de cyclosportives n’est actuellement très prisée par les cyclosportifs qui rêvent plutôt à la Marmotte, au Marathon des Dolomites, à l’Étape du Tour, à la Haute Route, à Paris-Roubaix cyclo ou encore à la Otztaler-Radmarathon. Ca serait bien d’inclure de tels monuments du calendrier cyclosportif à cette compétition. Plus encore, ce serait bien de désigner le champion du monde cyclosportif grâce à un système de points, plutôt que lors d’une cyclo d’un jour en Afrique du Sud (après tout, les cyclosportifs assument eux-mêmes leurs frais et tout le monde n’a pas les moyens de parcourir le monde pour participer à une telle série…). Ces points pourraient varier en fonction de la difficulté et du prestige de chaque cyclosportive inscrite au calendrier. Ainsi, un vainqueur de la Marmotte mais qui ne prendrait part à aucune autre cyclosportive dans l’année aurait la chance de bien figurer à un tel classement. Évidemment, cela voudrait dire que des conditions d’inscription seraient communes à toutes les épreuves pour permettre un classement à l’UCI World Cycling Tour.

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  1. plasthmatic

    Laurent, « champion du monde des cyclosportifs » : quelle drôle d’idée. Vide de sens … plein de vanité. Me semble-t-il.
    Que les cyclosportives soient des compétitions (on s’aligne, et les présents se mesurent), il n’y a rien à dire : il me semble même que c’est leur objet (ici en France, ce sont les randonnées cyclo qui proposent des parcours sans chrono ni horaire commun de départ). Mais enfin, un titre, c’est autre chose, surtout celui-ci : champion du monde !
    Laurent, imagine que tu gagnes. Tu vas pas me faire croire, te connaissant un minimum, que tu pourrais te dire, même uniquement à toi-même hein, que tu es champion du monde cyclosport !? Un champion du monde, pour trouver meilleur que lui ce jour-là, en dehors de quelques malades ou blessés, de deux ou trois talents ignorés ou gâchés, il faut chercher ailleurs que sur la Terre, ou alors je n’ai rien compris ?
    Alors, on ne va pas faire la liste, mais pour te considérer tel, il te faudrait ignorer :
    – tous les cyclistes pros
    – tous les cyclistes amateurs très costauds qui se cantonnent aux courses plus « officielles »
    – tous les plus costauds qui font parfois des cyclos, mais étaient absents ce jour-là en ce lieu-là, non par défaut de qualification (budget, désintérêt, …)
    – etc …
    Oui, je sais, les absents bla bla bla. OK, OK : alors, que l’on sache que je suis à ce jour, et depuis un sacré moment déjà, détenteur du titre de champion du monde de la rue François Richard, dite la Côte de Méhon. Champion du monde du saucisson aussi. Bon, ça c’est plutôt normal, pour un jambon.

    Bon, Laurent, c’est pour t’ennuyer un peu, autant que je t’aime bien. Pas perdu de vue l’idée de te trouver dans les Alpes au mois d’août, je risque très fort d’être basé sur Briançon un bon moment, alors n’oublie pas de m’informer de ton arrivée (selon ton envie bien entendu).

    Bon, si je suis à peu près certain que cette idée est née d’une pensée « lucrative » (« marketing », c’est ça le bon mot ?) elle aura peut-être l’effet (le mérite je sais pas …) intéressant de vous proposer une belle épreuve avec un beau plateau pour une bonne confontation. Et pourquoi pas.

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  2. Batrick P

    L’anecdotique
    D’accord avec Pascal, le cyclisme de compétition (ici sur route) se décline en de nombreuses tranches, mais la notion de championnat du monde doit être réservée à celle qui regroupe les tous meilleurs, les Contador, Cancellara, Evans et même Cavendish, qu’on le nomme Championnat du monde, Tour de France, Giro, Paris-Roubaix ou Liège-Bastogne-Liège. Mais pas le Marathon des Dolomintes, l’Otztalerradmarathon ou la Marmotte, pour autant que ces épreuves présentent pour moi un grand intérêt.
    De plus, ce classement pompeux d’épreuves sur plusieurs continents pour des non-professionnels (de licence), sera l’occasion d’une escalade à mon sens dénaturante vers le fric, sponsoring, mécénat, fortune personnelle… (déjà que la Haute Route…).

    L’essentiel
    Pascal et Laurent, j’aimerais bien rouler et partager un peu de temps avec vous cet été dans les Alpes.

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  3. plasthmatic

    Le personnel
    Pareil, ça serait carrément tellement mieux qu’une ligne de départ, du vélo libre et calme dans les Hautes-Alpes, à trois. Et le top pour moi : je vous entend déjà causer vélo, histoire du vélo, Laurent et toi, ça me semble une évidence, je suis à ce jour le seul point du triangle à connaître les deux autres de chair et d’os (un peu plus de chair pour toi Patrick, faut le dire, ben oui quand même, un peu plus d’os pour Laurent).
    Me trouver te sera aussi facile que localiser le beurre dans ton frigo, reste donc à attendre les éventuelles envies et contraintes de Laurent.

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  4. Marie-Claude

    Laurent: pour moi, ce systeme de « champion du monde » est copie sur le present systeme de l’ITU (International Triathlon Union). Les participants « groupes d’age » peuvent obtenir une qualification pour la grande finale de la saison, dont l’emplacement varie d’une annee a l’autre. Seuls certains triathlons au Canada offrent ces qualifications, et il faut terminer dans les premiers de son groupe d’age pour avoir sa place. Tous les frais de deplacement sont payes par les participants, qui beneficient de l’encadrement de Triathlon Canada lors de la course et porte le meme uniforme que les athletes de niveau elite. Il y a un « roll-down » a chaque course, alors si un participant refuse sa place, souvent pour des raisons financieres, la place va au suivant. Le championnat du monde ne regroupe pas necesairement les meilleurs, mais les bons participants qui peuvent se permettre de voyager! Le meme systeme est en place pour le duathlon et le triatlon longue distance. En parallele il y a aussi bien sur la WTC (World Triathlon Corporation) qui organize de facon similaire le championat du monde Ironman(c) a Kona. Demon experience, au championnat ITU, il y a peu de participants de moins de 35 ans, car financierement, c’est plus difficile de voyager, developement de carriere, jeunes enfants, etc… (desolee pour l’absence d’accent, stupide clavier anglais au travail!) 🙂

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