L’UCI, machine à fric

"On apprend que le Dauphiné Libéré fait face à d’importantes augmentations des coûts de son épreuve":http://www.lequipe.fr/Cyclisme/breves2008/20080129_180057Dev.html. Conséquemment, la course ne pourrait être ouverte qu’aux 18 équipes du ProTour, point final, privant le champion défendant, Christophe Moreau, désormais avec Agritubel, de la chance de défendre son titre. Raison pour une telle augmentation des coûts? La lutte contre le dopage! C’est en effet à l’organisateur de défrayer le coût des contrôles imposés par l’UCI, et non à cette dernière. Pour le Dauphiné, c’est un budget de 45 000 euros en plus, rien de moins. Cette situation est abérante à nos yeux. Par son inaction au cours des 10 dernières années, l’UCI a largement contribué à la prolifération du dopage dans le cyclisme. Aujourd’hui, elle commence finalement à mettre en place des mesures – mesures apparentes à celles qui existent déjà en France depuis fort longtemps – mais refile la facture aux organisateurs de course. C’est tout simplement scandaleux. Voilà en tout cas une autre bonne raison de dénoncer – de couler! – ce satané ProTour!

7 Commentaires

  1. alain
    Soumis le 31 janvier 2008 à 4:50 | Permalien

    Effectivement. Merci le Pro Tour. On va se retrouver au Dauphiné avec des équipes, genre italiennes par exemple qui n’en ont rien à faire et une grande partie des meilleurs Français qui auraient été très motivés, surtout dans la perspective du TDF et qui resteront à la maison. Ce n’est pas comme ça qu’on va amener des gens au bord des routes !

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  2. patrick B
    Soumis le 31 janvier 2008 à 6:22 | Permalien

    Eclairez-moi.
    Je crois comprendre que, faisant partie du Pro Tour, le Dauphiné a l’obligation par contrat d’engager les 18 équipes du Pro Tour, et que, par insuffisance budgétaire annoncée, elle n’en engagera pas d’autres.
    Elle annonce aussi que cette insuffisance budgétaire est causée par une très forte augmentation des frais de la lutte anti-dopage qui lui sont impartis. A priori, on aurait tendance à faire confiance à Thierry Cazeneuve.
    Maintenant, l’article de l’Equipe présente une faille déontologique: l’absence de contradicteur représentant l’UCI (ou une mention révélant que celle-ce souhaite s’abstenir).
    De plus, la labélisation Pro Tour d’une épreuve est un acte contractuel qui doit établir un certain nombre de frais et leurs possibilités d‘évolution. En clair, il est difficile de croire que Thierry Cazeneuve et ses juristes découvrent l’existence de ce budget supplémentaire de 45 000 euros. Ou alors ils frisent l’incompétence. Soit celui-ci est abusif, le contrat devient caduque et le Dauphiné peut tout à fait s’affranchir à son tour du Pro Tour, avec risques et périls, soit il ne l’est pas et on doit reconnaitre que le Dauphiné vit au-dessus de ses moyens.
    Une chose est certaine: la lutte anti-dopage a un coût. Qu’il soit intégralement à la charge du contribuable dans le football français, comme l’affirme Thierry Cazeneuve, football français qui génère pour nombre de ses acteurs des revenus indécents pour ne pas dire pornographiques, est un scandale pour tous les français qui se démènent chaque fin de mois pour joindre les deux bouts. Qu’on demande non pas son abrogation mais son extension à une épreuve internationale de cyclisme se déroulant sur le sol français en est un autre. Je sais déjà que la ponction sur les revenus des coureurs pour la lutte anti-dopage a fortement augmenté cette année. Il est regrettable que Thierry Cazeneuve l’ommette. En passionnant ce débat essentiel, en ne donnant pas des informations précises sur le sujet, l’organisateur du Dauphiné aurait plutôt tendance à se disqualifier. C’est dommage, parce qu’on n’avance pas. Peut-être l’un d’entre-nous saura nous faire un topo du financement de la lutte anti-dopage, et aura ainsi le courage de faire bénévolement le travail du journaliste que celui-ci ne fait plus.
    Enfin, je ne partage pas l’analyse qui consiste à dire que l’UCI a été inactive dans sa lutte contre le dopage ni qu’elle a largement contribué à sa prolifération. Ce qui à mon sens ne la dédouane pas d’un certain nombre de dysfonctionnement, telle la lamentable histoire du rapport sur la prise d’EPO d’Armstrong durant le Tour 1999.

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  3. lulu007
    Soumis le 31 janvier 2008 à 5:16 | Permalien

    L’uci n’a jamais forcer les coureurs à se doper. Ils ont pris de nombreux gros poissons dans leurs filets, certes ils auraient pu en faire plus mais dire qu’ils sont responsable de la prolifération du dopage est faux.

    En ce qui concerne la tarification des contrôles imposés par l’UCI, cela se passe ainsi dans beaucoup de sport. En tennis, ce n’est pas l’atp qui paye les contrôles lors de rolland garros, mais la fédération française de tennis organisatrice du tournois. En cyclisme, tous les contrôles sont aux frais de l’organisateur, pro tour ou pas.

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  4. Soumis le 1 février 2008 à 6:14 | Permalien

    oui c’est pas le pro tour qu’il faut couler, c’est l’uci!!

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  5. lulu007
    Soumis le 1 février 2008 à 2:47 | Permalien

    je vais parler de tout autre chose, les équipes sélectionnées pour le Giro.

    4 pro tour teams recalées, a savoir bouygues, crédit agricole, astana et Team high road.

    RCS a de plus ajouté qu’Astana et High Road ne sera pas non plus invitées sur leurs autres épreuves (Milan-San Remo – Tirreno – Tour de Lombardie).

    Bon en ce qui concerne Astana, ça peut se comprendre, mais pour le team high road, je trouve ça scandaleux. Ils ont fait des erreurs, personne ne le nie, mais ils ont tout de même fait beaucoup de chose pour se refaire une bonne image avec une politique claire.

    Ce qui n’est pas du tout le cas d’autres équipes comme l’italienne LPR avec Di Luca, où les espagnols de la caisse d’epargne et de saunier duval, qui rechignent et trainnent toujours les pieds.

    Que pensez vous du bannissement d’Astana et High Road ?

    Moi je trouve ça hypocrite

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  6. patrick B
    Soumis le 1 février 2008 à 9:43 | Permalien

    Il ne s’agit pas de tout autre chose!
    En se dégageant du Pro Tour, les trois grands tours et leurs organisations annexes (dont plusieurs grandes classiques) se sont affranchis des règles de l’UCI portant sur la sélection des équipes.
    Alors que des épreuves comme le Critérium du Dauphiné sont contraintes de sélectionner les meilleures équipes (certes, le critère de qualité est financier et on pourrait discuter à trouver plus sain, malheureusement ce sujet n’est abordé par aucun acteur du cyclisme), et de payer la labélisation Pro Tour, pour justement bénéficer de cette labélisation et aussi de l’assurance de la participation de ces équipes.
    Deux conséquences néfastes s’opposent. La main mise de l’UCI avec des oukases venus d’en haut, et la marchandisation clientéliste d’un cyclisme livré à des grands groupes privés.
    Nous en voyons les effets dès cette année, avec les abus dénoncés par Laurent d’une part, par Lulu007 d’autre part.
    Ce qui est hypocrite, lulu007, ce n’est que ces grands groupes financiers sélectionnent telle ou telle équipe, c’est qu’elle en ait la totale liberté. A partir de là, il serait illusoire de croire que ces groupes, dont la communication cherchera à nous masquer que ses critères de gestion ne sont non pas l‘équité sportive mais tout simplement le profit, sélectionneront systématiquement les meilleures équipes. Elles sélectionneront les plus rentables, comme un Cipollini avec une plume dans le derrière au départ de Milan – San Remo. Et là je reste modéré, parce qu’on peut imaginer que la corruption et son pendant la concussion sont déjà présentes dans la lutte que vont se livrer les équipes pour être sélectionnées.
    Quand Christian Prudhomme affirme que s’il avait eu les mains libres, Rasmussen n’aurait pas été au départ du Tour 2007, je lui demande: sur quels éléments? S’il savait en juin 2007, alors pourquoi l’a-t-il caché? Et s’il ne savait pas, pourquoi ment-il?
    Non, la lutte anti-dopage ne peut passer que par l‘élaboration (difficile) de règles et l’application de ces règles, avec notamment un principe essentiel: une instance disciplinaire unique avec la charge de la démonstration de culpabilité et la charge de la sanction. Personnellement, je trouve que l’UCI ne se débrouille pas trop mal sur la question.
    Quant aux déroulements des épreuves, seule une émanation des coureurs doit imposer des règles: critères sportifs de sélection, limites de difficulté des parcours, et contingences diverses telles les horaires, etc…
    Les organisateurs, acceptés par cette émanation, ne devraient avoir pour charge que… d’organiser l’intendance de leurs épreuves. Ils proposent un spectacle et empochent des recettes publicitaires.
    Cette émanation doit être constituée par des élections dont les votants sont les coureurs, exclusivement. Peut-être ne doit-elle pas s’appeler UCI, puisque celle-ci est gangrénée par des hommes d’affaires sans aucune légitimité, mais en aucun cas le cyclisme ne doit être laissé aux mains de grands groupes financiers. Ce remède entrevu par de nombreux fans pas très clairvoyants serait bien pire que le mal.
    Il est malheureusement à craindre qu’il s’impose, sous la manipulation médiatique de ces grands groupes qui, en plus des organisations sont aussi à la tête des médias (L‘équipe, la Gazzeta, …); une telle manipulation est apparue la semaine dernière avec l’intervention sans opposition de Tierry Cazeneuve. La première année ne sera pas trop douloureuse, parce que l’UCI bougera encore. Mais une fois celle-ci évincée…

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  7. testocarbone
    Soumis le 2 février 2008 à 8:57 | Permalien

    Quelqu’un a-t’il des chiffres concernant l’UCI?
    Entrées? Dépenses? Bénéfices? Répartition des bénéfices?
    Salaire du parrain? etc….

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