Tous les jours, la passion du cyclisme

 

L’exemple des pros

Plusieurs lecteurs ont répondu à notre appel en laissant des commentaires sur notre dernier texte, celui portant sur les méthodes d’entrainement.

Un consensus semble se dégager : pas besoin de faire des sorties de 8h pour se préparer à des courses de 8h.

J’ai des doutes très sérieux. Beaucoup de ceux qui prêchent l’approche du Nouveau Monde en entrainement n’ont jamais cherché à bien performer sur des courses de 8h et plus. En d’autres termes: savons-nous vraiment de quoi on parle ici ?

Pour moi, l’exemple des pros demeure la référence. Quant Dominique Rollin, un coureur avec une PAM monstrueuse, affirme ne plus avoir de jus après 200 bornes d’un Championnat du monde parce qu’il ne s’entraine jamais sur des telles distances, j’écoute. Comment en effet prétendre être capable de passer la vitesse supérieure après 240 bornes dans une course pro si vous ne l’avez jamais fait à l’entrainement ? Je suis à peu près sûr que Rollin a une PAM supérieure à celle d’Alessandro Ballan, pourtant c’est Ballan qui a gagné, pas Rollin. Outre le dopage toujours possible, Ballan avait du jus dans le final, pas Rollin…

Comment les pros s’y prennent ? La grande majorité d’entre eux commencent par une sortie seul de plusieurs heures, sortie qu’ils termineront derrière derny pendant une ou deux heures, question de simuler le final d’une course.

Si des sorties de 2h suffisent à se préparer à des courses de 5, 6 voire 8h, comment se fait-il que la marche soit si haute entre les coureurs pros et amateurs voire entre les coureurs européens et nord-américains ?

Bref, je continue de m’interroger très sérieusement et continue de penser que c’est l’ex-coureur cycliste Michele Bartoli qui a raison: pour être un bon cycliste, il faut faire du vélo, point final.

Quoi qu’il en soit, je vais approfondir le sujet et essayer de dégoter quelques interviews avec entraineurs professionnels afin de trancher la question.

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Au tour de Kohl…

27 Commentaires

  1. legafmm

    concernant les courses pros (en particulier les championnats du monde), la course « commence » à partir des 200 km, avt c’est juste de l’echauffement pour les meilleurs et un moyen d’user les plus faible.

    Sur les derniers mondiaux, le rythme a du commencé a être soutenu au km 150 environ, ce qui fait que les plus faibles sautent environ au bout d’1 heure (autour des 200).

    Si au lieu de faire une course de 260, on fait une de 200-210 km, la course se durcirait bcp plus tot, autour du km 100, et je pense qu’à peu près les mêmes coureurs sauteraient autour du km 150-160.

    exemple : Fleche wallone et liège-batogne-liège
    chaque année, ce sont les mêmes coureurs qui brillent sur ces 2 courses qui ont pourtant un kilometrage différent (210 bornes pour la fleche et 260 pour liège).
    Le niveau de performance ne varie pas bcp entre 200 et 250 km, on retrouve tjr les mêmes dvt.
    bcp de français disent qu’ils ont plus de mal après 200 bornes, pourtant je ne les vois pas briller plus sur des courses de haut niveau de moins de 200.

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  2. plasthmatic

    Laurent, c’est Bartoli qui a certainement raison. Et le bon sens.
    Non, on ne court pas 42,195 km à l’entraînement pour un objectif marathon, c’est exact.
    Mais toutes les analogies ont leurs limites. La raison du risque des sorties longues en course à pied, c’est les chocs. En course à pied, on n’enchaîne pas des efforts par étapes quotidiennes. On n’empile pas des séances d’intensité sans récupérer correctement. En vélo, c’est possible. Et pour l’ancien coureur à pied, d’un niveau disons honorable, que je suis, ce fut la surprise quand je suis devenu cycliste : on peut taper dedans et remettre ça le lendemain.
    Le bon sens, me semble-t-il, c’est : des séances de durées courte avec des intervalles. Et des sorties longues, absolument. Pas huit heures. Mais six heures, c’est nécessaire pour la Marmotte. Six heures, ça passe vite, même seul : il suffit de faire autre chose que du vélo, sur le vélo, hum … Et on peut faire six heures sur la même boucle plusieurs fois, ça a l’avantage de permettre de ravitailler et remplir les bidons, entre autres.
    Disons autrement : si tu pars avec pas plus de trois heures, tu cours vraiment le risque de ne pas passer, et uniquement pour cette raison. Et second désavantage : tu risques de douter … le pire. Déjà qu’on aurait tendance à douter quand on a tout mis de son côté ! …
    Voilà, du court, souvent, de qualité. Ou tout cool (me concernant : 26km/h à plat ! …, mais ça c’est pas obligé …). Du long, pas trop intense, ou seulement en incluant qqs fractions plus soutenues ici ou là, un peu moins souvent, et progressivement. De la montagne, je le répète. Et tu seras prêt. Et là tu pourras être … tranquille. Après, on n’est jamais à l’abri de rien, mais ça c’est la course qui le dira.

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  3. Etienne

    Je veux bien mais Rollin ne mange surement pas les meme céréales pour déjeuner que les Européens..

    Cera, Cera pas.

    Moi j’ai bien aimé le livre the Ultimate Ride de Chris Carmicheal (n’en déplaise à plusieurs..) qui suggere une « périodisation » de l’entrainement, tres bon pour un objectif d’un évenement (Marmotte..) endurance seulement durant l’hiver-printemps avec un peu de musculation l’hiver, longue sortie en endurance au printemps, ensuite des intervales 10-15 minutes au printemps-été, et intervales 1 minutes a fond pendant 4-6 semaines avant l’évenement.

    C’est vite résumé…

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  4. GuiGui

    Je crois que vous êtes dans l’erreur sur Rollin. Il ne dit pas qu’il ne s’entraine jamais sur une telle distance mais qu’il manquait de courses de cette distance, course que nous retrouvons seulement en Europe. Les courses demeurent le meilleur entrainement et sont essentiels à la préparation d’un objectif.

    Vous disiez que Rollin n’a pas l’endurance nécessaire pour des coures de 200 km… es ce qu’il ne gagne pas une étape du Tour de Californie solo après plus de 7 heures de course.

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  5. Roger13

    Je suis quasiment certain que les sorties de 6 h sont inutiles pour préparer la Marmotte. En suivant un entraînement basé sur des sorties courtes j’ai vu que j’étais capable de faire la différence en fin de parcours. Sur l’ancienne Luc Alphand qui se terminait au Granon, je fais l’essentiel de ma place en terminant fort. Pour ma part j’évite les cyclosportives uniquement par peur des descentes mais je sais qu’avec un bagage technique « normal » et une vision supérieure à 2 /10 sans lunettes je ferais des meilleurs résultats sur des courses longues que sur les courses de côtes malgré mon entraînement axé essentiellement sur du court. Mon meilleur temps à l’Espigoulier sur une montée sèche et unique est autour de 27 min 30 sec. Bien entraîné avec les « principes du nouveau monde », j’ai été capable d’enchaîner 4 montées consécutives en à peu près 29 min en moyenne pour chaque montée (3 h d’entraînement en tout). Une minute et demi de plus sur 11 km à 5,2 % c’est pas énorme mais était juste assez pour ne jamais être dans le rouge et pouvoir garder des forces. Augmenter la PMA puis être capable d’augmenter progressivement le temps passé à 80 % de sa PMA permet d’augmenter énormément ses réserves de glycogènes, bien plus que des entraînements de 6 h durant lesquels on est bien en dessous en puissance et où l’on dilapide « bêtement » ses réserves en laissant des traces sur une longue période.
    Cela dit si je disposais d’un « temps complet » d’un pro, il est évident que je chercherais à augmenter mes temps d’entraînements. Ce qui est important de comprendre c’est qu’il ne sert à rien de continuer à s’entraîner quand ses réserves sont déjà trop basses.
    Quand je suis capable d’enchaîner 3 Espigouliers à vive allure (sur le glycogène comme carburant) alors je peux envisager de passer à 4. Si à la troisième je mets 5 min de plus alors la quatrième montée ne m’apportera rien. Voilà pourquoi rien n’est vraiment faux dans ce que disent les uns et les autres.

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  6. Jean-Michel

    peut-être tout simplement une question de gabarit:

    « Le dénivellement total (3.632 mt pour les Hommes Elite) digne d’une étape de haute montagne, est dû à deux montées que les coureurs devront affronter à chaque tour du circuit. »

    Ballan:
    Height 1.90 m (6 ft 3 in)
    Weight 72 kg (160 lb)

    Rollin:
    Height: 6’2″
    Weight: 182 lbs.

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  7. AL

    Laurent,
    Avec ton dernier «post», tu te poses les bonnes questions. Or, Il faut s’entraîner en fonction de ses objectifs et de ses réalités (travail, niveau, santé, calibre et qualité de course, etc., etc.).
    Donc, il y a plusieurs paramètres à considérer pour un entraînement efficace. Il y des éléments de base à l’entraînement que plusieurs ont soulevés sur ce site.
    La plupart des «post» sont vrais. J’ajouterais que la qualité d’un bon préparateur est d’être capable de bien cuisiner tous les ingrédients ensemble, c.-à-d. à savoir conjuguer avec les paramètres de l’athlète qui va bien au-delà du nombre et de l’intensité du coup de pédale.
    Mais comme plusieurs le disent, et j’y crois, pour être bon en vélo, faut rouler avant tout. Et pour être pro, même en Amérique, mais surtout en Europe, on ne s’en sort pas, faut rouler bien et beaucoup pour encaisser la distance et les courses à étapes. Il n’y a pas de raccourcie…même avec le dopage. Isn’it beautiful!

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  8. Marc

    Comme il a été mentionné par plusieurs lecteurs dans le dernier “post”, il y a énormément de raisons qui peuvent expliquer une défaillance ou qu’on “se fasse larguer” lors d’une épreuve d’endurance…

    …Peut-être que Dominique a mangé un sandwich Jambon-beurre?!? 😉

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  9. JOCELYN

    Rien à dire sur tous ces commentaires, le 3 correspond pour ma part à ce que je faisais quand je courrais, il me semblait très bon, simplement au tout début de saison des sorties longues à 75/80% de la FCM, sur 2H, 2H30 et ce jusqu’à 6H, puis après ce travail de fond, des bosses en intensité , c’est plus plaisant que de pur IT, sur des sorties plus courtes de 2 à 3H, qq dernières sorties avec tirage de bourre et pancartes, après bien sur, pour peaufinés, il y avait les traditionnelles courses de club et autres interclubs. C’est du classique mais à tout ça, il faut rajouter les intempéries, les éventuelles maladies (rhum) l’emploi du temps,etc. De plus ,apparement , tu prépares une seule course, alors bon courage pour le nombre de sorties que tu vas faire, derniers conseils, 10 jours avant, tu roules un max,3 jours plein par exemple avec longueur et intensité, pour vider les stock de glycogène, 75 % de ce que tu avales doit etre des fibres lentes, et tu fait de la « fraicheur »la dernière semaine, . Bon , tout ça, ça fait rien avancer, tout le monde à sa méthode correspondant à son vécu, à ses capacités mentales er physique du moment, bref , plus on a de métier, moins on se loupe, alors apprends à te connaitre toi meme, et pour cette anée, prends quelques risques, tu reviendras l »année suivante. Bon courage.

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  10. thomasB

    pas mal le coup du jambon beurre…bien vu marc!

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  11. Marc

    Comme La flamme rouge porte un grand respect à Greg Lemond, j’ai pensé que ceci pourrait intéresser (désolé, en anglais seulement).

    Tiré d’une entrevue avec un journaliste de la revue Procycling (janvier 2008):

    Greg Lemond: I don’t believe there’s any use whatsoever in riding for seven hours at a steady pace

    Procycling:You never did that? not even in winter?

    GL: I’d go out for seven hours, but only in the mountains. But for the most part, my coach Koechli never believed in it. […] I basically found a happy medium between Koechli’s method and those of Cyrille Guimards, who used to tell us to do 12 hours a week with a couple of hours of cyclo-cross – really flat out for an hour. For a pro, I would change that dramatically and go down to six or seven hours a week.

    Procycling: What, six hours’ training a week for a pro?

    GL: In winter, yes. I have read all sort of studies about this […]

    Procycling: So what you are saying is that long, six- or -seven hours rides are superflous, even for someone who is riding that long in races?

    GL: I’m not saying that seven-hour rides aren’t necessary at some point in the season, but if you look at the SRM readings, from a Tour mountain stage, you see that the rider’s only really working for four hours – the rest is descending or low intensity. The other thing about long rides is that you are producing the stress hormone cortisol in high volumes for longer. When that happens you start losing protein and muscle mass, but the cortisol also depletes serotonin levels and has a depressive effect. Now, I look back and can see that I used to be depressed after stage races, and that’s why. […] Bear in mind that after a one-hour training session cortisol levels return to normal with a couple of hours, whereas it can take between 12 and 18 hours after two-to seven-hour sessions.

    Procycling: People often say that poor training methods are at least partly to blame for the dearth of success in French cycling at the moment. You’ve ridden in France. Would you agree with that?

    GL: I’m not sure, but lack of doping may play a part. And if riders come overtrained from having too much volume as well, they’ll get fried in races. […]

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  12. colt seevers

    Dans le monde aujourd’hui « Dans les prochains jours, la liste devrait s’allonger de plusieurs utilisateurs de CERA. » « 75 % de ce que tu avales doit etre des fibres lentes » non, des fécus lentes.

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  13. Jeff

    Il n’y a pas seulement la longueur de l’épreuve à prendre en compte. Il y a le type de course et son dénivelé par rapport au type de coureur que vous êtes. Les course en ligne et les courses en circuit sont  »TRÈS » différentes, tant au niveau de la façon de courrir que le comportement des coureurs.
    Sur une course en circuit, le parcours est généralement assez difficile et technique. Ce genre de circuits, surtout au niveau professionel, inclue une ou deux bonnes montés, pas assez longues pour les qualifier de montés pour grimpeurs, mais juste assez pour donner du mal aux gros gabarits.

    En bref, les courses en circuit vont avantager les coureurs de type  »puncheurs », soit des coureurs qui sont habiles sur les irrégularités de parcours et sur le changement de rythmes ultra rapides. Si Paolo bettini a gagné deux fois les mondiaux et Ballan cette année, c’est entre autre parce que le circuit des trois dernières années avantageait les puncheurs.

    Pour le cas de Rollin, il est vrai qu’il ne s’entraîne pas dans l’univers européen, mais son cabarit n’a pas aidé sur ce genre de parcours.

    Alors pourquoi un puncheur, un coureur qui doit justement axer son entrainement à la méthode du nouveau monde est encore là après 240 km? Parce que les courses sont plus longues et c’est à force d’en faire qu’il vont chercher leur endurance. Si vous vous appelez boonen ou valverde et que vous prenez une petite relâche de la mi-novembre jusqu’à décembre et que vous faîtes environ 100 jours de courses par année, on s’entend tous pour dire que votre endurance vous la prenez en course. Entre les courses c’est la récupération. Un coureur pro en europe ne redescend jamais en bas de 50 à 60% de sa forme maximale, même en décembre.

    Rollin découvrira probablement le circuit professionel européen la saison prochaine. Il aura une adaptation a faire et dès qu’elle sera faite, une course de 240 bornes équivaudra à une course de 160 km.

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  14. plasthmatic

    Marc, je ne lis pas parfaitement l’anglais, alors peut-être, certainement même, n’ai-je pas tout bien saisi. Greg Lemond a multiplié les « sorties » de cinq à six heures au cours de sa carrière : la plupart des jours de course.
    Ce qu’a précisé Roger est très important : pour qui veut progresser, il est contre-productif de s’entraîner sur « une fatigue », mot pour dire vite. Cela vaut autant à l’échelle de la séance, de la semaine, que de certaines périodes de l’année.
    Cela étant, Roger, je pense que se coller au moins deux sorties de six heures avant une Marmotte est quasimment un passage obligé. D’ailleurs, Laurent, le cas échéant, ne tombe pas dans le piège du groupe-qui-permettrait-de-mieux-faire-passer-le-temps : tu risquerais de mélanger des intensités peut-être, certainement, hautes, avec la distance. Et ne pas réaliser la sortie que tu avais projetée. Et là, comme l’a écrit Roger, tu risquerais de dilapider tes réserves, et de subir les traces de cette sortie pendant pas mal de temps. Les sorties longues permettent aussi d’habituer l’organisme à l’alimentation sur une longue période, ce qui est un vrai facteur d’échec, ou au moins de grande difficulté et de souffrance parfois.
    Lors de ce qu’ils ont appelé l’Etape de Légende (certainement à cause de ma présence, je sais pas, quelqu’un avait dû les prévenir …) du 23 septembre 2007, Strasbourg-Ballon d’Alsace, j’ai fait le choix d’arrêter d’ingurgiter quoi que ce soit, eau comprise, sur la route des Crêtes, c’est-à-dire à une soixantaine de km de l’arrivée. Je savais que je monterai les neuf km du Ballon sur au minimum un début d’hypoglycémie. Ce qui s’est produit. Si je n’ai pas perdu énormement de temps, je pense, et sinon tant pis, ce n’est que du vélo, la lutte et la concentration furent très désagréables. Et la ligne d’arrivée, pour une fois, une vraie délivrance. Plus de capacité d’accélération, de changements de braquet, juste accepter de subir la route, sans trop faiblir. Il y a trois ans encore, ces symptômes d’écoeurement et tous les joyeux troubles digestifs et intestinaux apparaissaient sur cinq heures de vélo. Là, ce fut sur huit.
    Norbert, euh, Roger, quel dommage de ne pas descendre rapidement les montagnes et frotter un peu dans les paquets. C’est du plaisir, il suffit de se détendre, et de ne pas penser à la chute. Se fabriquer un si beau potentiel et ne pas aller l’éprouver, qui plus est quand on aime (je crois avoir compris ça) se mesurer aux autres, un dossard épinglé dans le dos. Allez. Et puis ça inciterait peut-être le grand à s’y recoller … Mais c’est vous qui voyez, bien sûr.

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  15. plasthmatic

    Strasbourg – col de Kreuzweg – col de Fouchy – col de Fréland (ou Adelspach) – collet du Linge – col de Plazerwasel et Breitfirst – col du Ballon d’Alsace : 218 km.

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  16. Mitch

    Mon expérience dans les raids de 5h et+ (souvent en moy à 85% de la FCM) m’indiquent que l’alimentation a effectivement une importance fondamentale. Boire au 5-10 minutes et manger aux 20-30 minutes sont pour moi la clé du succès pour finir fort. Et pour m’assurer de manger régulièrement, je me suis tourner vers les gels qui sont plus facile à ingérer et qui prenne t que quelques secondes: 200-300g + 1-2 bananes sur 5h!!

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  17. Marc

    Bonjour Plasthmatic. Vous avez bien lu. Effectivement, Greg informe qu’il a fait de longues sorties dans sa carrière.

    Ce qui ressort principalement de son article (à ma compréhension), c’est qu’avec l’expérience acquise au fil des années et le travail avec un SRM il a conclu qu’elles présentent plusieurs lacunes. Si s’était à refaire, on peut déduire qu’il en ferait moins, misant plutôt (ou presque exclusivement) sur le travail de qualité et l’intensité sur des période de travail plus courte. Ce que je n’ai pas copié de l’article est aussi son avis que le travail à vélo devrait être supporté par un travail bien ciblé en musculation.

    Pour ceux et celles que ça intéresse, voici d’autres extraits d’une entrevue avec Oscar Freire (dont le palmarès fait bien des jaloux!) tirée de la revue Procycling (avril 2007) que j’ai trouvé ce matin. On y rapporte:

    Oscar Freire: I think that people train harder and harder as the years go by. They start earlier, arrive at their first race in better for, but I think that people should show some personality, too, and know what’s necessary for them and what’s not. I for example, know that I go well with relatively little training, and if I did as much as, say, Erik Zabel, I wouldn’t win anything. I think that some people can do six or seven hours if they have the right mentality, but if you’re only doing it because someone told you to, and you really don’t know why you are doing it, you can do it for a couple of days but then you’ll start going backward. These days, riders attach a lot more importance to training methodology, but I attach double importance to knowing myself.

    […] he says that he usually trains alone and « never does more than four hours or about 150km », at least when he’s here in Torrelavega

    […] if it rains, he stays home and rigs up the home trainer. OF: « one year it rained for a whole week and all I did was train on the rollers. I went to the Trofeo Mallorca the next week and won two stages », he chortles.

    Lorsqu’on le questionne sur sa capacité à tenir le coup sur les grandes classiques dont le Tour des Flandres, il répond: « the key to that race is the first 150km; you have to use up as little energy as possible. That’s to get yourself in a position to win, then you have to see who is still there. […] I can only win if I am on top form. […]

    Il avoue que c’est assez limite pour lui dans certaines classiques dont Liège: at Liège, I’ve always lack a little bit at the end: on the last hill – the Saint Nicolas – I’ve always been barely holding on.

    Par contre, il n’efface pas la possibilité de gagner à nouveau San Remo, voir un jour faire le triplé San Remo-Flandres-Liège, s’il est « at his best ».

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  18. Eric Fruttero

    Bonjour,

    Et (Papi) Marco Olmo, vous connaissez ?
    M’est avis qu’il doit rien connaitre de tous ces acronymes a 3 lettres (balles ?!?)..

    http://dossiers.clicanoo.com/index.php?page=article&id_article=166732&id_mot=89
    http://fr.youtube.com/watch?v=D1sFAaP4pr0

    « Comme se décline une semaine type d’entraînement durant votre préparation ?

    Je ne fais jamais de programme. Je cours, c’est tout ! J’aime courir et s’il me prend l’envie de partir pour 50 kilomètres, je le fais. Je ne suis pas du genre à parcourir les magazines pour préparer des plans d’entraînement. Et je n’ai pas de coach. »

    Sur une note toute personnelle, quand t’es mort-de-la-muerte sur une Marmotte ou une 6000D, que c’est plus du velo ou de la CAP (una disgrazia !), ben je sais pas ce qu’il faut faire..

    Revenir une prochaine fois s’en prendre plen la g.. ! 🙂

    Ciao !

    Eric « Ancien Monde » F.

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  19. didier

    le gros risque de se comparer à des pro, c’est d’oublier qu’ils n’ont pas de charges familiales ou professionnelles, et que la récupération est essentielle, quelque soit le type de séances.si en plus il faut bosser debout ou se déplacer en voiture..

    de plus, l’age doit être pris en compte ainsi que la qualité ou le niveau de chacun, le but reste quand même de se faire plaisir et de gagner un défi personnel.

    pour avoir pas mal bossé sur le sujet en athlé, les séances fractionnées font débat depuis les années 80, surtout sur les distances supérieures à 15 kms, les courses sur route, depuis elles sont passées de mode mais les meilleurs viennent de la piste et ont toujours travaillé la pma et la vma plus que l’endurance.

    le cyclisme est très conservateur de ce coté, il faut aussi tenir compte que la préparation des coureurs, même en amateur, est souvent empirique et un peu pharm…, non, je ne l’ai pas dit, mais les antalgiques et anti inflammatoires sont beaucoup trop utilisés dans le milieu.

    en conclusion, Laurent devrait essayer les séances fractionnées sur home trainer cet hiver et étalonner au printemps pour évaluer sa progression, le tout en se faisant suivre par un bon toubib, avec un bilan complet en période de repos et d’autres , une fois par trimestre ou plus si grosse fatigue.

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  20. JOCELYN

    Que des sages,MITCH ce que tu dis est fondamentale et plein de sagesse, combien se dise, j’ai pas soif de suite, je mangerais plus tard,….Didier,tu penses aux obligations familiales, professionnels et à l’age, aujourd’hui, je suis personnellement bien en peine de pouvoir prévoir un programme d’entrainement fiable.Laurent, je te souhaite bon courage, tu avais des doutes avant, tu en as apparement encore plus maintenant.
    Toujours pas de nom , il devait y en avoir une trentaine.
    PARIS TOUR 1ER HINAULT, cest plus gai de faire des prono que de parler de l’Iinévitable dopage.

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  21. alain39

    L’analyse de Lemond est ma foi celle qui me satisfait le mieux.
    Les grandes sorties ont du sens car il faut acquérir du fond ceci étant il ne faut pas en abuser et se concentrer sur la puissance.
    Les longues sorties permettent au métabolisme d’apprendre a s’économiser et doivent être mises à contribution pour travailler la souplesse du coup de pédale et les RPM. Excellent moyen pour se prémunir des crampes.
    Lors de longues séances il est bon également d’entrecouper de quelques séances cardio notamment sur des montées.
    Dépasser les 6 heures me semble un peu superflus.
    Par ailleurs il faut différencier les sorties seuls de celles en groupe. Les 1ers sont plus dures faute de disposer d’abris et surtout généralement faites à un rythme constant qui n’aide pas à acquérir de la puissance.
    Et puis si on veut se préparer pour des épreuves en montagne rien ne remplace l’entrainement sur des terrains escarpés afin de travailler le coup de pédale, la façon de s’alimenter et tous les petites trucs pour gérer ce type d’effort.
    Avant la marmotte il est impératif d’avoir enchainé plusieurs longs cols dans le mois précédent.
    De toute façon chacun a ses habitudes et méthodes lesquelles varient selon l’àge, le degré d’entrainement et pleins de facteurs liés à nos modes de vies et à nos capacités de récupérations qui varien td’un individu à un autre.
    Comme dit Bartoli il faut pratiquer pour s’améliorer.

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  22. plasthmatic

    Alain : en complet accord.

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  23. Régis

    Salut Laurent,
    Kolh positif sur le tdf, c’est sur velo 101 et sur dh.be
    C’était prévisible et tu voyais encore une fois juste…
    ciao
    Régis

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  24. colt seevers

    sa premiere déclaration: « il est temps pour moi d’arrêter le cyclisme » hilarant

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  25. Cyclopath

    Ce n’est pas Kohl qui dit ça, mais le patron de Gerolsteiner qui me semble soudainement n’être plus au-dessus de tout soupçon!

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  26. francisponch

    moi y’a une petite notion qui manque sur le post et le precedant..c’est la notion de plaisir…a ne pas négliger quant meme !!!! :-p.

    Se farcir un entrainement de spartiate, faut avoir un sacré moral….se taper des sorties de 8 heures par nimporte quel temps, penser diététique, faire en sorte qu’un »effort » ne deviennes pas une privation, c’est pas facile…

    moi je te dirai Laurent, de te faire plaisir surtout et si tu as l’envie de t’investir a fonds dans l’entrainement avec un objectif précis, vas y fonce, ne prends que les bons conseils et eclates toi :-p…(et me faites pas dire ce que j’ai pas dis : Y’a pas de mauvais conseil sur ce site !!!! lol)

    Nicolas, qui meme 10 km sur un parcours inconnu est un plaisir des yeux deja ! 🙂

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