Le vieux renard gagne !

Belle victoire aujourd’hui de Giuseppe Guerini sur le Tour, acquise en vieux filou qu’il est désormais, l‘âge aidant ! Guerini a réellement su sauter sur l’occasion à 1,200 mètres de la ligne, constatant que ses trois compagnons d‘échappée (Pereiro, Casar et Pellizotti) commençaient à se regarder. C’est le premier “coup du kilomètre”, un classique en cyclisme, qui fonctionne sur ce Tour de France. Guerini aura eu l’audace d’attaquer en espérant que ses adversaires joueraient au chat et à la souris, ce qui fut le cas. Sympatique victoire donc!

Demain, Lance Armstrong aura très certainement à coeur de faire un clm d’anthologie. D’une part, c’est son dernier en carrière et il voudra très certainement le faire à fond, question de montrer une fois encore le coffre qu’il a sur ce type d‘épreuve. D’autre part, Armstrong n’a remporté aucune étape sur ce Tour jusqu’ici, et gageons que ca l’asticote un peu. Demain, ce sera donc très certainement une victoire de l’Américain.

Le seul réel enjeu de ce clm est toutefois la lutte entre Rasmussen et Ullrich pour la troisième marche du podium. Normalement, Ullrich devrait pouvoir reprendre le temps nécessaire à Rasmussen, ce dernier ayant montré des signes de fatigue au cours des derniers jours. Quant à Basso, il est solidement installé sur la 2e marche du podium.

D’autres batailles pourraient avoir lieu, notamment celle pour entrer dans les 10 premiers entre Pereiro et Moreau. Leipheimer essaiera probablement de ravir la 5e place à Mancebo, mais ce sera difficile.

Par ailleurs, on annonce Petacchi chez Domina Vacanze l’an prochain. La nouvelle surprend puisque GianCarlo Ferretti semblait sur le point d’annoncer que son équipe repartait en 2006. On en saura plus dans les prochains jours mais chose certaine si la nouvelle se confirme, Domina Vacanze aura trouvé le grand leader qu’elle cherchait désesperemment depuis son entrée dans le ProTour. Un ProTour qui est toujours loin de faire l’unanimité.

4 Commentaires

  1. Soumis le 24 juillet 2005 à 6:15 | Permalien

    AS EN SUEUR POUR L ‘ECHAFAUD

    A peine guéri de Guerini dont la victoire est si invraisemblable au regard de la composition de l’échappée que l’on se demande si Pereiro, le père peinard, n’aurait profiter de l’occasion pour arrondir ses fins de mois. Un Pereiro décidément très médiatisé, au centre de la polémique du Crédit Agricole, laissant un Moreau morose, vider sa bile au micro de France 2 sur son hypothétique 10ème place au général. Son seul titre de gloire sera d’être le meilleur français. Le bon sens paysan ne le comprenant plus, le Moreau hideux risque fort d’aller voir ailleurs.

    Samedi 23 juillet, contre-la-montre pour certain, contre-la-mort pour d’autres, Ullrich impressionnant de puissance brute, passant à deux pas du cimetière des éléphants pour nous rappeler à notre bon souvenir, où la volonté de monter sur le podium fut plus forte que celle de remporter l’étape, quête incessante d’un morceau d’étoile, écrasé cependant par un Armstrong aux jambes de fer, sprintant tout au long des 55 kilomètres au mépris de la nature humaine, reléguant les simples mortels à leur rôle d‘apôtres, témoins de ses miracles.
    L’ogre Ullrich dévorant le petit Poucet Rasmussen, malchanceux au-délà de l’imaginable, élucubrations surréalistes où le drame confine avec le burlesque, pirouettes et situations exagérées digne des films sans parole. Rasmussen peut bien se tenir le casque à deux mains, viré du podium d’un coup de pédale bien placé l’envoyant côtoyer les abîmes du classement.
    A vinokourov qui, au nom du frère Kivi, trouvera les ressources nécessaires à faire fondre le macadam, bien étranger aux « hincaperie » de George toujours aussi saignant.
    Et Basso de sourire dans l’ombre du maître, pantin désarticulé sur une fin supérieure à sa faim. Il sauvera l’essentiel, une deuxième place, faisant oublier un Giro à coliques.
    Nous finirons émerveillé par la grâce de France 2, attendri devant un Armstrong paternel. Derniers instants pour une dernière victoire.

    Et comme dirait le grand Charles : « US go home ! »

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  2. Stéphane
    Soumis le 25 juillet 2005 à 5:59 | Permalien

    Us go home….
    Oui et non
    J’ai comme vous tous hâte à l’an prochain, hâte de voir comment Landis va se débrouiller malgré les commentaires du Texan à son sujet, de voir comment Horner apres un plus qu’honorable tour va lui aussi se débrouiller.
    Hâte de voir si Jan va enfin gagner son 2ieme tour de France.
    Pour ma part je n’ai pas trouvé ce Tdf vraiment emballant.
    Le CLM de samedi fut peut etre la plus belle étape, de voir Jan sur sa machine la chaine quasiment rouge fut encore une fois un plaisir, la puissance pure.
    Pour parler de Basso je ne le pense pas capable de gagner le tour, ce n’est pas un leader, il n’a pas vraiment de panache, comme Beloki (euh qui ça?)
    Vino…que dire de Vino qui dans la derniere étape, au sprint intermédiaire avec 4 Gerolst. aux fesses se paye le luxe de les enfumer et puis remet cela sur les Champs, ça c’est du panache!!!
    Allez parlons du Texan…. que dire si ce n’est que j’aimerai bien qu’on m’explique comment il fait pour monter Ax les termes en danceuse sur les 2 derniers KMs et se paye meme le luxe de sprinter pour passer Basso…. mais peut etre que je vois le mal partout et comme disait le Texan ce dimanche: Dommage à ce qui ne croient pas aux miracles….
    Désolé j’y crois pas.
    Stef

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  3. Erik Zabel
    Soumis le 26 juillet 2005 à 2:44 | Permalien

    Des problèmes chez Laflamme ?

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  4. Soumis le 26 juillet 2005 à 11:38 | Permalien

    GOLDMEMBER

    Terminus ! Tout le monde descend ! Armstrong, plus affûté que jamais, rejoindra ses lointaines pénates, faisant fructifier ses métastases complices des années « or », transformant ses malheurs éventés en dollar US ; Armstrong, maître incontesté d’un Tour de France au visage boursouflé de tant d’excès. Une France aux contours rongés par la maladie, une France aux allures de pute, corps mutilé de tant d’étreintes et tant d’amants aux manières vils et brutales. Armstrong, vieux maquereau pédalant, cadenassant le peloton de sa poigne de fer, poussant à la faute ses body-guards zélés, l’accident évité par on ne sait quel miracle.
    Vino court offensif, personnage de foire, homme de fer soulevant des quintaux de fonte devant des quidams éblouis. Vino soufflant plus fort que la bise sur des adversaires de papier, sous les regards indifférents des hommes en rose qui n’ont d’équipiers que le titre. Vino seul contre tous sur les « chiant Elysées », ultime parade pour ce cirque ambulant où nos vaillants petits français tiennent à merveille leur numéro de clown. Vino narguant, de son air d’agneau innocent, les loups de la meute assoiffés de ligne droite.
    A Thor, et à travers, le maillot vert, homme laid norvégien récompensé pour ses prestations ratées ; à Rasmussen le meilleur grimpeur, Saint-Suaire à pois, fardeau de plus en plus lourd à porter pour ses frêles épaules de martyr anémié.
    Armstrong, sous l’œil attendri de sa reine du manche, reine du dimanche le temps d’une dernière ovation, dernier pied de nez aux conservateurs d’un cyclisme putréfié, dernier doigt tendu à destination du correct homme au sphincter atrophié de tant de trahison. Armstrong et sa brigade motorisé regagnant triomphant leur quartier général, septième étoile bien accrochée aussi sûrement que l’unique bourse du maître. Que Dieu bénisse l’Amérique et ce malfrat de texan, réussissant le hold-up de ce début de siècle avec la complaisance affichée des instances sportives.

    Et comme dirait Lance : « Le silence est d’or ! Merci la pierre philosophale ! »

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