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La France, ou l’Italie ?

Les grandes Classiques du calendrier UCI World Tour se pointent: Milan SanRemo, GP E3, Gent-Wevelgem, le Tour des Flandres, Paris-Roubaix, l'Amstel, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège.

Tout cela en à peine plus d'un mois, entre le 17 mars et le 22 avril !

Pour beaucoup de coureurs donc, on ne veut pas se louper: il faut arriver dans cette période au "top" de la condition physique. 

Il convient donc de bien se préparer. 

Et on peut se questionner: quelle est la meilleure préparation finale? Paris-Nice ou Tirreno-Adriatico

Paris-Nice débute dimanche prochain avec un prologue en banlieue de Paris, prologue qui emprunte la Côte des dix-sept tournants en vallée de Chevreuse. La course se conclut le dimanche suivant comme elle a débuté, avec un contre-la-montre de 10 bornes environ. Cette fois-ci, les coureurs auront à escalader le mythique col d'Eze, des années durant le final de la "Course au soleil".

Le plateau de coureurs annoncé est pas mal: Boonen, Chavanel, Leipheimer, Martin (le champion défendant), Nuyens, Anton, Sicard, Van Garderen, Hushovd, Phinney, Millar, Haussler, Roche, Moncoutié, Taaramae, Fédrigo, Coppel, Voeckler, Andy et Franck Schleck, Kloden, Cunego, Basso, Renshaw et Degenkolb. 

D'autres ont toutefois choisi une autre approche: le spectaculaire "Strade Bianche" ce week-end en Italie, suivi de Tirreno-Adriatico, la "course des deux mers". 

C'est notamment le cas de Philippe Gilbert, de Cadel Evans, de Van Avermaet, de Cancellara, de Sagan, de Nibali, de Pozzato, de Van Summeren, de Hesjedal, de Scarponi et bien d'autres encore.

Bref, chaque saison, le peloton se "coupe" en deux l'espace de quelques jours avant Milan SanRemo.

Qui a raison ?

Probablement personne. Mais les dernières années ont souvent montré que la météo est meilleure en Italie qu'en France si tôt en saison. D'ailleurs, on attend encore pas mal de pluie en France en début de semaine prochaine. 

À choisir, j'opterais probablement pour le Strade Bianche suivi de Tirreno-Adriatico en raison d'une météo souvent plus clémente, bien qu'il n'y ait aucune garantie nulle part.

Paris-Nice se terminant un bon six jours avant Milan SanRemo, il est toutefois plus facile de recharger les batteries avant La Primavera si on participe à l'épreuve française.

Quoi qu'il en soit, à voir le plateau des deux courses, la tendance est claire: beaucoup de coureurs français en France, beaucoup de coureurs italiens en Italie! Normal.

Un autre enjeu ?

L'an dernier, ASO avait publié le nom des équipes invitées sur le Tour le 20 janvier.

Cette année, l'annonce tarde et on peut penser que certaines équipes présentes sur Paris-Nice voudront se montrer, surtout Cofidis, Saur-Sojasun et Project 1t4i. Une solide performance sur Paris-Nice pourrait possiblement leur valoir une invitation sur le Tour. Cofidis a d'ailleurs annoncé la présence de Taaramae, Moncoutié et DiGregorio et c'est probablement eux qui jouent le plus gros, les résultats ayant été moyens au cours des deux ou trois dernières années.  

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  1. schwartz patrick

    Faire des bornes ,et vite ,plutôt où il fait beau le
    temps que l’eau qui vient du ciel se réchauffe au lieu
    de vous refroidir les bronches, mais comme tu dis, il y a l’aspect « politique » de la chose, se faire bien voir par ASO sur Paris Nice pour gagner le « billet Tour », ce que je trouve injuste; prendre çà pour de l’abus de pouvoir …

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  2. alain39

    Depuis des décennies on parle de ce choix cornélien.
    Les dernières décades ont été brouillées par le dopage qui a fait que les coureurs italiens qui dominaient dans les années 90 couraient Tirreno (Furlan, Bugno, Chiappucci, Colombo). Simultanément et en raison du dopage San Remo se courait différemment puisque le poggio n’était pls devenu un juge de paix.
    Ensuite la lutte contre le dopage en France a incité certains à éviter la France.
    De toute façon ce sont 2 courses très différentes au niveau de la topographie et donc la façon de courir.
    Dans les années 80 Paris Nice semblait tenir la corde mais franchement rien de très significatif. Les pros se plaignaient toutefois de l’hébergement en Italie et notamment de chauffage défectueux.
    Il est vrai également que la semaine qui sépare Paris Nice de san Remo aide à la récupération et permet aussi de faire un peu d’endurance.
    On sa rappelle des fameux entrainements de Fignon qui mettait à profit cette semaine pour faire 2 grandes sorties (partie derrière motocyclette) et donc gagner en endurance après avoir travaillé sa résistance sur Paris Nice.
    Une chose certaine ces 2 courses donnent le top départ de la saison.
    Personnellement je préfère la course au soleil pour son parcours plus difficile et surtout la montée du col d’Eze.
    Les duels Kelly/Roche ont marqué les mémoires.
    Dire que ASO pourrait tenir compte de la participation à paris Nice pour le tdf me semble une accusation quelque peu gratuite. De toute façon tout le peloton ne peut pas participer à Paris Nice.
    Les 2 courses se répartissent assez équitablement les têtes d’affiche.
    On peut souhaiter assister à 2 super courses.

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  3. Le débat revient fréquemment 😉

    Je dirais qu’il n’y a pas de « meilleure » préparation qu’une autre, même si courir un peu plus au chaud à cette période de l’année est évidemment un avantage pour les coureurs qui apprécient la chaleur.
    Les deux épreuves sont difficiles, mais aucune n’offre réellement le terrain spécifique aux classiques à venir (250 voire 300 km de course, monts, pavés, côtes…) : c’est du 50/50 à mon avis, les coureurs décident en fonction de leurs affinités avec telle ou telle course.

    Quant au fait qu’ASO organise Paris-Nice (et le Tour, et bien d’autres épreuves majeures du calendrier) j’ose croire qu’ils regardent d’autres épreuves ProTour que les leurs pour attribuer leurs invitations, car le cyclisme professionnel de haut niveau ne résume plus à la France (ni même l’Italie ou l’Europe).

    Une chose est sûre, ce seront deux belles courses, intéressantes à suivre.

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  4. Fore

    Étonnante interview de Riccardo Ricco dans le magazine français « l’acheteur cycliste », on peut penser ce qu’on veut du bonhomme, il y a quand même quelques points qui m’ont marqué, d’après lui :
    – on se dope sur les grands tours avant tout pour remettre le couvert le lendemain plutôt que pour écraser les autres (à rapprocher des puissances observées sur le tour 2011, qui sont redevenues raisonnables mais sont répétées chaque jour)
    – corollaire : un exploit d’un jour est accessible au non dopé talentueux
    – 5 autres coureurs que lui se sont fait prendre à l’epo-cera en 2008, dont deux français, sans doute en dessous des seuils de positivité (cf Armstrong sur le tour de suisse 2001), à rapprocher de l’abandon bizarre de Moreau)

    A méditer,… ou pas ! Une chose est sure, le gars était déjà doué à 15 ans sans dopage, comme Pantani, et comme lui, le système s’est fait un plaisir de l’exécuter en public, pendant ce temps, on ne regardait pas les autres…

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  5. Pour ceux qui sont au Québec, RDS2 présente Tirreno-Adriatico cette semaine. Analystes: Louis Bertrand et Dominique Perras, ça promet!

    Je change mon forfait dès maintenant!

    http://www.rds.ca/surnosondes/index.html?Commande=search&selIndex=15&sport_id=CYCLIS&sbmtSport.x=15&sbmtSport.y=8&sbmtSport=GO#alantenne

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  6. legafmm

    les 4 invitations pour le Tour 2012 sont acquises à 95%, c’est un secret de polichinelle

    europcar – saur – cofidis – project 1t4i (les mêmes que pour paris-nice)

    l’inconnue concerne le sort réservé à l’équipe SaxoBank, si elle perd sa licence, la place vacante devrait revenir à bretagne-schuller

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  7. schwartz patrick

    @ Fore
    ok avec toi, je ne suis pas abonné à ce magazine mais l’achète tous les mois, simplement parce que ce monsieur Janin est plus objectif et plus honnête(il me semble!) que les autres journaleux…
    Toujours est-il que j’ai hésité à acheter le « canard » dans la mesure où je n’ai jamais pû (comme d’autres),blairer ce Ricco, une des « références » du dopage,le mouton noir par excellence !
    Mais je dois reconnaitre,même si ce type ne m’est pas plus sympathique aujourd’hui, qu’il y a des zones d’ombres dans ces affaires ;pourtant, de « grosses légumes » comme Contador,Valverde,Landis,Vino,Boonen,
    Ulrich,Basso,Rebellin et d’autres sont tombés; alors
    qui croire? même s’il ne m’a pas convaincu,je répète encore et encore que pendant les journées de repos des trois grands tours,quelque-s-uns font la vidange et changent l’huile avec le filtre…Que tu puisses gagner une classique sans être chargé, c’est possible,mais bon, comme j’ai laissé depuis longtemps mes illusions aux vestiaires…
    Et puis faut dire aussi que son incontestable arrogance et son incroyable prétention n’ont pas joué en sa faveur,loin de là! les « forts en gueule » pas très
    sympa, sans « gueule d’ange » type premier de la classe et évoluant de surcroit dans une petite équipe s’exposent,(s’explosent)plus facilement à la vindicte populaire … quand le vent a « juste un peu » tourné !

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