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Global Cycling Promotion, le nouveau projet de l’UCI

En décembre dernier, je vous faisais part des tractations en cours dans le monde du cyclisme professionnel et portant sur une éventuelle restructuration du cyclisme

Au coeur des enjeux, la redistribution des revenus tirés des droits télé et de la publicité. Devant la difficulté croissante d'attirer de grands sponsors dans le vélo, les équipes souhaiteraient en effet pouvoir bénéficier d'une partie de ces revenus colossaux. 

Jusqu'ici, l'UCI n'avait que peu écouté les revendications des équipes. Frustrées, certaines de ces équipes avaient lorgné du côté de la création d'une ligue de cyclisme professionnelle privée (World Cycling Series – WCS) et soutenue par certains grands investisseurs, notamment le groupe Rothschild. Le cyclisme aurait ainsi pu fonctionner de la même façon que fonctionne actuellement la F1 dont le circuit est dirigé par un seul homme, Bernie Ecclestone. Selon le projet actuel, 14 équipes se verraient redistribuer 64% des profits générés par la ligue, soit 4,6% chacune. 

J'avais évoqué l'urgence de la situation tout en pensant que l'UCI devait réagir.

Et bien ça n'a pas tardé et on apprend ces jours-ci que l'UCI a approché Amaury Sport Organisation (ASO) pour en faire un partenaire privilégié de son nouveau projet, Global Cycling Promotion, une société créée par l'UCI en 2011. 

Ce dont il s'agit ?

Malheureusement, on dispose actuellement de très peu d'information sur le sujet. En gros, il s'agirait d'un projet où l'UCI chercherait des partenaires pour lancer de nouvelles courses cyclistes dans le contexte de la mondialisation, tout en assurant aux équipes qu'une partie des profits générés par ces nouvelles courses leur seraient redistribués. Le Tour de Beijing, dont la première édition a connu un succès mitigé fin 2011, serait un bon exemple de ce type de "nouvelles courses" pour lesquelles l'UCI pourrait partager les profits avec les équipes professionnelles.

Alain Rumpf, à l'emploi de l'UCI depuis 1994, est à la tête de Global Cycling Promotion. Vous trouverez ici une interview avec Rumpf qui parle de Global Cycling Promotion et qui donne une bonne idée de l'incertitude qui plane autour de la direction que cette société pourrait prendre dans l'avenir.

Sans en savoir les raisons, ASO aurait récemment refusé de rejoindre l'UCI dans le projet Global Cycling Promotion. L'UCI serait en pourparlers avec d'autres grandes sociétés organisatrices de courses cyclistes de premier plan. ASO a probablement refusé de rejoindre le projet parce qu'elle estime ne pas y trouver son compte, notamment au niveau du partage des revenus du cyclisme.

Difficile d'en savoir plus pour l'instant mais chose certaine, l'avenir du cyclisme professionnel se jouera peut-être durant la saison 2012!

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  1. Difficile d’imaginer une ligue de cyclisme professionnelle sans le Tour de France…
    Pas de doute, ASO est en position de force et peut se permettre de refuser.
    Mais il est logique que les équipes veuillent toucher une part du gâteau.

    Bref, une belle (nouvelle) bagarre en perspective !

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  2. A.Gagnon

    Mais ASO est aussi en position de force face aux équipes. Si ASO à refusé de s’associer à l’UCI, c’est manifestement pour éviter de partager les revenus, pas sur que le projet WCS peut survivre sans l’appuis du tout puissant ASO (c’est quand même le crtiérium international, Paris-Nice, Paris-Roubaix, La Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège, le Dauphiné en plus d’un paquet de trucs plus ou moins importants, une grosse part de la Vuelta et bien sur le Tour…)

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  3. schwartz patrick

    ASO veut garder son indépendance dans la mesure où effectivement elle n’y trouve pas son compte; nous n’avons aucun éléments, c’est toujours pareil, la vérité vraie est toujours très secrète et moi , de toute façon, je veux toujours savoir à qui profite le crime …

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