Complément d’info sur deux dossiers récents: l’eau de Malartic et le début de saison

Plusieurs débats intéressants ont pris place sur La Flamme Rouge au cours des dernières semaines et je vous en remercie. Merci surtout de toujours exprimer vos opinions sur la base de l‘échange d’idées, sans attaquer les personnes: c’est important.

Je reviens ce soir sur deux dossiers récents: l’eau de Malartic et le début de saisons chez les pros.

L’eau de Malartic

J’exprimais il y a quelques semaines mon opinion quant à l’affaire de dopage d’un jeune coureur junior lors du Tour de l’Abitibi. Sa famille et lui ont réussi à soulever un doute raisonnable parmi les instances en montrant que la source de la contamination venait possiblement de l’eau de Malartic, le coureur ayant été le seul à s’y approvisionner peu de temps avant le départ de l‘étape.

Je mentionnais que je croyais cette source de contamination possible. Je disais même que cela entrainait un risque pour chacun de nous coureurs, un cas similaire à celui du jeune coureur junior ne pouvant être exclut. Il y a donc danger.

Pour preuve, je porte à votre attention cette étude réalisée entre 2006 et 2010 à plusieurs endroits du fleuve St-Laurent et qui démontre clairement la présence de nombreuses substances – analgésiques/anti-inflammatoires, antibiotiques, hormones, etc. – en concentration trop élevée dans les eaux usées.

De tels substances dans les eaux usées veut donc aussi dire un risque de présence dans l’eau traitée en cas de dysfonctionnement des systèmes de filtration/traitement, voire lorsque ce traitement est volontairement réduit au minimum. Certains filtres utilisés ne sont peut-être pas non plus très efficaces à détruire toutes ces substances chimiques.

Comment dans ce contexte exclure un risque de contamination? Je vous rappelle que les quantités du produit masquant retrouvées dans l’organisme du jeune coureur étaient infinitésimales.

Merci à un lecteur, Yves, pour le lien.

Le début de saison chez les pros

Plusieurs d’entre vous ont exprimé hier leur surprise de voir les grands leaders être autant en forme dès le tout début de la saison.

Voilà quelques saisons que ça dure, trois ou quatre, d’abord chez Sky, maintenant parmi les grandes formations dont Tinkoff-Saxo ou Movistar. Déjà en 2014, Contador terminait à la même époque de l’année 2e du Tour de l’Algarve (victoire lors de la 4e étape) et remportait le Tour du Pays Basque, alors que Froome gagnait l’an dernier dès le Tour d’Oman en février.

Sachez que je partage votre surprise.

Surtout considérant la manière: ces grands grimpeurs passent bien souvent un temps impressionnant en danseuse, moulinant sans jamais toxiner et ce, dès les toutes premières courses, révélant une fois de plus une préparation déjà fort avancée.

Il y a une époque pas si lointaine ou les grands leaders reprenaient la compétition en mars, terminant loin derrière dans un premier temps et “bâtissant” leur forme progressivement pour arriver en grande condition juste à temps pour leur objectif, que ce soit le Giro, le Tour ou la Vuelta.

Aujourd’hui, on voit un Alberto Contador ou un Chris Froome dominer outrageusement dès le 20 février dans des cols difficiles, comme s’ils étaient déjà à presque 100% de leurs moyens.

Surprenant! Surtout car cela suppose qu’il va falloir “rester” en grande condition des mois durant.

Aussi, je suis d’accord avec plusieurs d’entre vous, notamment Alain39: je crois que les protocoles de dopage ont malheureusement été adaptés au passeport biologique.

Ce dernier mesurant les variations soudaines ou inattendues dans certains paramètres physiologiques, le but est donc de limiter ces variations potentielles. Avant, on était à 42 d’hématocrite en début de saison, et on le faisait augmenter à 55 pour le Tour (avant la détection de l’EPO). Avec le passeport biologique en place, c’est aujourd’hui très mauvais de faire apparaitre de telles variations.

Aujourd’hui donc, avec le passeport biologique et les micro-doses, on vise plutôt à maintenir ce taux d’hématocrite à 49% tout le temps. Du coup, on a une bonne giclette toute l’année et on ne fait apparaitre aucune variation dans les paramètres qui apparaissent donc plus naturels!

La question qui demeure pour moi assez nébuleuse: assiste-t-on à un cyclisme à deux vitesses? Ca, je n’en suis pas sûr, les performances des coureurs français – plus surveillés que les autres très certainement – étant ces dernières années bien meilleures qu’avant. Beaucoup d‘équipes ne sont probablement pas au niveau des très grandes formations du peloton visant la gagne sur le Tour, mais les différences me paraissent moindres qu’il y a 10 ou 15 ans.

16 Commentaires

  1. Piroux
    Soumis le 24 février 2015 à 6:44 | Permalien

    Alors dans ce même principe nous pourrions parler des tennisman qui jouent de février au mois de novembre et c’est toujours les 5 mêmes qui gagnent…
    Pour ma part en cyclisme, je suis toujours étonné qu’il existe que deux coureurs au monde capable de faire ce qu’ils (Contador et Froome) font, les autres sont tous des mauvais ? Tous ces pros, ils étaient super bon en amateur, ils gagnaient toutes leurs courses et maintenant ils ont de la peine à finir.
    Soyons sérieux, l’UCI a été racheté par Hollywood et nous avons là deux super héros invincibles avec des scénarios bien ficelés.

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  2. Trudo
    Soumis le 24 février 2015 à 10:36 | Permalien

    Pour l’eau de Malardic la contamination est impossible car l’eau est tirée en profondeur d’un esker situé à 4km de la ville. On est loin de l’eau filtrée du fleuve. Il ne peut donc y avoir toutes les saloperies que tu cite. En plus, même à Montréal on trouverait pas le produit trouvé dans les urines de notre fabulateur de cycliste car c’est trop peu utilisé.

    http://www.lafrontiere.ca/2015/01/13/malartic-defend-son-eau-potable

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  3. Ray Neuville
    Soumis le 24 février 2015 à 11:29 | Permalien

    Je suis d’accord avec Trudo et j’ajouterais la remarque suivante: Est-ce que l’eau embouteillée de la marque Eska provenant d’un esker se situant à St-Mathieu d’Harricana à quelque 50 km de Malartic pourrait aussi être contaminée au HCTZ?

    Voici le texte publié par Eska concernant son eau: « Ici, à Saint-Mathieu, au moins quinze années sont nécessaires pour que l’eau soit filtrée vers un aquifère glaciaire vierge, couvert d’argile. Ce procédé naturel de filtration assure une pureté incontestable sur le plan microbiologique. Il garantit aussi une faible teneur en minéraux. Une température constante de 5 °C la rafraîchit, la vivifie et la refroidit, empêchant toute vie bactérienne ». Je sais les HCTZ ne sont pas des bactéries mais faudrait aussi arrêter de défendre l’indéfendable.

    M. Burke a réussi à semer un doute grand bien lui fasse. Ce sera le seul point qu’il aura gagné car il devra désormais montrer patte blanche.

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  4. Benoit
    Soumis le 24 février 2015 à 12:34 | Permalien

    Un autre article intéressant sur la contamination de l’eau.

    http://www.msn.com/fr-ca/actualites/science-et-techno/poissons-sous-ecstasy-limpact-des-festivals-sur-lenvironnement/ar-AA8ogqq?ocid=mailsignoutmd

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  5. Stef
    Soumis le 24 février 2015 à 5:51 | Permalien

    Comparer l’eau du fleuve à de l’eau potable filtré qui vient d’un Esker?

    Il faut être un observateur éclairé du cyclisme pour faire cette comparaison.

    Pourquoi protéger tant ce coureur junior, qui, il faut le rappeler a testé positif et insinuer que Taaramäe est dopé (Donc je n’affirme pas: mais j’affirme que c’est louche)

    Je ne comprends pas LFR. Donner le bénéfice du doute à un coureur testé positif mais insinuer qu’un autre coureur est dopé à cause de sa victoire?

    Conclusion, tout dépendamment de votre nom ou association, vous êtes dopés ou non?

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  6. Denisb
    Soumis le 24 février 2015 à 5:56 | Permalien

    De plus, dans le cas de Malartic, les puits sont situés en amont de la ville alors que les eaux usées sont évacuées en aval. Il est difficile de croire à une contamination à moins que toute la nappe phréatique de la région le soit.

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  7. Soumis le 24 février 2015 à 6:23 | Permalien

    @Stef,

    Je n’ai jamais comparé l’eau de Malartic à celle du fleuve. Je porte simplement à l’attention des lecteurs de La Flamme Rouge l’existence d’études montrant très clairement que des contaminations à des produits – notamment pharmaceutiques – consommés par les humains peuvent toucher les eaux usées de certains cours d’eau comme le fleuve. Voir également le commentaire et le lien de Benoit, ci-haut (je le remercie au passage pour cela).

    Dans ce contexte, j’estime qu’il est possible que les eaux potables soient aussi contaminées, les systèmes de filtration n’étant parfois pas fiables à 100%, notamment en cas de pépins, bris, etc.

    Dans ce contexte, j’affirme qu’on ne peut exclure que des cas de dopage soient le résultat de telles contaminations.

    J’ai écrit, je ré-écris ici encore une nouvelle fois, que j’estime qu’il est difficile de trancher dans le cas du jeune coureur du Tour de l’Abitibi. Je ne le défends donc pas, je ne l’ai jamais défendu. Et je rappelle que les instances ont tranché en ayant accès au dossier complet, et que ces instances ont elles non plus pas pu conclure – manifestement – à l’absence d’un risque de contamination croisée.

    C’est important, car j’estime que cela pourrait survenir à quiconque prend part à des compétitions surveillées: comment être totalement sûr de l’eau du robinet qu’on utilise pour remplir les bidons?

    Je trouve déplorable que vous ayez compris que je comparais l’eau d’un esker à celle du fleuve. Cela n’a jamais été le cas et je vous invite fortement à relire mes textes sur le sujet.

    En définitive, je suis parfaitement d’accord avec le commentaire de Ray Neuville: espérons que le temps nous apporte des réponses quant à la probité du coureur en question.

    Enfin, concernant Taaramae, oui, j’estime qu’il est raisonnable de soulever des inquiétudes, des doutes, quant à la probité de ce coureur compte tenu des événements récents: 5 cas de dopage au sein de l’équipe Astana fin 2014, une équipe dirigée par vous savez qui qui traine de sacrés casseroles de dopage (c’est un multirécidiviste en plus), Taaramae qui galère depuis quelques années mais qui oups, dès les premières courses cette saison qui est devant alors qu’il vient justement d’intégrer l’équipe la plus louche du peloton ayant même d’ailleurs conduit l’UCI à envisager de ne pas lui octroyer sa licence WorldTour (l’UCI continue d’ailleurs d’avoir cette équipe à l’oeil), alors oui, oui, re-oui, j’estime qu’il est raisonnable d’avoir des doutes.

    Notez que j’use mon jugement et n’ai jamais exprimé de doutes à l’endroit de Nibali – leader chez Astana faut-il le rappeler – par exemple, estimant que sa progression est logique au cours des dernières années. Je demeure prudent quant aux performances d’un vainqueur du Tour à la lumière des scandales des 20 dernières années ayant touché quasiment tous les vainqueurs d’un grand tour, mais je n’ai pas pris position à l’endroit de Nibali comme je l’ai fait pour Taaramae.

    Alors non, le nom ou l’association n’a strictement rien à voir dans mes prises de position ni mon jugement.

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  8. L'orignal
    Soumis le 24 février 2015 à 9:10 | Permalien

    Écoutez les boys, je pense qu’on serait rendu à demander l’avis d’un hydrogéologue au courant du bassin versant de la région de Malartic et de l’aquifere où la ville puise son eau. On s’éloigne un peu du cyclisme, trouvez pas?

    Reste que la comparaison entre des analyses provenant du fleuve St-Laurent qui sert de décharge à bien des usines d’épuration et la situation de captage d’eau à Malartic dans un esker est totalement boiteuse d’un point de vue scientifique à plusieurs points de vue. J’avais déjà mentionné auparavant que ce serait absurde qu’une municipalité rejette ses eaux usées en amont ou à proximité de sa prise d’eau. C’est un vieux principe de dealer avec la pollution en l’éloignant… Loin des yeux,loin du cœur (ou du bidon!)Tenez-vous en au vélo SVP.

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  9. Vincent C
    Soumis le 25 février 2015 à 6:59 | Permalien

    Orignal, si ton hydrogéologue est embauché par la partie défendresse; non merci.

    Tout est question de doute dans le dopage et par magie, notre système judiciaire se base sur le même doute. Comme dit m. Neuville; tant mieux pour Burke et tant pis pour le reste du monde où il y aura maintenant jurisprudence.

    On est proche de la fameuse citation de Virenque: « j’ai été dopé à l’insu de mon plein-gré »…. on va devenir dopé juste en buvant de l’eau! Est-ce que c’est ça qu’on appelle « rouler à l’eau claire »?

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  10. alain39
    Soumis le 25 février 2015 à 9:00 | Permalien

    Le dopage s’étant largement professionnalisé on constate avec les dossiers clenbuterol et eau de Malartic que la lutte en devient encore plus complexe.
    Le dopage est passé aux micro-doses et ce afin d’éviter les variations suspectes. On a bien évidemment recours à des produits masquants mais de façon très infime. Donc la lutte se trouve complexifiée et il existe souvent un doute.
    La réponse pour réduire ce doute se trouve plus du côté des scientifiques que de nous car j’avoue mon incompétence pour en conclure de quelconques règles.
    Ceci dit, boire de l’eau contaminée reste un cas peu probable eu égard au produit concerné qui n’est pas grandement utilisé. En tout état de cause le coureur qui a été pris devrait alors être mis sous surveillance renforcée pendant une certaine période.
    Concernant le niveau de forme des grands leaders ce qui me gène c’est que ça se systématise. Sky a été le précurseur avec des leaders en forme dès leur première course. La saison de Wiggo en 2012 était un must en la matière.
    Depuis nous avons encore passé une étape car lesdits coureurs ne sont pas seulement en forme mais plutôt archi-dominateurs. On comprend que tous les coureurs ont des hivers très studieux et d’ailleurs ils ont tous le même discours. Ils mettent tous en avant les efforts fournis durant l’hiver pour expliquer cette forme précoce. On comprend à leurs discours que dorénavant la saison se gagne en hiver et non plus durant la saison. C’est une aberration et ça me rappelle les explications fumeuses du beau Lance qui justifiait sa domination par des entraînements dantesques même en hiver. On a même des vidéos le montrant monter l’alpe d’huez sous la pluie et neige fondue. On sait tous maintenant que c’était une vaste fumisterie. Ceci dit sa forme ne durait que 2 mois de fin avril à juillet avec un pic de fin juin à juillet. Les protocoles étaient différents comme le décrit Hamilton.
    Mais aucun n’explique rationnellement ce besoin d’être en forme en février? Nous savons tous que maintenir sa forme au top durant des mois est physiologiquement quasi impossible et c’est donc se donner un challenge insurmontable. Pourquoi à 32 ans Contador tente le doublé alors qu’en 2011 se fut un échec. En 4 ans il ne s’est pas amélioré bien au contraire. Il profite de cette nouvelle façon de se préparer car il sait qu’il n’aura pas de pic de forme et comme il a une bonne récupération il pense que c’est jouable. Et puis comme Froome semble avoir un léger avantage il peut espérer une victoire sur un grand tour.
    Sur les performances des français il faut relativiser. A ce jour aucun coureur français n’est en mesure de gagner un grand tour. Au top de leur forme ils accompagnent les meilleurs et encore très rarement jusqu’au bout. Ils font des places mais ne sont jamais dominateurs.
    Et puis sur le dernier tdf ils doivent leur place sur le podium aux abandons de Froome et Contador.
    On ne peut pas les comparer aux cadors qui eux dès leur première course dominent le peloton.
    Pour ma part je soupçonne que les nouveaux protocoles de dopages sont à la fois complexes et chers. Raison pour laquelle les équipes aux gros budgets en profitent mieux. C’est économique, seuls les coureurs très bien payés peuvent s’offrir ces protocoles.
    Je n’exclue pas que des français tapent dans la gourde mais à quel niveau car à ce stade c’est plus le degré de dopage qui fait la différence. On n’est plus au temps de Indurain/Riis/Armstrong où comme le voulait la joke au sein du peloton les meilleurs avaient le docteur Ferrari les autres le docteur Fiat. Cette formule résume ce qui fut le sommet du cyclisme à 2 vitesses. Pour moi il existe encore mais est différent.

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  11. legafmm
    Soumis le 25 février 2015 à 9:59 | Permalien

    comment expliquez alors le fiasco des sky sur le tour 2014 ? l’abandon de froome, c’est pas suffisant, il y avait pls coureurs pour prendre le relai, alors que s’est t’ils passé.

    autre question, comment bardet va t’il faire pour conserver sa forme actuelle jusqu’en juillet, il a prévu d’être en forme en mars pour paris-nice, en avril pour les classiques, il le sera ensuite début juin sur le dauphiné puis en juillet au Tour, comment rester au top pdt une si longue période puisque tu le dis toi même, c’est impossible sans protocole de dopage ?

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  12. alain39
    Soumis le 25 février 2015 à 1:37 | Permalien

    Sur le tdf 2014 l’équipe Sky était à la peine. Pourquoi? il faudrait leur demander car effectivement Porte n’était pas bien également.
    Par le passé nous avons souvent pu constater qu’une équipe qui perd son leader perd sa motivation et passe totalement à côté.
    Clairement sur 2014 Sky a été moins dominatrice et surtout connue des gros trous notamment durant l’été. Si on compare aux 2 années précédentes c’est manifeste:
    En 2012 Wiggo avait gagné en mars Paris Nice, en mai le tour de romandie, en juin le dauphiné et en juillet le tdf. Chaque mois il était au top.
    En 2013 froome avait gagné en février tour Oman, en mars 2eme de Tirreno, en mars vainqueur du critérium international, en mai du tour de romandie, en juin du Dauphiné et en juillet du tour. Idem que Wiggo une forme continue.
    Entre leurs victoires ils avaient très peu courus (pas même les classiques) ce qui amenait à un ratio course courues/victoires assez fantastique.
    Pour Bardet il tente une approche nouvelle pour lui en voulant avoir 2 pics de forme. D’ailleurs il est un peu en avance à mon avis.
    Normalement après le mois d’avril il a prévu une coupure et doit remonter doucement en forme en juin. Le Dauphiné ne figure pas à ses objectifs car il sait qu’il sera normalement trop court sur une course de reprise au plus haut niveau.
    La principale inconnue est de savoir si en juillet il sera alors encore assez frais pour être avec les tous meilleurs. Souvent le second pic de forme est moins fort que le premier.
    Si on prend Froome et Wiggo ils étaient justement à leur top en juillet et ils n’ont pas vraiment eu de pic de forme.
    Surtout ce qui est flagrant cette année c’est pas uniquement qu’ils soient en forme mais qu’ils soient très supérieurs au reste du peloton. Ils n’accompagnent pas les meilleurs mais sont tout simplement très au dessus des autres. Ils jouent dans une autre ligue et les autres sont loin en matière d’écarts. Bardet est à 1mn39 sur l’étape 3. c’est beaucoup.
    Froome a annoncé un seul objectif, le tdf et donc ne devrait être en forme que sur juin et juillet.
    On a évidemment connu des coureurs qui faisaient ça mais peu de purs grimpeurs.
    Bardet tente donc un véritable pari et pas certain qu’il va le réussir. On ne sait pas s’il en a les moyens. il est jeune et on ne connait pas ses limites, lui non plus mais il veut faire les classiques.
    Prenons Nibali il préfère éviter les doublés et donc d’avoir à gérer 2 pics de forme.
    L’avenir nous en dira plus mais si par exemple Bardet vole sur les classiques, gagne le Dauphiné et le tdf je serai alors le premier à m’interroger.

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  13. Tino
    Soumis le 25 février 2015 à 8:52 | Permalien

    Quelle farce monumentale que cette histoire.
    Son acquittement est la goutte qui fait déborder le vase.
    Un peu de sérieux svp.
    À cause de cette décision stupide qui conséquemment crée un précédent… l’eau n’a pas fini de couler sous le pont.
    Tchin-Tchin.

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  14. MissBecaneenfurie
    Soumis le 27 février 2015 à 11:49 | Permalien

    Astana dans l’eau chaude? Sans doute une question d’eau « médica-MENTEUSE » dans divers pays, remplissage des bouteilles par….?
    http://www.canadiancyclist.com/dailynews.php?id=29061&title=uci-requests-withdrawal-of-astana-pro-team-licence

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  15. Le Grand
    Soumis le 27 février 2015 à 1:02 | Permalien

    Laurent
    Tu affirmais il y a quelques articles quelque chose comme ne pas mettre en doute la probibité de Vincenzo Nibali (je ne me souviens pas des mots exacts, et il est vrai que ça compte).
    Voyons…

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  16. johnny
    Soumis le 2 mars 2015 à 3:23 | Permalien

    Si il n’y a pas de lien entre les décharges du fleuve et l’eau de Malartic, pourquoi tu en parles debors ? Si tu penses que c’est possible de boire des médicaments, pourquoi tu ne montre pas une étude qui analyse l’eau du robinet et non pas l’eau qui sort du fleuve ?

    1- les decharge de medicaments dans le fleuve sont vieilles comme le monde, dans les années 90, les chercheurs les plus simplistes en chimie analytique passaient leur temps a faire des prélevements en aval des usines d’epuration pour se taper un article scientifique de base genere, « j’ai un appareil de chromatographie faque m’a publié un article » Le sujet est tellement vieux.

    2- Il y une différence entre l’epuration et la filtration. Non Laurent, on ne passe pas ton pepi à l’ozonation…

    3- Il est ou le fleuve à Malartic ?

    4- Moi j’ai mangé un hotdog gratuit iamgold à Malartic pis y’était kosher

    5-On tombe dans le n’importe quoi du web. C’est loufoque cette comparaison des decharges et de l’eau, et apres les je me moi rappelle, precisement que je me moi a dit… come on.

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