Devant l’ampleur de la crise entourant l’équipe Cofidis, certains coureurs ont décidé de parler aux journalistes pour dire que le dopage dans cette équipe n’est pas organisé à grande échelle comme il a pu l’être chez Festina en 1997 et 1998 par exemple. Les deux David, Millar et Moncoutié ainsi que Vasseur ont en effet cru bon de donner un coup de pouce à leur patron François Migraine qui doit trouver le temps bien long en ce moment.

Vous trouverez deux articles engagés très intéressants sur les propos de Vasseur chez notre collègue Raphal des Chroniques du vélo. À ne pas manquer, surtout qu’on est plutôt d’accord avec lui.

On vous entend d’ici : qu’est ce que La Flamme Rouge pense de tout ca ? Et bien en toute franchise, on a aucun problème à croire Vasseur et Moncoutié quant ils affirment que le dopage n’est pas généralisé et organisé chez Cofidis. Nous sommes même convaincu qu’ils disent la vérité. On pense que ces coureurs sont relativement (Vasseur) propres (Moncoutié) car leurs performances depuis quelques années le laissent entendre. Moncoutié en particulier est un coureur qu’on respecte beaucoup, capable de numéros en montagne totalement électrisants et admirables. Il nous donne la chair de poule, David, quand il est devant un peloton qui se déchaîne, sans succès, pour le ramener. Voilà un coureur courageux, dur au mal, qui fait le métier à fond, et pour la bonne raison : il aime ca. Comme lui, nous n’aimons pas que d’autres, moins propres, salissent ce sport et ses perfs personnelles. Parce que David, après avoir fait un grand numéro lors d’une étape, il est très souvent inexistant les jours d’après. Que voulez-vous, l’organisme humain doit récupérer… Alors bien sôr, il n’est « que » 13e du Tour 2002 et… 43e cette année.

Il y a des 43e place qui valent bien des places dans les dix premiers…

Affaire Cofidis ? On peut certainement penser que les coureurs (de n’importe quelle équipe) impliqués dans ce réseau sont plus nombreux qu’on le laisse pour l’instant croire, mais il ne faut pas généraliser, c’est évident. Ca permettra de resserer un peu plus les contrôles et d’augmenter la peur du gendarme en vue de la saison 2004. En ce sens, on rejoint François Migraine qui déclarait que si ca pouvait aider à nettoyer un peu le sport, alors toute cette affaire ne serait pas vaine.

Non, ce qui nous dérange dans ce sport, c’est les perfs bétonnées, les mecs qui roulent à 40 de moyenne jours après jours, sans jamais aucun signe de fatigue, dans des cols à 10%, et qui doivent freiner pour prendre les lacets en montant. Je suis certain que vous voyez de qui (ils sont nombreux) je veux parler…

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