Classique des Appalaches: tout un parcours!

Ceux qui ont participé à la première édition de la Classique des Appalaches en septembre dernier le savent: quel parcours!

Un des organisateurs, Alexis Pinard, m’a invité à reconnaître ce parcours samedi dernier, invitation que j’ai accepté avec un grand plaisir (je tiens à souligner que j’ai assumé moi-même les frais de ce reportage, et que ce texte émane donc de ma seule décision et non pas d’une “commande” des organisateurs. Je crois simplement en ce magnifique événement et en Alexis, un mec visiblement bien dans sa tête, intelligent, organisé, et à qui on peut faire confiance – un nouvel ami!).

Alexis m’avait prévenu: la Classique, c’est presque plus dur que la Strade Bianche en Italie chez les pros.

Ben vous savez quoi? Il avait entièrement raison!

Résumé photos à l’appui d’une belle et difficile journée sur le vélo…

9h30, Complexe Sacré-Coeur dans Arthabaska, ville attenante à Victoriaville. C’est le site de départ de la Classique, il y a tout ce qu’il faut: grand stationnement de plusieurs centaines de places, toilettes, salles à l’intérieur en cas de pluie, c’est parfait. Et mon hôte Alexis m’attend, prêt à rouler! (et à l’ombre!).

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C’est un départ, et la sortie de la ville se fera sous escorte pendant six kilomètres lors de la Classique, question d’assurer la sécurité et de contrôler les ardeurs lorsque tout le monde part sans trop s‘être échauffé.

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Sortie d’Arthabaska, on est tout de suite dans le vif du sujet: un milieu rural, mais très bien organisé, moderne, de belles installations et surtout, de très belles routes au revêtement irréprochable.

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À cette heure encore matinale, les chevaux ne sont pas encore à l’ombre. Bientôt, ça sera nous qui enverront du “cheval-vapeur” dans les bosses. Malheureux de moi, je ne savais pas à ce moment ce qui m’attendait!

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Les longues lignes droites vers St-Norbert d’Arthabaska, dans les dix premiers kilomètres, de quoi s‘échauffer sereinement.

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On a viré, direction maintenant St-Hélène-de-Chester et surtout, Saint-Fortunat, une des municipalités le plus en altitude de la région. Ca monte, ça monte déjà beaucoup!

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Au loin, c’est malheureusement difficile à distinguer sur la photo, de nombreuses éoliennes. Méfiez-vous, pauvres cyclistes enthousiastes, d’une région où on installe de nombreuses éoliennes!!! C’est pas pour rien!!!

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Le sentier des Trotteurs à Ste-Hélène de Chester, l’occasion d’une première petite pause après environ 30 kms de parcourus.

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Mon hôte Alexis a la bonne patte ce matin, le rythme est bon et on ne perd pas de temps  en route.

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Virage à droite à St-Fortunat, les réjouissances sérieuses commencent là: avis aux intéressés! Une grande rampe, puis au bout le début d’une portion en chemins de terre d’une longueur d’environ 20 kilomètres. Ca monte, ça descend tout le temps, il faut amener des watts dans les ascensions, le cul sur la selle pour ne pas que la roue arrière dérape. Éprouvant.

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La région des Bois-Francs regorge de produits du terroir et Alexis me donne l’impression de tous les connaître. Production fromagère, vinicole, de produits d’agneaux ou bovins, industries présentes, il me parle de sa région avec coeur et affection.

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La Toscane ou les Bois-Francs? Bien sincèrement, par moment, c‘était à se méprendre et je connais les deux, je peux donc comparer. Devant, une des belles rampes de la Classique, très difficile, surtout au pied où il y a de la pente.

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Le parcours de la Classique des Appalaches a aussi été sélectionné afin de donner de nombreux points de vue sur la région aux cyclistes. En voici la preuve, on a souvent du dégagement, mais on voit aussi les difficultés se pointer au loin!

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Dans le secteur du Rang de la grande ligne, on voit tout à fait…

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C’est souvent comme ça: ça monte, ça descend, pas un mètre de plat. C’est usant à la longue. Ce matin, cette longue portion de chemins de terre est particulièrement éprouvante, la surface étant très molle et pleine de terre meuble. Les roues enfoncent, il faut des watts pour progresser et la chaleur commence à réellement se faire sentir.

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Ce qui devait arriver sur de telles routes arriva…

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L’explication arrivera aussi quelques kilomètres plus tard: ils étaient en plein travaux de d’entretien! La veille, Alexis était passé sur ce secteur en voiture et la route était bien tapée. Ce matin, c’est totalement différent et l‘épisode n’aura pas manqué de mettre du piquant (c’est le cas de le dire) dans notre matinée.

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Bienvenue au Strade Bianche. Sincèrement, c’est exactement ca. Et oui, il faut passer là haut, au terme de cette autre montée…

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Les descentes ne sont pas à manquer: c’est l’occasion de récupérer un peu. Au bout, la pause du km80, enfin, ça fait plus de 3h qu’on roule. J’ai de la poussière partout!

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Charmant village où les cyclistes sont les bienvenus. La région tout entière est mobilisée pour la Classique des Appalaches et durant toute la reconnaissance samedi, les automobilistes ont été gentils avec nous, et d’un comportement sécuritaire lorsqu’ils nous dépassaient. Aucun souci de ce côté-là.

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On est reparti, direction St-Rémi de Tinwick avec, au fond, une nouvelle grosse bosse qui se dessine.

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Ca fait maintenant plus de 4h qu’on roule, au milieu de la bosse on croise cette croix, une des nombreuses qu’on aura vu sur le parcours de la Classique des Appalaches. Alexis et moi commençons en effet à évoquer certains saints du ciel… Il faut très chaud, on est poussiéreux, et les jambes sont désormais bien fatiguées. Il reste encore plus de 30 bornes!

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Sommet de la bosse, cette boîte aux lettres: pour qui, au juste?

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Alexis connaît le secteur comme sa poche: un jour de grand vent, le toit de ce silo a été emporté, et n’a jamais été reconstruit.

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Plus tard encore, d’autres croix. Je commence à les remarquer solide!

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Ca vous donne une idée des pourcentages de certaines bosses dans le final de la Classique. C’est très usant, ça n’arrête pas.

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L’un des plus beaux points de vue de la sortie, sur St-Rémi de Tinwick. Nous sommes au km 105 environ, j’en ai plein les pattes et Alexis, qui connaît bien le parcours, m’annonce qu’il nous reste trois grosses bosses. Aie!

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Détrompez-vous, vous n‘êtes pas dans le Jura en France…

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Kilomètres 125, la délivrance: on rentre de nouveau dans Arthabaska par la magnifique rue Laurier, et Alexis me fait remarquer plusieurs belles maisons d‘époque, dont certaines d’un style victorien.

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Le parcours passe directement en face de la maison de Wilfrid Laurier, convertie aujourd’hui en musée.

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Que serait une Classique sans une arrivée en altitude? Nous voilà dans les tous derniers hectomètres, le Mont Arthabaska. Environ 1,5 km, les premiers 400m à 12%, puis une pente assez irrégulière par la suite.

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L’arrivée est tout la haut, près de la croix.

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À ce panneau indiquant le Mont Arthabaska, il vous reste exactement 500m d’ascension, c’est du 6% environ, mais ça ne lâchera plus jusqu‘à la ligne.

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Il fait très chaud, Alexis a ouvert le maillot comme moi, on grimpe avec, sur notre gauche, toute la ville de Victoriaville en contre-bas. Une vue vraiment saisissante, que je ne soupçonnais pas.

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Le site d’arrivée de la Classique, où il y a tout ce qu’il faut, incluant des installations en cas de pluie. Alexis me fait part des projets: accueil des participants à l’arrivée, bières de micro-brasserie, gros BBQ, exposants avec produits du terroir local, service de navettes pour redescendre les coureurs, bref, une belle fête est prévue avec, en toile de fond, une vue imprenable sur la région.

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12% sur 400m au pied de l’ascension du Mont Arthabaska, c’est bien ce que je vous disais… Après 130 bornes, je peux vous assurer que ça fait très mal. Une Classique, ça se mérite!

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Les parcours de la Classique des Appalaches, en statistiques:

Mon strava de la reconnaissance est ici: près de 130 bornes parcourus, plus de 2000m de dénivelé, et presque pas un mètre de plat. J’avais mis le 34-27 sur le vélo, et je m’en suis servi dans certaines bosses, notamment l’avant-dernière, particulièrement pentue (22%). Prévoyez-donc vos braquets montagne!

Le profil de ma sortie samedi (pas un mètre de plat je vous dis!):

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J’ai essentiellement (à un rang près) reconnu samedi le parcours de la course Sénior 1-2, soit 135 kms au total, 45km de terre battue, plus de 2300m de dénivelé.

Le parcours des autres courses (Maîtres – toutes les catégories, Sénior 3-4, femmes) est de 116kms, dont 30 km de terre battue et environ 2300m de dénivelé.

Les GranFondo:

Pas besoin d‘être coureur cycliste licencié pour participer à la Classique des Appalaches: il existe des formules GranFondo pour tous les niveaux, soit Le Classique, Le Panoramique, Le Découverte.

Le Classique, c’est la totale, comme les Sénior 1-2! Un vrai défi, comme devraient toujours le proposer des cyclosportives. 135 kms bien difficile, mais vous êtes un vrai, n’est ce pas?

Le Panoramique, c’est 105kms et 1800m de dénivelé, de quoi déjà bien se faire plaisir.

Le Découverte, c’est plus accessible: 70kms, 1000m de dénivelé, de par les plus beaux paysages de la Classique.

La date à retenir:

Le 17 septembre prochain.

L’ambassadeur:

Nul autre qu’Hugo Houle, 2e hier du difficile Tour de Beauce et dont le prochain objectif est les Championnats canadiens à Ottawa le week-end prochain. Alexis me disait qu’Hugo sera très certainement sur place pour la Classique en septembre prochain, avec l’idée d’inscrire son nom au palmarès de cette course après… Mike Woods l’an dernier. La Classique est définitivement une course bien née.

Les inscriptions:

Elles ouvriront très bientôt. Je vous encourage de tout coeur à vous inscrire et ainsi soutenir les organisateurs de cette nouvelle course/cyclosportive au Québec, je vous assure qu’ils ne négligent rien pour faire de cet événement l’un des plus réussis de la province.

Et je suis convaincu que cet événement fera partie, dans les années à venir, de la courte liste des fleurons de nos événements cyclistes de la saison.

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