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Code Yellow (documentaire Jumbo-Visma sur le Tour 2020)

Il ne faut pas manquer ce documentaire réalisé par la chaine de télévision néerlandaise NOS sur l’équipe Jumbo-Visma lors du dernier Tour de France.

1h15min à partager la vie d’une équipe de tout premier plan et qui jouait la gagne avec Roglic et Dumoulin. Plusieurs séquences sont intéressantes, inédites jusqu’ici: la déception de Dumoulin, les ajustements que l’on fait sur la combinaison chrono du maillot jaune et, bien sûr, toute la déception de l’équipe entière après le dernier chrono, objet des 10 dernières minutes du vidéo.

Et déjà, la controverse! On y entend Roglic et Dumoulin se questionner sur les performances plus que stratosphériques du jeune Tadej Pogacar lors de l’avant-dernière étape, le chrono de la Planche des Belles Filles.

Deuxième du jour, Tom Dumoulin ne comprend tout simplement pas comment Pogacar a pu lui prendre 1min21sec.

Je ne vois aucune solution. Comment diable aurais-je pu faire pour aller une minute et demie plus vite?

Tom Dumoulin

Je ne peux pas y croire. Deux minutes. C’est une énorme différence. Sur 36 kilomètres en plus ! Ils (les observateurs) doivent calculer le type de watts nécessaire pour cela.

Primoz Roglic

Les watts nécessaires pour cela Primoz, on les connait. Grâce à Frédéric Portoleau et Antoine Vayer, qui ont été très clairs sur ce qu’on a vu sur ce dernier chrono du Tour.

Ca se résume très simplement: mutant. 475 watts de moyenne sur les 5,9km de la montée pour Pogacar (50 watts de plus que Pinot!), pour 6,85 watts par kilo. À 21 ans! Rappelons que la montée arrivait après 30 bornes de chrono et 20 jours de course, pour un total de 36 bornes pour l’étape ce jour-là. Pogacar égale le record de la montée établi par Aru quelques années avant lui, à la différence qu’Aru était resté bien au chaud dans le peloton avant de lâcher les chevaux dans l’ascension finale. Pogacar, lui, était seul en mode chrono (donc à bloc) depuis 30 bornes!

Ce qui m’inquiète le plus, ce n’est pas seulement Pogacar: c’est toute cette jeune génération remplie de prodiges hallucinants et qui débarquent bille en tête, sans complexe, sûrs d’eux et très précoces. Il semble qu’on va ré-écrire, dans les prochaines années, les livres d’histoire du cyclisme. La question sera de savoir à quoi tout cela carbure-t-il… Pour Vayer, ce qu’on a vu en 2020, ce n’est pas moins que le retour de l’ère (triste) d’Armstrong.

Et rappelons que Roglic et Dumoulin ne sont pas non plus au-dessus de tout soupçon, notamment du côté de l’Affaire Aderlass…

On se régale de cyclo-cross!

3e étape aujourd’hui de la Coupe du Monde de cyclo-cross. C’est du côté de Dendermonde en Belgique, sur un circuit inédit et très gazonné. Pour découvrir le parcours, c’est juste en dessous.

L’occasion d’un nouveau match Van Der Poel – Van Aert, parfois arbitré par le jeune britannique Thomas Pidcock cette saison.

Chez les femmes, toutes les favorites sont présentes, ainsi que la québécoise Magalie Rochette, toujours en quête d’un bon résultat cette saison dans la discipline.

Hier du côté de Zolder, ce fut un festival Van Der Poel, qui a toujours été à l’aise sur ce circuit rapide. Van Aert a été victime d’une crevaison assez tôt dans la course, ne lui permettant pas de défendre ses chances à la régulière. Une belle course, mais plus intéressante encore chez les femmes puisque c’est arrivé au sprint.

Mercredi dernier du côté de Herentals, c’est Wout Van Aert qui s’est imposé, après que Van Der Poel ait été retardé sur crevaison à la mi-course (c’est chacun son tour!). Mathieu aurait probablement pu revenir sur tout le monde… excepté Van Aert.

Chose certaine, rien de mieux en ce moment que ces courses de cyclo-cross pour vos séances de home-trainer!

Le Tour de l’actualité: Mathieu, quelle bête!!!

1 – Sur le bout de ma chaise. Pendant une heure. C’est ainsi que j’ai vécu en direct la 2e manche de la Coupe du Monde de cyclo-cross à Namur dimanche dernier.

Phénoménal! Un match Van Der Poel – Van Aert arbitré par un certain Thomas Pidcock pendant les 8 des 9 tours à faire.

Et au final, Mathieu ce fut. Fini la récréation, il s’est envolé au profit de la grande bosse du parcours, après avoir bataillé pendant 50min avec Pidcock et Van Aert.

Quand même, quelle bête ce Mathieu! Et une chose demeure: le propre des grands champions, c’est de savoir augmenter le niveau au moment où ca compte le plus.

2 – Ridicule. Disponible toute la journée, l’intégrale de la course pouvait être vue sur YouTube dimanche sous le titre UCI CycloCross World Cup – Namur – Mens 2020. Depuis, le vidéo a été retiré, probablement pour protéger les droits télé notamment de FloBikes.

C’est pathétique. Pourquoi ne pas faire exactement l’inverse? S’assurer que la course est réservée aux abonnés(ées) le jour même, et la rendre disponible gratuitement après 24h à tout le monde, notamment via le UCI Channel? On assure ainsi des droits télé, on les redistribue en partie aux équipes pour faire vivre les coureurs(es) et le sport, et on entretient par ailleurs la popularité du cyclisme.

3 – Thomas Pidcock. Un autre sacré talent celui-là! 21 ans seulement, il a tenu tête à Van Der Poel et Van Aert pendant un grand moment dimanche dernier à Namur. Rappelons qu’il a également battu à la régulière Van Der Poel le dimanche précédent à Gavere.

Pidcock a déjà un sacré palmarès en cyclo-cross et… sur route: double champion du monde (juniors et espoirs), il a également remporté l’an dernier le Tour d’Italie espoirs.

Pidcock a signé chez Ineos-Grenadier l’an prochain, il rejoindra l’équipe au terme de la saison de cyclo-cross, soit le 1er mars prochain. Attention à lui dans les prochaines années!

4 – Parlant grand espoir du cyclisme, et ils sont nombreux en ce moment, le jeune Cian Uijtdebroeks, 17 ans, a signé au sein de la formation Bora-Hansgrohe. Il fera d’abord partie de l’équipe développement en 2021, avant de rejoindre l’équipe WorldTour en 2022. Un autre coureur à surveiller de près!

5 – Ineos-Grenadier. L’équipe serait à la lutte pour signer Wout Van Aert après la saison prochaine, son contrat chez Jumbo-Visma venant à échéance fin 2021. Rappelons qu’Ineos a déjà mis la main sur Daniel Martinez, Adam Yates et Richie Porte en vue de la saison prochaine, en plus de déjà compter en ses rangs les Egan Bernal, Richard Carapaz, Tao Geoghegan, Rohan Dennis, Filippo Ganna, Michal Kwiatkowski, Pavel Sivakov, Geraint Thomas et Gianni Moscon. Ouf!!!

6 – AG2R – La Mondiale – Citroen. Outre un nouveau maillot, je rappelle que l’équipe de la Motte-Servolex roulera en 2021 sur BMC, monté Campagnolo. Beau matos.

7 – Hugo Houle. Une entrevue radio à Radio-Canada avec le coureur québécois, qui revient sur sa saison 2020 et qui se projette en 2021. Soulignons au passage qu’Hugo ne sera plus le seul Canadien au sein de l’équipe Astana-Premier Tech l’an prochain, étant rejoint par l’Ontarien Ben Perry, 26 ans.

8 – Exit Bahrain – McLaren, voici Bahrain – Victorious. La bonneterie n’est plus assurée par Le Col, mais bien Nalini, une compagnie de longue haleine dans le cyclisme.

9 – Cinelli. La compagnie italienne basée à Milan est présente dans le cyclisme depuis plus de 70 ans. Son nouveau vélo aéro « Pressure » me plait beaucoup. Notamment parce que le prix me semble très correct lorsque comparé à celui d’autres cadres aéro de marques beaucoup plus populaires: environ 4000$CAN, pour un poids et un niveau de prestation comparables. Très bien selon moi!

10 – JO de Tokyo en 2021. On sait déjà que Mike Woods en a fait un grand objectif. Il n’est pas seul, Primoz Roglic aussi, et de nombreux autres voudront aussi ravir l’or olympique. Le danger avec tout ca, c’est qu’il n’y aura qu’un vainqueur et que les risques de déception sont grands si certains coureurs ne misent que sur cette course pour avoir une saison réussie.

La course sur route des JO de Tokyo interviendra environ une semaine après l’arrivée du Tour de France en juillet prochain… si tout va bien d’ici là.

Fier de l’équipe AG2R – La Mondiale!

Cinq mois de travail. C’est le temps qu’il aura fallu pour créer le nouveau maillot de l’équipe AG2R – La Mondiale – Citroen.

Un maillot, c’est beaucoup plus qu’un maillot. C’est le reflet d’un esprit, de valeurs aussi. J’ai moi-aussi mis cinq mois de travail au début de 2020 pour désigner les nouveaux vêtements La Flamme Rouge que je porte depuis la fin de l’été.

J’aime beaucoup ce nouveau maillot AG2R La Mondiale – Citroen et ce beau petit vidéo nous le fait découvrir merveilleusement bien. J’ai toujours été attaché à cette équipe dont le service course est à la Motte Servolex, en banlieue de Chambéry où j’ai fait mes tous premiers tours de roues il y a maintenant 37 ans.

L’équipe a des ambitions en 2020, avec l’arrivée de coureurs comme Greg Van Avermaet ou Bob Jungels. Et des ambitions à plus long terme aussi, on parle déjà de Julian Alaphilippe

Cyclo-cross: Anvers

Retour en course du champion du monde de la discipline, avec comme toile de fond l’objectif principal, les prochains Mondiaux à Ostende fin janvier.

Premiers Mondiaux de cyclisme virtuel

On est rendu là.

Technologie permet, pandémie oblige: les premiers Championnats du monde UCI de cyclisme virtuel c’est aujourd’hui, mercredi 9 décembre à 15h CET sur Zwift. Tous les détails sont ici.

C’est Fausto Coppi qui se retourne dans sa tombe…

Personnellement, je n’ai rien contre. Why not? À condition de ne pas attribuer la même valeur à ce maillot de champion du monde de cyclisme virtuel qu’à celui de Julian Alaphilippe, acquis après plus de six heures et demie d’effort et 250 kilomètres de selle…

Parcours proposé pour ces premiers Mondiaux virtuel? Le Watopia Figure 8 Reverse with Hilly KOM Finish (une arrivée « en altitude » en quelque sorte). 50.035 km, 483m de dénivelé. Les meilleurs devraient mettre moins d’une heure pour en venir à bout.

Fait intéressant, les coureurs pourront utiliser durant l’épreuve les fameux « Zwift Power-Ups », des super-pouvoirs attribués pour 15 secondes qui permettent de se relancer dans la course si on les utilise à bon escient. Deux types de Power-Ups seront disponibles, soit les Power-Ups « aéro » qui rendent les coureurs plus aérodynamiques pendant 15 secondes, et les Power-Ups « Lightweight », qui retranchent 10% du poids du coureur pour ces mêmes 15 secondes. Le temps de basculer en haut d’une bosse!

Chaque coureur disposera de 11 Power-Ups durant la course, mais le nombre de Power-Ups « aéro » ou « lightweight » est incertain car attribué au hasard durant l’épreuve. De quoi pimenter encore plus l’épreuve.

Le vainqueur empochera la coquette somme de 8 000 euros. Tout de même.

Les coureurs au départ seront tous équipés de la même manière, un Tacx Neo 2T. Point négatif, il semble que ces home-trainers ne pourront pas accommoder les vélos équipés Campagnolo. Dommage.

Les coureurs ont plusieurs obligations, notamment à l’égard des caméras qui doivent pouvoir les montrer à l’effort, ainsi que des cuissards/maillots à porter de même que leur rythme cardiaque à afficher.

Évidemment, un des points sensibles concerne le poids des coureurs, qui peut affecter considérablement l’ajustement de la puissance demandée par les home-trainers. Des règles strictes ont été mises en place pour maximiser les chances que les coureurs déclarent les bons poids corporels.

Cinq coureurs canadiens seront au départ aujourd’hui: Matteo Dal-Cin, Pier-André Côté, Charles-Étienne Chrétien, Jordan Cheyne et le triathlète professionnel et récent recordman de l’heure canadien, Lionel Sanders. Ce dernier sera à surveiller pour remporter les grands honneurs, c’est un habitué du home-trainer.

Au départ pour la France, le vététiste récent champion du monde de la discipline Jordan Sarrou. Curieusement, c’est tout.

Parmi les pointures au départ, les Jack Haig, Victor Campenaerts, Rigoberto Uran, Thomas Pidcock, Domenico Pozzovivo, Edvald Boasson Hagen, Daryl Impey ou encore Lawson Craddock.

Le grand absent, c’est Mathieu Van Der Poel, il est ambasssadeur Zwift après tout.

Du Canada, on pourra suivre la course sur FloSports. Et de partout, sur le  Zwift’s YouTube channel.

Mais on connait déjà les vainqueurs: Zwift et Tacx (Garmin)!

Le Tour de l’actualité

1 – Humour décalé. Certains l’ont compris, d’autres moins. Le récent texte publié sur les cadeaux de Noel était évidemment à mettre au chapitre de l’humour décalé. Des commentaires justement teintés d’humour dans le texte, aucun lien pour acheter ces items souvent assez loufoques, l’article se voulait humoristique et sarcastique. Une façon – et il y en a eu d’autres depuis un mois sur La Flamme Rouge pour ceux qui prêtent attention – de me moquer de cette industrie du luxe durant des temps difficiles pour nombre d’entre nous.

2 – Black Friday justement. Un peu marre de cette orgie de publicité sur tous les sites, notamment CyclingNews qui déborde d’annonces en tout genre.

3 – Cyclo-cross. La Coupe du Monde reprend ce week-end du côté de Tabor, et c’est la grande rentrée d’un certain Wout Van Aert, aujourd’hui du côté de Courtrai en Belgique et dimanche à Tabor en République Tchèque. Ca sera intéressant!!! Rappelons que Mathieu Van der Poel est également attendu sur la discipline, un peu avant Noel dans son cas.

3 – Premier Tech. La compagnie québécoise est en pleine expansion et vient de se voir octroyer un prêt important par le Gouvernement du Québec afin de consolider ses activités à son siège social de Rivière-du-Loup. Espérons qu’elle pourra se maintenir au Québec dans l’avenir et inciter d’autres industries à investir dans le monde du cyclisme.

4 – Steve Bauer. Intéressant d’apprendre que c’est Hugo Houle qui a facilité l’arrivée de Steve Bauer chez Astana. Habituellement, c’est plutôt l’inverse entre un directeur sportif et un coureur. Reste à voir si Astana-Premier Tech continuera d’investir dans des espoirs canadiens, il y en a des bons.

5 – Astana-PremierTech. L’équipe perd Miguel Angel Lopez, qui rejoindra les rangs de la Movistar l’an prochain. Lutsenko, Luis Leon Sanchez et Vlasov restent toutefois.

6 – Cyclisme Canada. L’organisme a annoncé plus tôt cette semaine avoir engagé un ex- pour s’occuper du développement du cyclisme sur route, Richard Wooles. Chose certaine, l’homme a un défi colossal devant lui.

Pour la petite histoire, Wooles a déjà été à l’emploi de Cyclisme Canada qu’il avait quitté en 2013 après avoir travaillé quelques années afin d’y développer le cyclisme… sur piste, à titre d’entraineur en chef. Après un passage à l’UCI, le voilà de retour avec comme mission de rebâtir un programme route digne de ce nom.

7 – Stijn Vandenbergh. Le coureur belge de 36 ans met un terme à sa carrière, n’ayant pas été renouvelé chez AG2R – La Mondiale. On retiendra de ce solide coureur le fait qu’il a été nommé « meilleur équipier » du peloton pro à deux reprises, soit en 2009 et 2013. Il aura été un pilier de la puissante formation QuickStep entre 2012 et 2016, alors qu’il était vu en tête de peloton des kilomètres durant pour le compte de Tom Boonen.

8 – Johan Bruyneel. Le gars me fait pitié. Prochaine question.

9 – Fabio Jakobsen. Sur un note plus positive (sans jeu de mots), le coureur néerlandais victime de la lourde chute causée par Dylan Groenewegen plus tôt cette saison est de retour à l’entrainement. Ca, ca fait plaisir.

« La discipline de route n’existe plus à Cyclisme Canada » – Hugo Houle

Il faut saluer ce matin l’engagement d’Hugo Houle à défendre l’avenir du cyclisme sur route au Canada et à dénoncer Cyclisme Canada qui se traine lamentablement les pieds dans ce registre depuis des années.

J’ai quand même un devoir en tant que coureur cycliste professionnel sur route de me battre un peu pour la relève et pour les jeunes au Québec qui nous voient performer. Il y a un gros écart maintenant pour la suite. Je ne sais pas si on peut faire quelque chose pour les (ndlr Cyclisme Canada) faire changer d’idées.

Hugo Houle – La Presse plus du 20 novembre 2020

L’article est publié dans La Presse Plus via le journaliste Simon Drouin aujourd’hui.

Je me réjouis de cette prise de position d’un cycliste phare au Canada. Bravo Hugo! Bien dit!

Ca fait des mois, des années que je dénonce la situation du cyclisme sur route au Canada sur La Flamme Rouge. J’ai publié plusieurs articles (et notamment avec des athlètes de la relève qui payent le gros prix de cette situation, notamment Adam Roberge ou Julien Gagné), j’en ai discuté avec plusieurs personnes, certaines influentes dans le milieu du cyclisme ici au pays.

C’est pas compliqué, il ne reste presque plus rien. Exit nombre de courses, dont le Tour du Saguenay ou Québec-Montréal. Exit de vraies équipes élite comme il en existe en DN1 en France. Même les coureurs pro souffrent, les propos d’Hugo à propos des conditions dans lesquelles nos meilleurs athlètes dont aussi Mike Woods doivent performer aux Mondiaux sont effarantes. Quant on sait qu’à ce niveau ca se joue à rien du tout, nos Canadiens méritent eux-aussi des médailles pour atteindre ce niveau de résultats.

Plus encore, la crise se fait sentir à tous les échelons du cyclisme sur route: on ne peut pas dire que le calendrier des courses Maitre s’est étoffé ces dernières années. Beaucoup de courses ont disparu, dont des monuments comme la Coupe des Amériques ou le GP OBC du Parc de la Gatineau.

Certes, nos fédérations ne sont pas coupables de tous les maux. Parfois, les conjonctures sont difficiles. La Covid-19 n’arrange rien pour trouver des sous.

Mais bordel, même si tu n’es pas responsable des causes, tu te grouilles le cul deux fois plus pour trouver des solutions, surtout si c’est ca ta job!!!

Côté Cyclisme Canada, rien (ou si peu). Tout pour la piste, le BMX ou le paracyclisme. Rien contre ces disciplines, mais on peux-tu svp aussi regarder la route, LA discipline phare en cyclisme?

C’est quand même assez bizarre qu’une fédération nationale ne mette aucun programme de développement pour le cyclisme sur route, qui est probablement le sport pour lequel il y a le plus de licenciés. Pour moi, c’est un gros manque de respect.

Hugo houle, la presse plus du 20 novembre 2020

Même au niveau pro, le top du top, ca fait dur. Houle rapporte que sans des contributions spontanées souvent motivées par la pitié, le Canada n’aurait pas d’équipe aux Mondiaux.

Rappelons que la participation canadienne au Tour de l’Avenir s’est étiolée à presque rien depuis 10 ans, et si une équipe a été envoyée en 2019 c’est aussi grâce à des contributions autres que celle de Cyclisme Canada qui est restée les bras croisés tout ce temps. Sans expérience à ce niveau, comment permettre à nos meilleurs espoirs d’acquérir le niveau pour passer pro et une réelle opportunité de se faire remarquer?

Cyclisme Canada – La réponse

Évidemment, Cyclisme Canada se défend de se trainer les pieds. Par souci de professionnalisme, je vous donne le lien et vous invite à lire la réponse de la fédé canadienne ici (au bas de l’article).

Pour moi, c’est clair: du pipeau. L’expression me vient d’Hugo.

On annonce toutefois un programme pour la route qui verrait bientôt le jour. Wait and see.

Je ne comprends pas Cyclisme Canada. Si t’es responsable du développement du cyclisme et que ca va mal pour des raisons que tu ne contrôle pas, ben tu fais quelque chose.

Pourquoi ne pas avoir organisé des « états généraux » sur le cyclisme sur route réunissant les acteurs principaux et tous les niveaux de la discipline? Le malade ne va pas bien? On réunit tous les spécialistes autour de lui et on échafaude un plan d’intervention complet.

Cyclisme Canada a-t-il été en contact avec des compagnies comme Premier Tech depuis 10 ans? Il en existe certainement d’autres.

Si le programme de financement « À nous le podium » limite tant le champ d’action, quelles démarches Cyclisme Canada a-t-il fait auprès des gouvernements pour porter cette situation à leur attention?

Chris Westwood, cité comme représentant de Cyclisme Canada dans l’article, mentionne que « Hugo Houle ne connait pas tout ce qui se passe derrière la scène « .

Certes. Nous non plus. Mais un peu plus de transparence de la part de Cyclisme Canada ne ferait pas de tort non plus… Je demeure convaincu qu’il y a aussi des guerres de clocher derrière tout ca, comme c’est si souvent le cas avec les fédérations sportives. Je sais de quoi je parle, croyez-moi.

Enfin bref, je salue la prise de position d’Hugo Houle aujourd’hui, elle fait du bien et c’est en effet un des rôles de nos tous meilleurs coureurs cyclistes professionnels, celui de défendre le sport. Espérons que d’autres coureurs pourront dénoncer dans les prochaines semaines la situation déplorable actuellement du cyclisme sur route au Canada.

Et s’assoir avec Cyclisme Canada pour trouver des solutions.

Une chance, quelques bonnes nouvelles nous sont parvenues plus tôt cette semaine pour le plus haut niveau avec l’investissement de Premier Tech dans l’équipe Astana.

Un nouveau momentun? Possible oui. Y’a probablement des occasions à saisir en ce moment pour les acteurs du cyclisme au Canada.

Les « guêpes jaunes » sur la Vuelta

Dans ce contexte (difficile) du confinement, on apprécie particulièrement ces vidéos tournés « de l’intérieur ». Cette fois-ci, la Jumbo-Visma sur la récente Vuelta (49min).

The Wolfpack sur le Tour

L’aventure de l’équipe Deceuninck Quick Step sur le dernier Tour de France. Un beau vidéo de l’intérieur de la course.

Le Tour de l’actualité

1 – Mike Woods: une victoire qui en appelle d’autres?

Très belle victoire hier pour le Canadien Mike Woods lors de la 7e étape de la Vuelta. Mike a pu faire le coup (classique) du kilomètre, faussant ainsi compagnie à ses compagnons d’échappée dont un certain Alejandro Valverde qui n’était pas là pour faire du tourisme. Il fallait avoir les jambes.

Je pense que Mike a aussi été chanceux hier, ce n’était pas forcément son terrain et il a pu bénéficier de quelques circonstances de course, protégeant dans l’échappée la place au général de son coéquipier Carthy face aux Movistar. S’il a pu gagner ainsi, c’est une confirmation de son excellente condition, et cette victoire en appelle donc forcément d’autres. Mine de rien, Mike est l’homme de l’heure sur cette Vuelta avec Richard Carapaz, le Canadien ayant terminé 2e de la 6e étape et hier 1er.

Toutes les étapes difficiles se terminant en altitude pourraient convenir à Mike dans les prochains jours, donc on parle de l’étape d’aujourd’hui ainsi que de la 11e, la 12e et la 17e étape en particulier.

Une victoire lors de la 12e étape sur l’Angliru serait tellement énorme!!!

2 – Mike Woods, le palmarès.

Mine de rien, avec cette victoire hier, Mike Woods a définitivement rejoint au panthéon du sport cycliste canadien les Steve Bauer et Ryder Hesjedal. Deux étapes de la Vuelta, un Milan-Turin, 2e de la Doyenne en 2018, 3e des Mondiaux la même année, 5e de la Flèche plus tôt cette saison, le palmarès de Mike est magnifique. Il lui manque peut-être une grande victoire (Hesjedal a le Giro 2012, Bauer l’argent olympique, 4e du Tour en 1988, et 14 jours en jaune), un truc comme la Flèche Wallonne, le Tour de Lombardie ou une grosse étape de montagne sur le Tour. En 2021 avec Israel Start-Up Nation?

3 – Guillaume Martin.

Ca y est, le coureur français est en tête du classement du meilleur grimpeur de cette Vuelta. Sepp Kuss est son plus dangereux rival jusqu’à présent. La suite va être intéressante à ce chapitre, et notamment aujourd’hui où ça devrait bouger à la fois au général et au classement des grimpeurs.

4 – Specialized Aethos.

Beaucoup de réactions à l’article hier sur la dérive des prix des vélos, c’est intéressant de vous lire.

Pour appuyer un peu plus mes propos, voici le reportage diffusé hier (un hasard) par le site Matos Vélo à propos d’un test grandeur nature du vélo, réalisé récemment en… Corse. Plus de 7500 lectures de l’article, je suppose que Specialized pourra dire « objectif atteint ».

Quand je vous disais qu’on paye évidemment la mise en marché… Dommage que Matos Vélo ne décline pas qui a payé pour le voyage en Corse, question de préserver l’indépendance de l’analyse. À la lumière de l’analyse présentée où l’on parle surtout des qualités du vélo, et très peu de ses côtés perfectibles (il n’y a pas de vélo parfait!), on peut raisonnablement penser que Specialized a défrayé une partie ou la totalité des frais de ce test/reportage.

On a un exemple probable du mode de travail actuel des géants de l’industrie, à grands renforts des médias sociaux et des influenceurs… qui y trouvent leur compte, beaucoup gagnant ainsi leur croûte, sinon une certaine gloire, souvent les deux. Je ne leur reproche pas, je dis juste qu’il convient de bien comprendre le système actuel afin d’être lucide sur ce qu’on nous présente, incluant les prix.

Le travail de certains demeure très empirique, je pense par exemple à ceux qui testent, poids installés à l’appui, les déformations des cadres pour en mesurer objectivement la rigidité et la nervosité (revue Le Cycle). Là, on peut comparer. Et dans le domaine (l’empirique), DC Rainmaker demeure une référence (sauf qu’il ne teste pas de vélos mais plutôt du matériel électronique associé à l’entrainement et au cyclisme).

5 – Specialized et Zwift.

La compagnie américaine investit dans Zwift afin de développer encore davantage Watopia. Une alliance stratégique? On peut le croire puisque l’UCI organise début décembre les premiers Mondiaux de cyclisme virtuel, un événement pour lequel certains coureurs québécois ont des ambitions légitimes.

Il n’y a pas de coïncidences!

Ces Mondiaux ayant lieu sur Zwift, Specialized se positionne ainsi comme un incontournable pour l’UCI si la compagnie devait développer des produits spécifiquement destinés à ce type de cyclisme, en pleine explosion notamment en raison de la Covid-19. Probablement un bon placement.

6 – Tour de France 2021.

Le parcours du Tour de France 2021 devait être présenté jeudi cette semaine en banlieue de Paris, comme d’hab.

La présentation a été reportée à dimanche 1er novembre prochain, via une émission spéciale de Stade2 sur France Télévision. Covid-19 oblige.

On sait déjà que la 108e édition de la Grande Boucle partira de Bretagne.

Pour le reste, je vous invite à consulter l’excellent site VeloWire de Thomas Vergouwen qui, chaque année, fait un travail de moine pour imaginer le parcours du Tour avant son annonce officielle, à grands renforts d’articles de journaux régionaux, de réservations hôtelières, de communications préfectorales, etc.

À priori, ce sera en 2021 les Alpes avant les Pyrénées mais après un premier chrono, des étapes via Tignes, le Grand Bornand, le Ventoux, Nîmes, Andorre ou Arcalis, puis un dernier chrono du côté de St-Émilion.

7 – VPD sur le Tour 2021?

Intéressant article de CyclingNews sur le classement des équipes continentales qui permet de croire qu’Arkea-Samsic et… Alpecin-Fenix seront de toutes les courses World Tour en 2021, si jamais NTT ne trouvait pas repreneur.

En effet, si seulement 18 équipes sont inscrites en World Tour en 2021 (19 en 2020), ça dégage deux tickets automatiques d’entrée pour les deux équipes continentales les mieux classées. La licence CCC a été octroyée à l’équipe Wanty-Groupe Gobert, et celle de NTT est actuellement dans la balance, l’équipe sud-africaine cherchant un repreneur.

Si ça se concrétise, Mathieu Van Der Poel pourrait donc faire ses débuts sur la Grande Boucle en 2021… 59 ans après son grand-père Raymond Poulidor. Et dans le registre, personne ne connait ses limites… ni celles de Wout!

8 – La fronde du Giro.

Je n’ai pas commenté la récente fronde des coureurs du Giro lors de la 19e étape, qui devait être la plus longue de la course, et qui devait se disputer sous une pluie battante.

Je ne suis pas d’accord avec Messieurs les coureurs sur ce coup-là. L’étape était au programme du Giro depuis des mois, ce Giro était certes difficile mais il y a eu d’autres éditions difficiles, et des étapes de plus de 250 bornes ne sont pas inhabituelles sur les grands tours.

La pluie? Les conditions météo font partie intégrante du sport cycliste. Autant j’estime qu’en cas de danger pour les coureurs, par exemple lorsqu’il neige, il faut user de jugement et arrêter la course, autant là, simplement de la pluie, il n’y avait rien pour stopper la course. Les coureurs peuvent changer certaines pièces d’équipement – gants, maillots, couvre-chaussures – en cours d’étape grâce à leurs voitures, je ne voyais pas le point de demander une annulation ou une étape écourtée.

Arnaud Démare a d’ailleurs poussé un coup de gueule en ce sens, estimant que la veille, il avait bien grimpé le Stelvio alors que ce n’est pas sa tasse de thé. Il avait bien raison.

La crédibilité des équipes ne s’est pas améliorée sur le récent Giro, avec les déclarations malheureuses de Jonathan Vaughters chez EF et de l’équipe Jumbo-Visma à propos de la Covid-19, ces deux équipes estimant qu’il aurait mieux fallu stopper net la course après le 2e jour de repos. Total, la course est allée jusque Milan, on a eu un final époustouflant, et les sponsors sont très certainement contents, ce qui est très bien pour l’an prochain.

9 – Pédales légères.

30 grammes, qui dit mieux?

PEAK: l’ascension de NTT Cycling

Beau documentaire sur l’ascension de la première équipe sud-africaine en cyclisme professionnel.

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