Beaucoup de nouvelles ce soir…

1 – Un autre petit reportage intéressant de nos confrères de Cyclismag puisqu’il s’agit d’une interview avec Vincent Jourdain, entraîneur de l‘équipe de Québec sur route et sur piste. On partage les vues de M. Jourdain sur le cyclisme canadien et québécois, en particulier sur les lacunes du passé ainsi que l’amélioration palpable de la situation depuis quelques années. Comment en effet a-t-on pu laisser partir des entraineurs comme Barras voire Landry ? On pourrait penser qu’on a pas su leur faire de la place au sein de l’ACC ou de la FQSC, certains entraineurs – très certainement compétents – étant en poste depuis fort longtemps.

On partage également les opinions de Jourdain quant au manque de compétition de haut niveau au Canada. Il faut probablement y voir un effet du manque de culture cycliste au pays ou l’automobile reigne en maître absolu des routes, les organisateurs soulignant souvent toutes les difficultés rencontrées pour simplement fermer quelques rangs dans un quadrilatère en campagne…

On déplorera enfin tout comme lui le manque de vélodromes intérieurs au Canada mais là encore, il faut probablement y voir les effets d’un manque de culture cycliste et d’une concentration de population relativement faible. Au pays du hockey, ce sont les patinoires qui fleurissent, pas les vélodromes…

Malgré ces difficultés, le nombre de coureurs canadiens et québécois qui y ont intégré au cours des dernières années les rangs pro est certainement une source de satisfaction. Les Dionne, Barry, Hesjedal, Perras, Fraser, Wohlberg, Wauters, Parisien, Gilbert, Rollin et Cloutier forment actuellement l‘élite cycliste canadienne et ouvrent le chemin pour les générations futures.

2 – On souligne la retraite d’un tonton-flingueur, GianLuca Bortolami. Ce coureur de classiques avait la particularité de se faire “oublier” durant les courses pour surgir au tout dernier moment. C’est ainsi qu’il remporta quelques belles victoires, mouchant littéralement Johan Musseuw dans les tous derniers mètres sur le vélodrome d’Oerlikon en 1994 pour la victoire au Championnat de Zurich. De même, il moucha Erik Dekker dans les derniers mètres du Tour des Flandres 2001 alors que tout le monde prévoyait une victoire somme toute aisée du Néerlandais. Sorti de nul part, Bortolami avait vraiment le pouvoir de surprendre ses adversaires au moment ou ils s’en attendaient le moins.

Notons que le coureur italien remporta la Coupe du Monde en 1994 et qu’il fut également convaincu de dopage aux corticoides en 2003, année ou il purgea une suspension de 6 mois.

3 – Pour continuer sur le dopage, saluons le courage d’un coureur que nous ne connaissions pas avant aujourd’hui, Adam Bergman, coureur au sein de la formation américaine Jelly Belly et qui a admis avoir usé de l’EPO après avoir, dans un premier temps, nié les accusations. Dans une déclaration rendue publique aujourd’hui, il explique avoir d’abord nié parce qu’il croyait pouvoir s’en sortir via des vices de procédures (technicality).

Son témoignage est touchant et nous prenons l’initiative de reprendre sur notre site les deux derniers paragraphes de sa déclaration en anglais :

_I know I can never fully restore my good name, and maybe that’s how it should be. I knew the consequences were real and I have to take full responsibility for my actions. What is so sad for me personally is that beyond the damage to my personal reputation, cycling is the sport I love and I only added damage to its reputation.

If anything good comes of this experience, maybe it can show others that drugs have absolutely no positive outcomes. What I did not only ruined my career and personal life in every single aspect but I hurt a lot of other people. My selfish act tarnished the reputation of my sponsors, teammates and manager. I know its too late, but I apologize to them personally. This has been a hard lesson for me, but its one I deserved, and one I would never wish on anyone. I am in my second and final year of suspension (as well as continuing with USADA’s out of competition testing program) and am looking forward to competing again, clean, in the sport I love. Though it maybe hard, I hope that one day people can forgive me for what I have done. I don’t ask anyone to forget because I know I never will myself._

M. Bergman, vous avez à nos yeux restauré une grande partie de votre réputation simplement par vos aveux, par votre sincérité ainsi que par votre volonté d’assumer en homme mature les conséquences de vos actes. Ils sont nombreux – des plus connus, des plus riches, des plus idolâtrés – à ne pas pouvoir en dire autant.

4 – Petit reportage sur les CSC qui s’entrainent à Solvang en Californie, probablement pour notamment préparer le prochain Tour de Californie. Solvang fut aussi un lieu d’entrainement des Discovery dans le passé. Mêmes méthodes au sein de ces deux équipes dont les directeurs sportifs présentent un profil similaire, autant lors de leur carrière comme coureur que leur ascension comme directeur sportif ?

5 – Ca roule à la Ruta Del Sol en Espagne. Saluons aujourd’hui la belle tentative d‘échappée d’un revenant au cyclisme, Franck Vandenbroucke. Si la tentative avorta, voilà un indice que Franck est probablement bien dans sa tête, une situation confirmée dans cette entrevue avec le manager de son équipe Unibet.com, Koen Terryn. Dans ce contexte, tout est permis pour ce grand talent du vélo. Un choc au sommet dans le final du Ronde avec Tom Boonen et Peter Van Petegem, qu’on dit très motivé, serait très intéressant…

C’est d’ailleurs Petacchi qui a pris l’ascendant sur Tom Boonen dans les sprints en Espagne, l’Italien ayant battu par deux fois et à la régulière le sprinter belge. De bonne guerre en vue du choc de Milan San-Remo fin mars. Ceci étant, un sprint après 300 bornes de course dont le Cipressa et le Poggio sera très différent de ceux actuellement disputés en Espagne…

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