Affaire Hamilton : tres mal gérée

L’affaire Hamilton fait déja beaucoup de bruit dans le monde du cyclisme et du sport en général, malgré le fait que rien ne peut etre conclu avant les résultats d’analyse des échantillons B. Dans ce contexte, on peut raisonnablement remettre en question de nombreuses facons de faire déplorables :

1 – Ne devrait-on pas attendre les résultats complets (échantillons A et B) avant de déclarer dans la presse un coureur positif? La diffusion de l’information concernant Hamilton apparait en effet prématurée et a obligé le coureur a réagir hier soir en conférence de presse. Sans surprise, il a clamé son innoncence et sa surprise dans l’attente de la contre-expertise. Rappelons que les autorités ont deja observe des variations importantes entre les deux échantillons, notamment recemment concernant G. Jeanson a la Fleche Wallonne…

2 – Ne cause-t-on pas plus de tort au cyclisme et au sport en général en laissant ainsi le public dans l’incertitude durant plusieurs jours en attendant les résultats des échantillons B ? Cela ouvre la porte au doute quant a la validité scientifique des controles, et peut laisser croire que certaines autorites auraient avantage a discréditer un coureur…

Bref, dans tous les cas, la diffusion hative de telles nouvelles n’est pas souhaitable et il faudra, dans l’avenir, que les autorités changent leurs habitudes. Si les “fuites” sont toujours possibles, il faudra également que les autorités renforcent leurs systemes pour mieux les prévenir.

On apprend finalement que l’équipe Phonak a suspendu Hamilton aujourd’hui conformément a leur politique. L’entrée dans l’UCI ProTour et leur participation au prochain Tour de France étaient dans la balance…

9 Commentaires

  1. Un cycliste bronchiteux asthmatique
    Soumis le 24 septembre 2004 à 8:01 | Permalien

    pour ma part, je dirais que cette affaire, une fois de plus, montre la manière sont gérées les affaires de contrôle positif. Ce n’est pas nouveau que de voir une gestion aussi ahurissante. Comme toujours, on annonce (que ce soit volontairement ou en raison de fuites, orchestrées ou non) le résultat après analyse de l’échantillon A, sans même attendre la confirmation de l’échantillon B. Jusqu’à preuve du contraire, dans la démarche un test positif sur l’échantillon A ne tend à démontrer qu’une suspicion de dopage, la preuve étant apportée sur l’échantillon B. Il conviendrait donc de s’interroger sur les capacités des instances dirigeantes et de contrôle à préserver le secret avant toute confirmation par analyse du second échantillon. Il y a vraiment de grandes questions à se poser lorsque l’on voit ce genre d’affaires arriver. Et ce n’est pas nouveau, puisque déjà Pedro Delgado avait été déclaré positif à un produit réfréencé sur la liste du CIO, mais différente de celle de l’UCI. Donc non valable. Pourtant les fuites avaient fait beaucoup de dégats et posé bcp de question, puisqu’en écoutant les protagonistes de l’époque, cette affaire a bien failli suspendre le Tour. Nous étions en 88…

    Quoi qu’il en soit, dans cette affaire impliquant Tyler Hamilton, même si l’annonce a été effectuée après l’échantillon A (ce qui est condamnable dans la démarche puisque pouvant nuire grandement à l’athlète dans sa carrière), il en reste tout de même une chose: la positivité du contrôle de l’échantillon B prélevé à la Vuelta. S’il ne sera pas inquiété pour celui des JO en raison d’une dégradation de l’échantillon le rendant inutilisable, il n’en sera pas de même pour celui de la Vuelta.

    J’espère au moins que, pour les instances du cyclisme et celles du dopage, ce résultat aura autant de poids et de valeur que les aveux de David Millar, qui lui avaient valu une sanction très très lourde en comparaison à celles infligées aux suisses de la Festina dans l’affaire du même nom (2 ans contre 6 mois). Attendons de voir les sanctions prises à l’encontre d’Hamilton, qui devront être exemplaires si le cyclisme veut encore retrouver une crédibilité. D’autant que l’homme n’en est pas à sa première en matière de dopage sanguin. Mais il est vrai qu’il n’y avait aucune preuve. Juste des témoignages…..

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  2. Un cycliste bronchiteux asthmatique
    Soumis le 24 septembre 2004 à 8:01 | Permalien

    pour ma part, je dirais que cette affaire, une fois de plus, montre la manière sont gérées les affaires de contrôle positif. Ce n’est pas nouveau que de voir une gestion aussi ahurissante. Comme toujours, on annonce (que ce soit volontairement ou en raison de fuites, orchestrées ou non) le résultat après analyse de l’échantillon A, sans même attendre la confirmation de l’échantillon B. Jusqu’à preuve du contraire, dans la démarche un test positif sur l’échantillon A ne tend à démontrer qu’une suspicion de dopage, la preuve étant apportée sur l’échantillon B. Il conviendrait donc de s’interroger sur les capacités des instances dirigeantes et de contrôle à préserver le secret avant toute confirmation par analyse du second échantillon. Il y a vraiment de grandes questions à se poser lorsque l’on voit ce genre d’affaires arriver. Et ce n’est pas nouveau, puisque déjà Pedro Delgado avait été déclaré positif à un produit réfréencé sur la liste du CIO, mais différente de celle de l’UCI. Donc non valable. Pourtant les fuites avaient fait beaucoup de dégats et posé bcp de question, puisqu’en écoutant les protagonistes de l’époque, cette affaire a bien failli suspendre le Tour. Nous étions en 88…

    Quoi qu’il en soit, dans cette affaire impliquant Tyler Hamilton, même si l’annonce a été effectuée après l’échantillon A (ce qui est condamnable dans la démarche puisque pouvant nuire grandement à l’athlète dans sa carrière), il en reste tout de même une chose: la positivité du contrôle de l’échantillon B prélevé à la Vuelta. S’il ne sera pas inquiété pour celui des JO en raison d’une dégradation de l’échantillon le rendant inutilisable, il n’en sera pas de même pour celui de la Vuelta.

    J’espère au moins que, pour les instances du cyclisme et celles du dopage, ce résultat aura autant de poids et de valeur que les aveux de David Millar, qui lui avaient valu une sanction très très lourde en comparaison à celles infligées aux suisses de la Festina dans l’affaire du même nom (2 ans contre 6 mois). Attendons de voir les sanctions prises à l’encontre d’Hamilton, qui devront être exemplaires si le cyclisme veut encore retrouver une crédibilité. D’autant que l’homme n’en est pas à sa première en matière de dopage sanguin. Mais il est vrai qu’il n’y avait aucune preuve. Juste des témoignages…..

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  3. Un cycliste bronchiteux asthmatique
    Soumis le 24 septembre 2004 à 8:01 | Permalien

    pour ma part, je dirais que cette affaire, une fois de plus, montre la manière sont gérées les affaires de contrôle positif. Ce n’est pas nouveau que de voir une gestion aussi ahurissante. Comme toujours, on annonce (que ce soit volontairement ou en raison de fuites, orchestrées ou non) le résultat après analyse de l’échantillon A, sans même attendre la confirmation de l’échantillon B. Jusqu’à preuve du contraire, dans la démarche un test positif sur l’échantillon A ne tend à démontrer qu’une suspicion de dopage, la preuve étant apportée sur l’échantillon B. Il conviendrait donc de s’interroger sur les capacités des instances dirigeantes et de contrôle à préserver le secret avant toute confirmation par analyse du second échantillon. Il y a vraiment de grandes questions à se poser lorsque l’on voit ce genre d’affaires arriver. Et ce n’est pas nouveau, puisque déjà Pedro Delgado avait été déclaré positif à un produit réfréencé sur la liste du CIO, mais différente de celle de l’UCI. Donc non valable. Pourtant les fuites avaient fait beaucoup de dégats et posé bcp de question, puisqu’en écoutant les protagonistes de l’époque, cette affaire a bien failli suspendre le Tour. Nous étions en 88…

    Quoi qu’il en soit, dans cette affaire impliquant Tyler Hamilton, même si l’annonce a été effectuée après l’échantillon A (ce qui est condamnable dans la démarche puisque pouvant nuire grandement à l’athlète dans sa carrière), il en reste tout de même une chose: la positivité du contrôle de l’échantillon B prélevé à la Vuelta. S’il ne sera pas inquiété pour celui des JO en raison d’une dégradation de l’échantillon le rendant inutilisable, il n’en sera pas de même pour celui de la Vuelta.

    J’espère au moins que, pour les instances du cyclisme et celles du dopage, ce résultat aura autant de poids et de valeur que les aveux de David Millar, qui lui avaient valu une sanction très très lourde en comparaison à celles infligées aux suisses de la Festina dans l’affaire du même nom (2 ans contre 6 mois). Attendons de voir les sanctions prises à l’encontre d’Hamilton, qui devront être exemplaires si le cyclisme veut encore retrouver une crédibilité. D’autant que l’homme n’en est pas à sa première en matière de dopage sanguin. Mais il est vrai qu’il n’y avait aucune preuve. Juste des témoignages…..

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  4. STF le patineur
    Soumis le 24 septembre 2004 à 11:28 | Permalien

    Est-ce que la Flamme rouge devrait suivre la même approche pour Lance Armstrongm c-à-d, d’attendre d’avoir des preuves irréfutables avant de le mettre au bôcher.

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  5. STF le patineur
    Soumis le 24 septembre 2004 à 11:28 | Permalien

    Est-ce que la Flamme rouge devrait suivre la même approche pour Lance Armstrongm c-à-d, d’attendre d’avoir des preuves irréfutables avant de le mettre au bôcher.

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  6. STF le patineur
    Soumis le 24 septembre 2004 à 11:28 | Permalien

    Est-ce que la Flamme rouge devrait suivre la même approche pour Lance Armstrongm c-à-d, d’attendre d’avoir des preuves irréfutables avant de le mettre au bôcher.

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  7. erickk
    Soumis le 27 septembre 2004 à 12:45 | Permalien

    @lebronchiteux : la différence de la suspension à mon avis s’explique par la ratification du code AMA qui uniformise à 2 ans dans tous les sports.

    @STF : je te donne pas tort, sauf qu’il convient de garder en mémoire que nous sommes les invités de LaFlammeRouge et libre à lui d’encenser un bibendum rose et de descendre un “TexanArrogant”

    En revanche pour les infos ou soi-disants infos, je suis tout de même d’accord même si je me montre intraitable sur ces tricheurs qui nous prennent pour des cons, on devrait – on DOIT – révèler qu’il y a un cas de dopage dans telle épreuve. Point. A charge aux autorités de faire une enquête discrète si possible pour prendre l’athlète en flag’ et ce même avec une méthode digne des Stups… Mais on ne doit pas citer un athlète avant d’avoir une preuve valide. Ce n’est pas même pas qu’une question de droit de l’homme (la fameuse présemption d’innocence hypocrite) mais plutôt de ne pas ridiculiser la lutte antidopage.

    L’AMA est grande maintenant et la lutte antidopage a ses lettres de noblesse : il faut maintenant être professionel.

    Quant aux retentissants ratés d’autrefois, je plaide pour que outre une cellule scientifique de veille technologique en mesure de rechercher des mesures pharmaceutiques innovantes en même temps que les tricheurs, il est indispensable de se doter d’une force solide en matière d’avocats spécialisés en droit pour bétonner toutes les failles.

    erickk

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  8. erickk
    Soumis le 27 septembre 2004 à 12:45 | Permalien

    @lebronchiteux : la différence de la suspension à mon avis s’explique par la ratification du code AMA qui uniformise à 2 ans dans tous les sports.

    @STF : je te donne pas tort, sauf qu’il convient de garder en mémoire que nous sommes les invités de LaFlammeRouge et libre à lui d’encenser un bibendum rose et de descendre un “TexanArrogant”

    En revanche pour les infos ou soi-disants infos, je suis tout de même d’accord même si je me montre intraitable sur ces tricheurs qui nous prennent pour des cons, on devrait – on DOIT – révèler qu’il y a un cas de dopage dans telle épreuve. Point. A charge aux autorités de faire une enquête discrète si possible pour prendre l’athlète en flag’ et ce même avec une méthode digne des Stups… Mais on ne doit pas citer un athlète avant d’avoir une preuve valide. Ce n’est pas même pas qu’une question de droit de l’homme (la fameuse présemption d’innocence hypocrite) mais plutôt de ne pas ridiculiser la lutte antidopage.

    L’AMA est grande maintenant et la lutte antidopage a ses lettres de noblesse : il faut maintenant être professionel.

    Quant aux retentissants ratés d’autrefois, je plaide pour que outre une cellule scientifique de veille technologique en mesure de rechercher des mesures pharmaceutiques innovantes en même temps que les tricheurs, il est indispensable de se doter d’une force solide en matière d’avocats spécialisés en droit pour bétonner toutes les failles.

    erickk

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  9. erickk
    Soumis le 27 septembre 2004 à 12:45 | Permalien

    @lebronchiteux : la différence de la suspension à mon avis s’explique par la ratification du code AMA qui uniformise à 2 ans dans tous les sports.

    @STF : je te donne pas tort, sauf qu’il convient de garder en mémoire que nous sommes les invités de LaFlammeRouge et libre à lui d’encenser un bibendum rose et de descendre un “TexanArrogant”

    En revanche pour les infos ou soi-disants infos, je suis tout de même d’accord même si je me montre intraitable sur ces tricheurs qui nous prennent pour des cons, on devrait – on DOIT – révèler qu’il y a un cas de dopage dans telle épreuve. Point. A charge aux autorités de faire une enquête discrète si possible pour prendre l’athlète en flag’ et ce même avec une méthode digne des Stups… Mais on ne doit pas citer un athlète avant d’avoir une preuve valide. Ce n’est pas même pas qu’une question de droit de l’homme (la fameuse présemption d’innocence hypocrite) mais plutôt de ne pas ridiculiser la lutte antidopage.

    L’AMA est grande maintenant et la lutte antidopage a ses lettres de noblesse : il faut maintenant être professionel.

    Quant aux retentissants ratés d’autrefois, je plaide pour que outre une cellule scientifique de veille technologique en mesure de rechercher des mesures pharmaceutiques innovantes en même temps que les tricheurs, il est indispensable de se doter d’une force solide en matière d’avocats spécialisés en droit pour bétonner toutes les failles.

    erickk

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